CategoryDécaissement

Comment je planifie le décaissement

Bonjour!

Dans les derniers mois, vous avez été plusieurs à avoir réclamé un article sur ma stratégie de décaissement. En fait, j’avais déjà survolé le sujet dans mon article intitulé Vivre de ses revenus passifs.

Toutefois, il y a si peu de ressources sur le décaissement dans le contexte d’une retraite (très) précoce que j’ai cru pertinent d’élaborer un peu plus sur le sujet. De plus, notre ami FIRE Habits a écrit le mois dernier sur sa propre stratégie de décaissement. En y ajoutant la mienne, vous pourrez ainsi voir deux stratégies différentes pour deux situations complètement différentes.

Comme il le dit si bien dans son article, « il y a autant de stratégies de décaissements que de fiscalistes ».

Bien sûr, cette stratégie pourra très bien être amenée à changer en cours de route. On ne sait jamais ce que la vie nous réserve, après tout. Ainsi, en me basant sur mes projections en date du jour, je vous présente les grandes lignes de ma stratégie de décaissement en tant que femme célibataire sans enfants.

Avertissement

Je ne suis pas conseillère financière, fiscaliste ou spécialiste en planification de la retraite.  Je ne suis pas non plus accréditée par la loi pour émettre des recommandations financières. Cet article ne fournira aucun conseil financier.

Je tenterai seulement de vous exposer comment j’entrevois ma stratégie de décaissement pour vivre de mes placements, et ce, au meilleur de mes connaissances. Le but est d’offrir un exemple de stratégie et d’amener peut-être certains d’entre vous à réfléchir à votre propre stratégie.

Les différentes sources de revenus

Tout d’abord, le plus embêtant dans le décaissement, c’est les nombreuses sources de revenus possibles à la retraite. Ces différentes sources de revenus varient autant sur le point de vue fiscal que sur le point de vue temporel.

Voici les sources de revenus auxquelles j’aurai accès à différents moments, ainsi que leurs particularités à considérer.

REER

On connait tous bien le REER et ses grandes lignes. C’est-à-dire que les retraits sont imposables au même taux d’imposition que du revenu. Le REER offre une certaine flexibilité en n’ayant aucun plafond de retrait maximum. Toutefois, une fois le retrait fait du REER, l’espace de cotisation n’est pas récupérable. Elle disparaît à jamais.

De plus, peu importe la somme retirée, votre institution financière doit faire une retenue d’impôt à la source. Si la retenue s’est avérée trop élevée, la somme pourra être récupérée lors du prochain remboursement d’impôt. On n’aime certainement pas faire de prêt à 0 % d’intérêt au gouvernement, mais ainsi va notre merveilleux système fiscal.

Un REER peut également être transféré dans un Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR).

FERR

Si ce n’est pas déjà fait, un REER doit être transféré dans un FERR à 71 ans et un retrait annuel minimum est alors établi en fonction de l’âge. À titre d’exemple, le taux de retrait minimum à 71 ans est de 5,28 % et augmente au fil des ans. Ce taux est donc supérieur à la règle du 4 %. Comparativement à un REER,  on ne peut pas ajouter de fonds à un FERR lorsque celui-ci est établi.

Mes recherches ne m’ont pas permis de déterminer un avantage à transférer le REER en FERR dans le contexte d’une retraite précoce. En effet, vous pouvez simplement retirer les sommes du REER, sans faire de transfert dans un FERR. N’hésitez pas à me corriger si je me trompe et qu’il y a bel et bien un avantage à faire le transfert!

CRI

Ceux qui me lisent depuis un certain temps le savent : je bénéficie d’un régime de retraite à prestations déterminées (RRPD) chez mon employeur actuel. De plus, je compte faire le transfert des droits de mon régime quand je rendrai ma démission. Le transfert se fera en grande partie dans un compte de retraite immobilisé (CRI). J’ai d’ailleurs déjà fait ce genre de transfert après avoir changé d’employeur en 2018. J’aurai ainsi une somme considérable dans mon CRI.

Quelles sont les particularités à retenir de ce compte enregistré? C’est en fait assez similaire au REER. Les sommes qui y ont été transférées n’ont jamais été imposées. Elles le seront donc au moment du retrait comme du revenu.

Toutefois, la seule façon d’en retirer un revenu, c’est de transférer les sommes premièrement dans un fonds de revenu viager (FRV).

FRV

Au Québec, nous sommes assez chanceux. En effet, il n’y a aucun âge minimum requis pour transférer son CRI dans un FRV. Je comprends toutefois que ce n’est pas aussi simple pour les autres provinces ou pour les régimes de retraite à compétence fédérale. Heureusement, ce n’est pas mon cas.

Ainsi, après le transfert, on peut retirer un des deux types de revenus possibles du FRV.

