Comment apprécier les petits plaisirs de la vie

Plusieurs semblent se demander comment je fais pour dépenser aussi peu. Comment ça se fait que je ne sente pas le besoin de « me gâter un peu »? Après tout, on ne peut pas continuellement faire des sacrifices comme ça s’en sentir de la privation. N’est-ce pas?

Peut-être avez-vous déjà été l’objet de ce genre de discours?

Personnellement, j’ai une explication en deux temps.

Premièrement, je suis une personne extrêmement rationnelle. Genre, Spock c’est mon frère spirituel.

Ainsi, il est tout à fait logique pour moi de faire des « sacrifices » maintenant, en sachant qu’ils me rapporteront exponentiellement plus dans le futur. Dans cette optique, je n’ai aucun intérêt à déroger de mon plan.

Par exemple, pourquoi dépenserais-je 1 000 $, soit 38 heures de travail après impôt (à mon taux horaire), pour un gadget quelconque, alors que je peux en acheter un usagé à une fraction du prix, puis investir la balance? La somme investie, après plusieurs années de rendements composés, pourra payer bien plus qu’un gadget à obsolescence programmée.

Sinon, outre mon cerveau de vulcain, ce qui me permet d’être heureuse dans mon mode de vie frugal, c’est de pratiquer la gratitude au quotidien.

Autrement dit, j’ai de la reconnaissance pour les choses simples de la vie. Vous savez, les petits bonheurs, au-delà des biens matériels. Aussi simple que ça. Je préfère apprécier ce que j’ai, plutôt que de désirer ce que je n’ai pas. Dans ce temps-là, il n’y en a pas de sentiment de privation.

Le bonheur au quotidien

Bien sûr, ma future liberté financière sera fort agréable. Mais si je ne fais qu’attendre après ça pour être heureuse, les cinq prochaines années seront misérables.

Alors entre temps, j’apprécie les petites choses de la vie.

Chaque matin, j’ai hâte de sortir du lit, en quête de ma première délicieuse gorgée de café.

Chaque livre qui m’apprend quelque chose ou me transporte dans un monde imaginaire m’emplit de satisfaction. J’affectionne par le fait même mon chat qui se blottit sur mes genoux pendant que je lis et sirote mon café.

J’apprécie de rouler en voiture accompagnée de musique, de jouer du air drums sur mon volant en écoutant In the Air Tonight ou de chanter à plein poumon. Si un moment de distraction m’empêche de pleinement vivre le meilleur bout d’une chanson, je la remets!

Je savoure chaque bouchée d’un délicieux repas que j’ai pris le temps de préparer avec plaisir.

Lors d’une randonnée à pied ou à vélo, je me délecte de l’air frais en nature, j’écoute attentivement le bruit du vent dans les feuilles et je me réjouis de la sensation du soleil sur ma peau.

Je m’emballe lors d’une conversation palpitante sur un sujet qui me passionne avec un ami, un proche ou un fidèle lecteur.

Vous remarquerez que ce sont toutes des choses bien banales du quotidien. Toutefois, si l’on ne prend pas la peine de les apprécier, quand serons-nous vraiment heureux?

Les objets ne sont pas la source de bonheur

Certes, certains éléments mentionnés plus haut requièrent certains biens matériels. Toutefois, il faut retenir que ce qui rend heureux, c’est essentiellement les expériences. Alors, il faut choisir judicieusement.

Serais-je réellement plus heureuse de faire ma lecture quotidienne dans un manoir? De faire ma randonnée sur un vélo à 10 000 $? De faire mon road trip dans une Jaguar? De regarder Star Trek sur une Smart TV 98 po 8K? De manger mon repas préféré dans un restaurant 5 étoiles?

Même si un objet pouvait augmenter mon bonheur, c’est bien rare que l’augmentation du bonheur soit proportionnelle au prix payé. Ma randonnée sur un vélo à 10 000 $ sera-t-elle vraiment dix fois plus agréable que sur un vélo à 1 000 $ ? Cent fois plus agréable que sur un vélo usagé à 100 $?

J’en doute.

Pensez à ce qui vous rend vraiment heureux dans ce que vous faites. Bien que chaque chose ait son prix, c’est rarement justifié de payer une fortune.

En fait, quand les gens dépensent une somme déraisonnable pour un bien matériel, c’est rarement par quête du bonheur. C’est souvent plus pour participer à la compétition du voisin gonflable.

Exprimer sa joie rend heureux

Je connais certaines personnes avec qui il est impossible de dire s’ils sont heureux. On dirait qu’ils sont incapables de l’exprimer. Même si, après coup, ils diront qu’ils étaient heureux, personne n’aurait pu dire. Je comprends que personne ne s’exprime de la même façon, mais je trouve ça déroutant.