Revenu viager :

Ce qu’il faut essentiellement retenir du revenu viager, c’est qu’il est sujet à un maximum autorisé chaque année. Le maximum est calculé en fonction de l’âge, du solde du FRV et du taux de référence fixé chaque année pour les FRV (6% en 2021). L’idée derrière ça, c’est que le revenu viager doit durer jusqu’au décès.

Ainsi, ce type de revenu a beaucoup plus de limitations que le REER.

Revenu temporaire :

Le revenu temporaire, quant à lui, offre plus de flexibilité. En effet, il permet de faire des retraits jusqu’à 40 % de la valeur du MGA, soit 24 640 $ en 2021. Une demande spécifique doit être faite chaque année à son institution financière pour en bénéficier.

Pour s’y qualifier, Retraite Québec précise qu’il faut satisfaire aux deux conditions suivantes :

  • Posséder un seul FRV;
  • Le montant brut des autres revenus des 12 mois qui suivent la demande de revenu temporaire ne doit pas dépasser 40 % du MGA pour l’année de la demande.

Également, comme le REER, le CRI doit être transféré obligatoirement dans un FRV à 71 ans au plus tard et est sujet à un retrait annuel minimum établi en fonction de l’âge.

Dans ma situation, je devrais être éligible au revenu temporaire comme mes revenus bruts totaux ne devraient pas dépasser 40 % du MGA. J’aurai donc plus de flexibilité que si je n’avais accès qu’au revenu viager.

Retraite Québec offre d’ailleurs un calculateur qui donne une idée de quel revenu il est possible d’obtenir de son FRV.

CELI

On connait tous le CELI, ce véritable cadeau du gouvernement.

Après y avoir cotisé des sommes ayant déjà été imposées, les retraits et tous rendements de placements ne sont pas sujets à imposition.

Ainsi, il n’y a aucun inconvénient à laisser son CELI fructifier le plus longtemps possible. Le CELI offrira un revenu de retraite non imposable. Laissez-moi reformuler :

Plus on laisse le CELI croître, plus on aura de revenus non imposables.

De plus, contrairement au REER, tout retrait du CELI libère de l’espace de cotisation pour l’année suivante. Autrement dit, si vous retirez 10 000 $ de votre CELI une année, vous pourrez remettre ce 10 000 $ l’année suivante.

À cela s’ajoute également le nouveau plafond annuel. En 2021, cela représentait un nouveau 6 000 $ de cotisation supplémentaire au CELI. Bien sûr, ceci pourrait être amené à changer si le gouvernement fédéral réalise à quel point le CELI est une arme de destruction fiscale massive. 😉

Compte non enregistré

Les comptes non enregistrés n’ont pas de minimum ou de maximum de retrait. Ils permettent de toucher différents revenus de placements, qui sont sujets à différentes règles d’imposition. D’ailleurs, notre ami Felipe en fait la description parfaite dans ce vidéo (anglais). Essentiellement, voici ce qu’il faut retenir.

Dividendes

Les dividendes ont un traitement fiscal préférentiel grâce aux crédits d’impôt. Les dividendes d’actions canadiennes sont encore moins imposés. Les crédits d’impôt sont en fait si généreux, qu’en l’absence d’autre revenu, une personne seule peut recevoir jusqu’à près de 50 000 $ de dividendes sans payer un seul dollar d’impôt. Il faut se rappeler aussi que les dividendes sont sujets à imposition dès la distribution, même si on compte les réinvestir.

Certains FNB sont conçus pour ne verser aucun dividende. Ce genre de FNB simplifie donc cet aspect fiscal.

Gains en capital

Le gain en capital, ou profit réalisé lors de la vente d’un titre, est imposé de façon préférentielle. En effet, le taux d’inclusion au revenu est de 50 % seulement. Pour le moment, du moins. 

À titre d’exemple, un titre acheté à 100 $ puis vendu à 120 $ représente un gain réalisé de 20 $. Toutefois, seulement 50 % de ce gain, donc 10 $, sera sujet à imposition.

L’avantage majeur de ce type de revenu, c’est qu’il doit être déclaré uniquement quand le gain est réalisé, c’est-à-dire quand le titre a été vendu. Il y a donc moyen de différer ce gain en capital autant de temps qu’il sera nécessaire.

Intérêts

Le revenu d’intérêts est le type de revenu de placements le moins efficace d’un point de vue fiscal.  En effet, les revenus d’intérêts sont entièrement imposés au même taux d’imposition que du revenu.

Il faut se souvenir que seules les obligations produisent des revenus d’intérêts. Considérant l’imposition beaucoup moins avantageuse de ce type de revenu, mieux vaut garder ses obligations dans un compte enregistré.

Régimes de retraite publics

Maintenant, les différentes sources de revenus auquel j’aurai droit à l’âge traditionnel de la retraite ne doivent pas être négligées. Je parle bien sûr des régimes de retraite publics comme le Régime de rentes du Québec (RRQ) et la Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV).

RRQ

La rente du RRQ est établie en fonction des revenus de travail sur lesquels on a cotisé. Ainsi, il est difficile d’estimer à quoi ressemblera ces montants dans plusieurs années, voire décennies. Cependant, la RRQ donne accès à nos propres relevés de participation sur ce site. Dans la section 3, on y retrouve le « montant actuel mensuel ». Ce montant représente une estimation de la rente de retraite à l’âge indiqué, si aucun autre revenu de travail n’est ajouté d’ici là.

Ce dont il faut surtout se souvenir, c’est que le RRQ prévoit des sommes imposables qui peuvent être accessibles dès l’âge de 60 ans. De 60 à 70 ans, le montant de la rente varie énormément.

PSV et SRG

Contrairement au RRQ, le montant de la PSV est établi en fonction du nombre d’années où l’on a habité au Canada après l’âge de 18 ans.

En dollars de 2021, le montant mensuel maximum de PSV est de 615,37 $ (ou 7 384,44 $ par année). Ces sommes sont imposables. On peut commencer à la recevoir dès l’âge de 65 ans, mais elle peut être reportée jusqu’à 70 ans. Tout comme le RRQ, plus on reporte, plus le paiement de pension sera élevé.

Si le revenu net individuel excède 79 845 $ (incluant les prestations de la PSV), une partie de la PSV doit être remboursée. Aucune pension n’est versée lorsque le revenu net excède 129 075 $.

À cela peut s’ajouter le Supplément de revenu garanti (SRG). Contrairement à la PSV, le SRG est non imposable. En dollars de 2021, toute personne célibataire ayant moins de 18 648 $ en revenu annuel imposable peut aller chercher jusqu’à 919,12 $ de plus par mois, soit 11 029,44 $ par année. De plus, l’ARC précise qu’il n’y a aucun avantage à reporter la pension quand on est admissible au SRG.

La composition du portefeuille

J’en ai précédemment parlé dans mon article sur comment investir son épargne, toutefois le sujet est toujours aussi pertinent, sinon plus, lorsque vient le moment de décaisser.

En plus de choisir une répartition d’actifs avec laquelle on est confortable, il est important de mettre les bonnes choses aux bons endroits. Il y a deux simples et bonnes raisons : le rendement et l’optimisation fiscale.

Ainsi, voyons voir les différentes particularités des principales classes d’actifs, c’est-à-dire les actions et des obligations.

Les actions

Des actions, c’est pertinent partout. C’est les actions qui permettront d’aller chercher un bon rendement à long terme et ainsi assurer la pérennité de notre fond de liberté. Peu importe la répartition d’actif choisie, votre portefeuille a de grandes chances de contenir une part importante d’actions. Toutefois, le compte où prioriser les actions demeure le CELI. C’est où on veut un maximum de rendement.

Il y a historiquement une différence de rendement entre les actions internationales et les actions canadiennes. Ainsi, il serait pertinent de concentrer la portion plus performante (internationales) dans le CELI et la portion moins performante (canadiennes) dans le REER/CRI.

Les obligations

On se souvient que les obligations offrent plus de stabilité, mais ralentissent nécessairement le rendement. En plus de ça, elles produisent un revenu de placement plus lourdement imposé. Le choix logique revient donc à garder ses obligations dans le REER/CRI. À moins de détenir un FNB d’obligations sans distribution, il n’y aucun avantage à en garder dans un compte non enregistré.

Le CELI est le dernier endroit où détenir des obligations. On ne veut surtout pas ralentir le rendement du CELI et amputer notre futur revenu non imposable.

Mon futur portefeuille

Considérant tout ce qui précède, j’ai fait des projections pour avoir une idée de mon portefeuille au moment du décaissement. Comme je l’expliquais dans un article précédent, j’aurai gardé suffisamment d’espace REER pour absorber l’excédent de mon RRPD. Ainsi, une fois le transfert des droits fait, mon portefeuille devrait ressembler à ceci :

CompteMontantProportionFNBTraitement fiscal
REER/CRI260 000 $61 %XEQT et
ZAG
Imposable
CELI125 000 $30 %ZGQNon imposable
Non-enregistré40 000 $9 %HGRO50 % du gain en capital
Total425 000 $

Présentement, j’investis à 100 % en actions dans mes placements (ZGQ et XEQT). Je favorise d’aller chercher le plus de rendement possible en phase d’accumulation. Toutefois, quand j’approcherai le moment de décaisser, je pense faire la transition vers environ 90 % en actions et 10 % en obligations.

Ainsi, comme le REER et le CRI agissent de façon assez similaire, on parle donc d’un gros 61 % de mon portefeuille sujet à être imposé comme du revenu. J’y détiendrai mon 10 % en obligations (ZAG), vu le traitement fiscal peu avantageux du revenu sur les intérêts. Également, tant qu’à détenir des obligations et ralentir mon rendement, je préfère qu’ils ralentissent mes comptes les plus sujets à être imposés. J’y concentrerai également mon home country bias (XEQT).