Personnellement, j’ai appris qu’il ne suffit pas d’être heureux. Il faut également exprimer sa joie. J’ai d’ailleurs un ami qui me partage les bonnes choses qui lui arrivent au quotidien et combien ça le rend heureux. J’ai vite réalisé combien c’était bénéfique pour lui de le partager, et pour moi de l’entendre. J’ai adopté sa pratique. Ça peut paraître bien banal, mais maintenant je ne passe pas un repas sans dire combien ce que je mange est délicieux et combien j’apprécie mon repas. Quand je termine un excellent livre, je sens le besoin de le partager avec quelqu’un ou sur ma page Facebook. 😉

Alors, lâchez-vous lousse. Exprimez votre joie et voyez comment celle-ci devient soudainement plus tangible. D’autant plus que la bonne humeur est contagieuse. Mieux vaut propager ça, qu’un virus. 😉

Une autre belle façon d’exprimer sa joie et sa gratitude, peut-être un peu moins publiquement, c’est d’écrire un journal de gratitude. Je dois avouer que je me sentais un peu ridicule les premières fois que je l’ai fait, mais j’ai quand même décidé de faire l’exercice. Chaque soir, je réfléchissais à ma journée et je ressortais le positif et ce pour quoi j’étais reconnaissante.

En période de pandémie, laissez-moi vous dire que ça m’a permis de pleinement identifier les points positifs dans ma vie et de les apprécier. Car oui, même pendant les moments difficiles, il y a plein de bonnes choses. 🙂

Appréciez votre chance

Vous savez ce qu’il faut prendre la peine d’apprécier aussi?

Combien on est chanceux.

Oui, oui, je suis parfaitement au courant de la pandémie actuelle.

Mais, vous savez quoi? Vous n’êtes pas seul. On est tous dans le même bateau, à différents degrés.

Si vous passez votre temps à penser à combien votre situation est pire que celle d’un autre, essayez de faire l’exercice à l’inverse. Comment est-ce que votre situation est mieux que celle d’un autre? Appréciez ces aspects, plutôt que de vous concentrez sur le négatif. À force de le faire, vous verrez soudainement votre perception changer.

Le même principe s’applique sur votre situation financière. On peut très bien critiquer le fameux 1 %, ou simplement se sentir inadéquat en comparaison. Toutefois, quand on se ramène à l’échelle mondiale, il y a de bonnes chances que vous soyez plus près du 1 % que vous ne le pensiez. D’ailleurs, je vous invite à jeter un œil ici.

On ne fait pas pitié au Québec. Loin de là.

Prenez conscience de votre statut, de vos privilèges, et soyez-en reconnaissant.

Après tout, quand on se compare, on se console. Ça dépend toujours à qui on se compare.

Il n’y a pas que la destination qui compte

C’est quand on passe notre temps à se dire qu’il nous manque quelque chose pour être heureux, qu’on passe à côté du bonheur.

Quand on prend le temps d’apprécier ce qu’on a déjà, on a déjà une grosse partie du travail de fait. Ultimement, le bonheur, c’est le but d’une vie, n’est-ce pas? Cessons donc de le reporter à plus tard.

Bien sûr, comme n’importe qui, je désire certaines choses que je ne peux faire ou avoir présentement, dans le contexte actuel. Mais je vous assure… il ne s’agit pas de biens matériels. Ce que je désire, c’est de pouvoir passer du temps avec des amis et des proches, sans soucis. Je désire pouvoir inviter des amis chez moi, leur faire un délicieux repas, prendre un verre et jouer à des jeux de table.

Mais chaque chose en son temps. 🙂

Entre temps, j’aimerais connaître vos petits bonheurs au quotidien. N’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires!

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11 Comments

  1. Salut!
    Je suis intriguée concernant le journal de gratitude…mettons que je suis heureuse d’avoir des enfants en santé, je dois le mettre chaque jour? Je me sens ridicule aussi un peu, mais au meme temps je suis sure que ca pourrait me faire resentir des sentiments positifs….
    Merci!!! (J’aime bien ton blog btw ;-))

    • Oooh, merci d’avoir lu et commenté! 🙂

      Dans mon propre journal de gratitude, parfois j’écris des événements spontanés de la journée, comme souvent ce sont des thèmes récurrents. Comme j’adore manger, j’écris presque chaque jour être reconnaissante pour la bonne nourriture que j’ai mangé. Chaque semaine de publication, j’écris être reconnaissante qu’on lise mes articles. 🙂

      Il n’y a pas de façon spécifique de faire les choses, alors écrivez ce qui vous rend heureuse. Des enfants en santé? Il y a de quoi être énormément reconnaissant! 🙂

  2. Quel bel article! Merci pour toutes ces belles idées positives. C’est en effet facile de déprimer en pensant à ce qu’on ne peut plus faire.

    J’aime beaucoup la suggestion du journal des gratitudes. Je vais intégrer ça dans ma routine. Merci!

  3. Comme toi, pour moi les expériences ont bien plus de valeur que tous les gadgets matériels que je ne m’achèterai jamais. Pour moi, sortir prendre une marche tôt le matin et apprécier l’air frais et le chant des oiseaux, c’est suffisant pour me rendre heureuse. Et ça coûte nada.