Le CELI, représentera environ 30 % de mon portefeuille, et pourra offrir un revenu non imposable. Il sera investi à 100 % en actions internationales (ZGQ) afin de lui permettre de croître autant que possible. On se souvient qu’il n’y a aucun désavantage à avoir un gros CELI. 🙂

Le compte non enregistré, quant à lui, représentera un maigre 9 % de mon portefeuille. En détenant uniquement un FNB à 100 % d’actions sans distribution (HGRO), seul le gain en capital sera imposable. Le traitement fiscal sera donc bien plus avantageux que le REER/CRI.

Ma stratégie de décaissement

Gardons en tête que le système d’imposition canadien est un système progressif, ce qui signifie que les faibles revenus sont imposés à un taux moins élevé que les revenus élevés. Plus vous retirez de revenus imposables, plus vous payez d’impôt.

Il faut donc soigneusement s’assurer de ne pas recevoir trop de revenu imposable en même temps. Il faut garder en tête que le RRQ et la PSV seront imposables plus tard. En même temps, il faut considérer que le REER/CRI devra être obligatoirement transféré dans un FERR/FRV à 71 ans et sera sujet à un retrait minimum prédéfini (assurément plus élevé que 4 %).

Ainsi, je vois le décaissement en deux temps.

Avant 65 ans

Rappelons-nous que le REER/CRI est imposé le plus lourdement, que le non enregistré est imposé plus avantageusement et que le CELI n’est pas du tout imposé.

Considérant ceci, je prioriserais le décaissement de mes deux comptes les plus lourdement imposés, c’est-à-dire mon REER et mon CRI, et ce, dès le départ. Comme je vise une retraite frugale, mes retraits tourneraient autour du montant personnel de base. Le reste, si nécessaire, pourrait provenir du compte non enregistré. Ainsi, je payerais très peu d’impôt, même en faisant des retraits de mon compte le plus lourdement imposé.

Je pourrais également lentement transférer des sommes de mon compte non enregistré vers le CELI, si nous continuons à avoir de nouveaux espaces de cotisations chaque année.

De cette façon, je retarderais les retraits du CELI le plus tard possible. Entre temps, celui-ci continuerait de croître avec un FNB à haut rendement. Quand viendrait le temps de le décaisser, c’est-à-dire une fois que le REER/CRI serait entièrement épuisé, le CELI pourrait offrir un revenu à 100 % libre d’impôt. Ceci tomberait bien, car viendront inévitablement les revenus imposables des régimes publics.

Après 65 ans

Il est bien difficile d’estimer le montant du ma rente futur du RRQ, comme j’ai l’intention de cesser d’y contribuer longtemps avant d’y avoir droit. À l’éternelle question à savoir à quel âge je sortirai ma RRQ et ma PSV, je suis encore moins décidée. Pour la forme, disons 65 ans. Peu importe l’âge et la somme, ce sera tout de même une forme de revenu imposable.

Ainsi, si j’ai déjà complètement épuisé le REER/CRI et mon compte non enregistré, il ne me resterait qu’une seule autre source de revenus à ce moment-là. Le CELI serait alors une source de revenu entièrement non imposable.

Ainsi, dans l’absence d’autres revenus imposables, les sommes du RRQ et de la PSV seront plus favorablement imposées (ou pas du tout). De plus, j’aurai très possiblement accès au SRG. Ces revenus supplémentaires des régimes publics devraient alors me permettre de diminuer légèrement mes retraits de mon CELI à moins de 4 % par année. Ceci devrait assurer encore plus la pérennité de mes placements.

La stratégie inverse

Pour plusieurs, décaisser un REER à 35 ans, c’est un sacrilège. Pourtant, il s’agit vraiment de la façon la plus optimale de décaisser, maintenant que le CELI fait partie de la game.

Imaginez la stratégie inverse.

Tout d’abord, je commencerais par décaisser uniquement mon CELI. Ainsi, je profiterais d’un revenu non imposable pendant peut-être 10-15 ans à peine, avant que le compte soit entièrement épuisé.

Par la suite, il ne me resterait que des comptes sujets à imposition. De plus, pendant que je liquiderais mon CELI, le REER/CRI et le compte non enregistré continueraient de croître. À cela s’ajouterait l’accumulation d’un passif fiscal. Finalement, je commencerais à les décaisser seulement vers 45-50 ans.

À cela s’ajouteraient les revenus imposables des régimes publics vers 65 ans. À 71 ans, le REER/CRI devrait obligatoire être transféré en FERR/FRV et serait sujet à un retrait minimum de 5,28 % et plus par année. Si la somme de tous ces revenus imposables s’avérait assez élevée, je n’aurais pas droit au SRG et je serais plus lourdement imposée.

Ne vaudrait-il pas mieux d’étaler mes revenus imposables sur toute la durée de la retraite?

À cet égard, Pierre-Yves McSween parle de la stratégie d’amortissement ou l’art d’étaler ses retraits d’un REER pour réduire son impôt dans le chapitre 17 de Liberté 45 intitulé La liberté fiscale (ou presque). Je vous en recommande fortement la lecture.

Décaisser pendant une apocalypse

Bien sûr, il faut prévoir aussi quelques stratégies en cas de catastrophe. Que ce soit un pépin dans sa vie personnelle ou un effondrement des marchés boursiers, il faut savoir adapter sa stratégie de décaissement.

Personnellement, je ne crois pas au fait de garder l’équivalent de plusieurs années de dépenses en argent. Présentement, en phase d’accumulation, je n’ai pas même de fonds d’urgence. À cet égard, cet article me rejoint beaucoup.

Toutefois, une fois rendue au décaissement, je garderai possiblement 3-6 mois de dépenses en argent, tout au plus, mais certainement pas l’équivalent de plusieurs années. Ce petit fonds d’urgence pourra être utile en cas de correction pour éviter de vendre à perte dans l’immédiat.

En cas de bear market pendant le décaissement, je favoriserais plutôt la vente d’obligations, plutôt que de vendre des actions à perte. Considérant que je devrais avoir 10 % de mon portefeuille en obligations, ça représente environ 2 ans et demi de dépenses annuelles.

Je n’écarte également pas la possibilité de diminuer encore plus mes dépenses, ou simplement de travailler. Il n’y a aucune honte à ça. 😉

Les dividendes que je recevrai dans mon CELI et REER/CRI représenteraient également du revenu qui ne nécessiterait pas de vendre à perte. Ainsi, au lieu de les réinvestir pendant un marché baissier, je pourrais les utiliser pour couvrir mes dépenses.

Voici un bref survol, que j’avais même déjà abordé auparavant, mais qui pourrait nécessiter un article à lui seul éventuellement. 🙂

Conclusion

Voilà donc comment j’entrevois ma stratégie de décaissement avec les données que j’ai actuellement. Je suis bien consciente que 1 001 choses peuvent changer d’ici là. Toutefois, pour atteindre un objectif dans la vie, il faut planifier. Un objectif sans plan, c’est du rêve. On planifie avec les éléments connus, et on ajuste au fur et à mesure.

If you fail to plan, you are planning to fail.

– Benjamin Franklin

Je ne suis pas une professionnelle et il y a assurément des éléments que j’ai oublié ou négligé de prendre en considération. N’hésitez pas à me faire part de ce que j’aurais pu oublier. Toutefois, considérant le manque de ressources sur le sujet, il est pertinent de lancer la conversation et d’échanger.

Avez-vous pensé à votre propre stratégie de décaissement? 🙂

Vivre de ses revenus passifs

Et voilà le cinquième et dernier billet sur les étapes vers l’indépendance financière. Il faut bien que tous ces efforts portent fruit ! Après avoir réduit nos dépenses, augmenté nos revenus, épargné la différence puis investi notre épargne, on arrive assurément quelque part, pas vrai?

Bien sûr, vous l’aurez compris, ce plan n’est pas un get-rich-quick scheme.  C’est un plan de longue haleine. On doit appliquer ces principes et maintenir une discipline sur plusieurs années. En revanche, ça représentera aussi plusieurs années en moins à être prisonnier du 9 à 5. Le jeu en vaut la chandelle, mais il faut s’armer de patience et garder le cap.

Éventuellement, votre épargne, le temps et la magie des intérêts composés feront leur œuvre. Un jour, vous atteindrez le montant qui vous permettra, selon la règle du 4 % (ou autre taux de retrait que vous aurez choisi), de couvrir vos dépenses annuelles. Vous n’aurez plus besoin de travailler pour subvenir à vos besoins.

Si vous continuez de travailler, ce sera parce que vous le désirez, et non parce que vous le devez.

Bye-bye, boss!

Personne ne gère cette étape vers l’indépendance financière et la retraite précoce de la même façon. Cependant, trois types de personnes sortent du lot :

  • Les pressés n’attendront pas d’atteindre leur chiffre magique à la cenne près. Ceux-ci remettront leur démission dès que possible. Ils trouveront des alternatives pour pallier au manque pour couvrir leurs dépenses. On pourrait même les appeler semi-retraités.
  • Les patients attendront d’atteindre leur chiffre magique pour s’assurer que toutes leurs dépenses soient couvertes. Ils n’auront plus à penser à travailler pour de l’argent. Plus jamais.
  • Les anxieux, eux,  seront plus craintifs de donner leur démission. Et si ça ne fonctionne pas? Et s’ils manquent d’argent? Et si une catastrophe déraille leur plan? Peut-être serait-il mieux de travailler une année de plus, au cas?

Êtes-vous capable de vous retrouver dans une de ces situations?

Peu importe l’attitude que vous aurez, ne perdez pas de vue toute la liberté que l’accumulation de richesse vous apportera.