    J’ai remarqué que ceux qui nous demandent (souvent sarcastiquement) comment on fait pour être heureux en dépensant si peu, ce sont souvent ceux qui ne sont jamais rassasié de leurs nouvelles bébelles. Parce que les biens matériels n’apportent du bonheur que éphémère. Ils vivent selon le regard des autres, comment les autres les perçoivent, ils ont besoin d’être mieux, d’être plus beau, d’avoir plus gros que les autres. Ils ne sont pas heureux.

    Et pour la fin de ton article, effectivement, nous sommes très chanceux. On a gagné à la loterie de la vie en naissant au Québec au lieu de dans un bunker en Afrique. On est chanceux de vivre la pandémie ici au Québec plutôt que dans un pays où la pandémie a eu pour effet que les gens ne sont même plus sûrs d’avoir un repas par jour. On n’est pas à plaindre. Savourons notre chance et comme tu dis, apprécions les petits bonheurs de la vie au quotidien. 🙂

  4. Monsieur Grognon

    26 avril 2021 at 20:07

    Un article qui m’a fait réfléchir.

    J’ai tendance à faire partie du clan de ceux pour qui il est difficile de « verbaliser leur heureusitude » (heureusité? haha), tellement que mon surnom que j’utilise ici est en fait mon vrai surnom dans la vie; ça donne une idée! Je me rends compte au fil des années que la vie est bien trop courte pour être grognon et que ce qui nous rend heureux maintenant ne sera peut-être plus là, ou à tout le moins plus le même demain … Aussi bien en profiter maintenant. Cela étant dit ; j’ai encore du chemin à faire avant de perdre mon surnom!

    Je fais aussi partie de ceux qui pensaient jusqu’à pas si longtemps que le bonheur réside entre autres dans l’accumulation de bébelles ; je dois encore me parler une fois de temps en temps mais de moins en moins souvent. La pandémie aura au moins eu un « avantage » (gros guillemets ici); en étant cloîtré chez nous, on se rend compte que vraiment, on en a en masse de bébelles / on n’en a pas vraiment « besoin » de tant de choses pour être bien chez soi et que le bonheur réside pas mal plus, en effet, dans nos interactions, nos expériences, les moments du quotidien.

    Merci pour ton blog/tes articles, je ne commente pas souvent mais c’est toujours un grand plaisir de te lire 🙂

    • Votre commentaire m’a fait chaud au cœur. Merci pour ce partage, de me lire et d’avoir pris un instant pour commenter!

      Vous ne me semblez pas du tout grognon, en tout cas. Je crois que vous êtes sur la bonne voie. 🙂

  5. Tu touches un point lorsque tu dis prendre le temps de vivre et d’apprécier les petits moments de la vie, la gratitude quoi! Je devrais le faire plus souvent oui! Merci pour cet article ! ☺️👌Merci la vie !

  6. Hello Save Long and Prosper !

    Tu sais, je viens de m’inscrire au service de bibliothèque de ma ville et mon premier livre que j’ai loué (numériquement) est sur le Slow living ( À go, on ralenti!). Je n’ai que commencé les premières pages et ça m’a tout de suite rejoint.

    Puis, je lis cet après-midi ton article et carrément, tu pratiques cet art d’apprécier et surtout, de vivre dans le moment présent. J’ai perdu malheureusement cet essence depuis quelques mois, embourbée dans le chaos du travail et de la pandémie. Lire sur le sujet m’a fait prendre conscience de bien des choses, déjà ;).

  7. private_lili

    7 mai 2021 at 09:11

    Ton article m’a fait beaucoup réfléchir cette semaine. J’adhère beaucoup à la philosophie des petits bonheurs, et de profiter des petites choses pour bâtir une vie heureuse. Le fou rire de ma flle de 3 ans qui raconte sa première blague, dont elle est si fière. Se déhancher sur Bleu Jean Bleu en hachant mes oignons. Le soleil qui nous réchauffe pendant une marche printanière vers la bibliothèque.
    MAIS je réalise également que dans tous les exemples qu’on donne et qu’on reçoit, il y a tellement peu de moments tirés de notre vie professionnelle! Et pourtant, on y passe entre 7 et 12 heures par jour! De là l’urgence de s’intéresser au FIRE, mais aussi, j’en retiens que je dois trouver ces petits bonheurs, sinon nous avons des années misérables devant nous!
    Je me donne la mission de trouver des petits bonheurs spécifiquement liés à ma routine professionnelle, pour aider ma motivation à passer au travers des années qu’il nous reste dans la Rat Race!
    Aujourd’hui, par exemple, j’ai réussi à faire rire tous mes nouveaux collègues à gorge déployée. C’était un beau moment. Nous avons également exceptionnellement mis de la musique dans le bureau, ce qui a allégé l’ambiance pour le vendredi.

    • Oh, quel beau commentaire plein de sens! J’avoue que c’est plus facile de trouver nos petits bonheurs du quotidien dans notre vie personnelle, que dans notre vie professionnelle. J’aime votre mission et je vais tenter de la suivre tout autant de mon côté. 🙂

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