On fait quoi en cas de catastrophe?

J’ai la conviction que si vous avez la débrouillardise, la discipline et la volonté d’atteindre la liberté financière, vous saurez jongler avec les aléas de la vie de jeune retraité. Cependant, pour les anxieux, il est important de mettre certains systèmes en place pour s’assurer que le plan fonctionne sans accroc.

On ne veut surtout pas d’une correction boursière immédiatement après avoir quitté son emploi. Malheureusement, ça peut arriver. Si votre portefeuille chute de 30 %, vous n’aurez techniquement plus l’équivalent de 25 fois vos dépenses annuelles. Votre pactole risque de s’écouler plus rapidement que prévu.

Il faut donc prévoir le coup avant de « tirer la plogue », puis savoir gérer la crise.

Des pistes de solutions

Alors pour les anxieux, voici quelques stratégies à considérer :

Comment prévenir la crise :

  • Choisir un taux de retrait plus « sécuritaire » que 4 %;
  • Revoir la composition du portefeuille (ratio actions/obligations);
  • Bâtir un fond d’urgence;
  • Construire un Yield Shield, qui implique de faire pivoter son portefeuille vers certains titres pour en retirer plus de dividendes pendant les premières années. Ainsi, les dividendes pourront couvrir une plus grande partie des dépenses annuelles et éviteront les ventes à perte pendant une correction boursière.

Comment gérer la crise :

  • Réduire ses dépenses autant que possible (le plus près de 4 % de la nouvelle valeur du portefeuille);
  • Travailler temporairement;
  • Passer la tempête dans un pays où le coût de la vie est moindre (ou comme le disent les auteurs de Millennial-Revolution : “If shit hits the fan, we’re going to Thailand”);
  • Éviter de vendre des actions à perte (sell low) et favoriser la vente d’obligations et le retrait de dividendes pour couvrir les dépenses.

Bien sûr, rien n’est jamais blanc ou noir. Il y a évidemment des opinions divergentes sur le sujet. Notamment, le planificateur financier et comptable fiscaliste Ed Rempel remet tous ces concepts conventionnels de la retraite en question dans cet article et offre des stratégies alternatives. 🙂

Si l’idée de donner votre démission et de vivre de vos investissements vous angoisse, même si les calculs sont bons, à vous de prévoir le coup et de vous assurer d’avoir l’esprit tranquille pour faire le grand saut!

En cas de panique, lisez ces paroles pleines de sagesse :

Chaque énigme a sa solution. C’est mathématique. Le tout est de la trouver.

– Capitaine Jean-Luc Picard

Les cadeaux de nos gouvernements

On a maintenant établi un plan à toute épreuve. Nos placements généreront des revenus suffisants pour couvrir nos dépenses pour toujours. Il y a aussi certaines choses intéressantes à ne pas négliger.

Peu importe votre âge à l’indépendance financière (et/ou retraite précoce), vous aurez accès à certains crédits d’impôt remboursables, à condition d’avoir des revenus imposables suffisamment bas.

En 2020, le maximum annuel qu’on peut obtenir du Crédit fédéral pour la TPS/TVH est de 443,00 $ et le maximum du Crédit provincial d’impôt pour solidarité est de 1 015,00 $. On parle donc d’un total de 1 458 $ par année. 

Pour générer soi-même ce montant en revenus passifs, ça représente 36 450 $ (1 458 $ x 25) en placements!

Ça ne veut pas dire de se fier là-dessus pour financer sa retraite, mais on peut le voir comme un « bonus » non négligeable.

On ne se fera pas de cachette, nos gouvernements sont très généreux. Ils sont particulièrement généreux avec les familles.

En tant que célibataire sans enfant, je ne suis pas la mieux placée pour exposer l’avantage qu’un faible revenu imposable peut avoir sur les différentes aides gouvernementales aux familles. Cependant, cet article détaillait bien comment l’auteur de Se payer en premier y tire son épingle du jeu.

Les régimes de retraite publics

Maintenant, les différentes sources de revenus auquel vous aurez droit à l’âge traditionnel de la retraite ne seront pas non plus à négliger. Je parle bien sûr du Régime de rentes du Québec (RRQ) et de la Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV).

Il est difficile d’estimer à quoi ressemblera ces montants dans plusieurs années, voire décennies. Cependant, la RRQ offre la consultation de notre propre relevé de participation sur son site. Dans la section 3, on y retrouve le montant actuel mensuel. Ce montant représente une estimation de la rente de retraite que vous recevrez à l’âge indiqué, s’il n’y a pas d’autres revenus de travail qui s’ajoutent à ceux déjà inscrits d’ici là.

Le simulateur SimulR est également un outil fort intéressant qui permet de voir à quoi pourraient ressembler les sommes du RRQ et de la PSV aux différents âges possibles (60, 65 ou 70 ans).

En dollars de 2020, le montant mensuel maximum de PSV est de 614,14 $, ou 7 369,68 $ par année. À cela peut s’ajouter le Supplément du revenu garanti (SRV). Toute personne célibataire ayant moins de 18 624 $ en revenu annuel imposable peut aller chercher jusqu’à 917,29 $ de plus par mois, soit 11 007,48 $ par année.

Ainsi, oui, vos placements doivent financer votre retraite pour le restant de vos jours, mais dès l’âge de 60 ans (RRQ) ou 65 ans (PSV), vous aurez la possibilité d’avoir d’autres sources de revenus. À ce moment-là, vous pourriez réduire les retraits de vos placements, car vos dépenses seront maintenant couvertes en partie par ces revenus.

Si vous avez besoin de retirer 4 % de vos placements pendant seulement la moitié de votre retraite, cela favorise les chances que vos placements survivent à votre retraite précoce. 🙂

À moins qu’avec vos pensions, vous choisissiez de dépenser plus. 😉

Encore de l’optimisation fiscale

C’est notamment les différentes sources de revenus mentionnés précédemment qui rendent l’optimisation fiscale si pertinente dès les premiers décaissements.

L’étape du décaissement est un sujet excessivement complexe, qui requiert beaucoup de planification et qui n’a pas de one size fits all. Considérant que je n’ai pas encore atteint l’indépendance financière moi-même, je ne suis pas la mieux placée pour vous dire quoi faire. Cependant, je tiens à vous détailler certaines notions fiscales que je considère comme essentielles.

Dans mon article précédent, j’ai mentionné qu’il était fiscalement avantageux de choisir l’ordre de maximisation des comptes enregistrés. Il sera tout aussi judicieux de bien choisir l’ordre du décaissement, et ce, pour les mêmes raisons.

Puisez dans votre REER immédiatement

On pourrait être tenté de piger dès le départ dans notre beau gros CELI afin d’en retirer un revenu non imposable. Ce serait une erreur.

Si on ne veut pas se retrouver avec une grosse facture fiscale dans le futur, il faudra commencer à décaisser le REER (et/ou CRI) dès le départ. Gardons en tête que le RRQ et la PSV seront imposables. Si on décaisse le CELI dès le départ, on garde les comptes imposables (REER, CRI, compte non enregistré) pour plus tard. Ces comptes financeront la retraite en même temps que le RRQ et la PSV. On s’exposera alors à un taux marginal d’impôt plus élevé.

Également, le REER doit obligatoirement être transféré dans un Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) à 71 ans au plus tard et un retrait annuel minimum est alors établi en fonction de l’âge. À titre d’exemple, le taux de retrait minimum à 71 ans est de 5,28 % en 2020, donc bien au-delà de la règle du 4 %. Le même principe s’applique au CRI qui doit être transféré dans un Fonds de revenus viagers (FRV). Si vous n’avez jamais retiré de sommes de ces comptes avant ce moment-là, ils seront alors bien fournis et donneront d’importants revenus imposables, auxquels s’ajouteront les revenus du RRQ et de la PSV. Conséquemment, ces revenus seront tous imposables en même temps. La facture fiscale sera salée!

Mr Jack explique parfaitement bien ces notions, à l’aide d’exemple, dans son article Accumuler, décaisser, et payer des impôts (le moins possible).

Le livre Liberté 45 de Pierre-Yves McSween aborde également le sujet dans le chapitre 17 : La liberté fiscale (ou presque). Il appelle cela la « stratégie d’amortissement ou l’art d’étaler ses retraits d’un REER pour réduire son impôt »:

La plupart des gens commencent à décaisser leur REER (c’est-à-dire à retirer de l’argent de leur compte REER) à la retraite, donc en général autour de 65 ans.

Or, à partir de 65 ans, on peut avoir d’autres sources de revenus : Sécurité de la Vieillesse, Régime de rentes du Québec (RRQ, que l’ont peut aussi retarder à 70 ans pour augmenter la rente mensuelle), une partie du régime de retraite accumulé chez un employeur, etc. Donc, plus on retire un montant important de son REER par année, plus on risque de faire monter son taux d’imposition marginal et de perdre des liquidités disponibles nettes d’impôt.

Payez peu ou pas d’impôt

Ainsi, en étalant le retrait de ses REER, il y a moyen de payer presque 0 $ en impôt. En effet, nos généreux gouvernements prévoient un montant personnel d’exemption d’impôt. En 2020, les montants sont établis ainsi :

  • Fédéral : 13 229,00 $
  • Provincial : 15 532,00 $

Ceux-ci seront amenés à augmenter au fil des années. D’ailleurs, les montants futurs au fédéral sont déjà annoncés :

  • 2021 : 13 808 $
  • 2022 : 14 398 $
  • 2023 : 15 000 $

Ainsi, si on parvient à garder son revenu imposable sous le seuil du montant personnel d’exemption, on paye 0 $ d’impôt. Par le fait même, on maximise les crédits remboursables, les allocations familiales et on touchera éventuellement le SRV à l’âge de la pension! Que du positif, n’est-ce pas?

Bien sûr, si vous projetez avoir des dépenses annuelles plus élevées que les montants personnels d’exemptions, vous aurez un minimum d’impôt à payer. Vous pouvez faire des calculs avec ce simulateur et avoir une idée de votre taux marginal d’imposition en conséquence. Vous pourriez également retirer la balance de votre CELI.

De plus, pendant qu’on vide graduellement le REER et le CRI, le CELI continue à grossir. Plus tard, celui-ci deviendra notre principale source de revenus passifs. Ces revenus seront donc non-imposable, pour toujours. Très pratique quand vient le temps de recevoir le RRQ et la PSV.

La morale de cette histoire? Ne pas faire d’optimisation fiscale, c’est laisser de l’argent sur la table. Vous vous souvenez ce que je pense de laisser de l’argent sur la table, n’est-ce pas?

Mon plan

Premièrement, vous vous demandez sûrement quel est mon « chiffre ». C’est encore un work in progress, car je dois continuer de suivre mes dépenses sur plusieurs mois (même année), pour voir une vraie tendance.

Cependant, j’estime que je serais capable de couvrir mes dépenses essentielles à la retraite avec environ 10 000 $ en dollars d’aujourd’hui. À cela s’ajouteraient des voyages et des activités en tout genre. Je veux quand même faire quelque chose de ma retraite. 😉 J’envisage donc 15 000 $ en dépenses annuelles. Avec la règle du 4 %, j’obtiens 375 000 $ (15 000 $ * 25) comme chiffre magique.

Par contre, je dois considérer l’inflation (moyenne de 2 %) dans mon calcul. Mon objectif étant mes 35 ans, au plus tard, je dois prévoir jusqu’en 2026.

  • 2021 : 15 300 * 25 = 382 500 $
  • 2022 : 15 606 * 25 = 390 150 $
  • 2023 : 15 918 * 25 = 397 950 $
  • 2024 : 16 236 * 25 = 405 900 $
  • 2025 : 16 561 * 25 = 414 025 $
  • 2026 : 16 892 * 25 = 422 300 $
  • Donc en 2026 au plus tard, j’aurais besoin de 422 300 $ en placement pour couvrir 16 892 $ en dépenses annuelles.

    Par ailleurs, ce chiffre comprendra la valeur transférable de mon RRPD que j’encaisserai après avoir donné ma démission. J’estime cette valeur autour de 100 000 $ en 2026.

    C’est à ce moment-là que je devrai commencer à décaisser mes placements. Après des années à accumuler, ça risque de faire drôle!

    À ce moment-là, je considère appliquer certaines stratégies pour optimiser le décaissement. Les voici, dans le désordre :

    • Maximiser mon rendement au long terme avec une proportion d’actions élevées;
    • Utiliser la Bucket Strategy pour les premières années;
    • Décaisser mon REER et mon CRI prioritairement jusqu’au montant personnel d’exemption;
    • Optimiser les dépenses d’habitation avec l’arbitrage géographique;
    • Optimiser les dépenses de voyages avec le Travel Hacking.

    Voilà. C’est encore très brouillon. Je vais sûrement faire un billet entier sur le sujet, car certains points sont déjà plus élaborés que d’autres dans mon plan. Présentement, je m’informe beaucoup sur des stratégies alternatives comme celles d’Ed Rempel. Donc, rien n’est coulé dans le béton. J’ai encore 6 ans devant moi pour me préparer et élaborer un plan à toute épreuve.

    Advienne que pourra

    Dites-vous que la vie d’un travailleur n’est pas non plus sans embûche. S’il faut bien tirer une leçon de 2020, c’est que personne n’est à l’abri d’une mise à pied, d’un licenciement, d’une faillite ou, bien sûr, de la maladie. Bien des gens vivent des difficultés financières importantes et doivent jongler avec ces réalités et trouver des solutions.

    La vie du retraité précoce aura également son lot d’obstacles. Si le worst-case scenario, c’est de devoir se serrer la ceinture, partir en Thaïlande (voyez ce comparateur du coût de la vie entre Québec et Chiang Mai) ou de retourner travailler temporairement, il y a définitivement pire. Tout est une question de point de vue.

    La meilleure façon de s’assurer d’un avenir financier confortable sur plusieurs décennies, c’est d’avoir un plan solide et de revoir sa stratégie régulièrement.

    Notre espèce ne saura survivre que si nous avons des obstacles à surmonter.

    – Capitaine James T. Kirk

    Cela conclut donc ma série de billets sur les étapes vers l’indépendance financière. J’espère que ça vous a plu et que vous aurez appris quelque chose! L’idée étant de vous donner un maximum d’information pour vous donner envie de passer à l’action. 🙂

    J’ai déjà une multitude d’idées pour mes prochains billets, alors stay tuned!