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Comment apprécier les petits plaisirs de la vie

Plusieurs semblent se demander comment je fais pour dépenser aussi peu. Comment ça se fait que je ne sente pas le besoin de « me gâter un peu »? Après tout, on ne peut pas continuellement faire des sacrifices comme ça s’en sentir de la privation. N’est-ce pas?

Peut-être avez-vous déjà été l’objet de ce genre de discours?

Personnellement, j’ai une explication en deux temps.

Premièrement, je suis une personne extrêmement rationnelle. Genre, Spock c’est mon frère spirituel.

Ainsi, il est tout à fait logique pour moi de faire des « sacrifices » maintenant, en sachant qu’ils me rapporteront exponentiellement plus dans le futur. Dans cette optique, je n’ai aucun intérêt à déroger de mon plan.

Par exemple, pourquoi dépenserais-je 1 000 $, soit 38 heures de travail après impôt (à mon taux horaire), pour un gadget quelconque, alors que je peux en acheter un usagé à une fraction du prix, puis investir la balance? La somme investie, après plusieurs années de rendements composés, pourra payer bien plus qu’un gadget à obsolescence programmée.

Sinon, outre mon cerveau de vulcain, ce qui me permet d’être heureuse dans mon mode de vie frugal, c’est de pratiquer la gratitude au quotidien.

Autrement dit, j’ai de la reconnaissance pour les choses simples de la vie. Vous savez, les petits bonheurs, au-delà des biens matériels. Aussi simple que ça. Je préfère apprécier ce que j’ai, plutôt que de désirer ce que je n’ai pas. Dans ce temps-là, il n’y en a pas de sentiment de privation.

Le bonheur au quotidien

Bien sûr, ma future liberté financière sera fort agréable. Mais si je ne fais qu’attendre après ça pour être heureuse, les cinq prochaines années seront misérables.

Alors entre temps, j’apprécie les petites choses de la vie.

Chaque matin, j’ai hâte de sortir du lit, en quête de ma première délicieuse gorgée de café.

Chaque livre qui m’apprend quelque chose ou me transporte dans un monde imaginaire m’emplit de satisfaction. J’affectionne par le fait même mon chat qui se blottit sur mes genoux pendant que je lis et sirote mon café.

J’apprécie de rouler en voiture accompagnée de musique, de jouer du air drums sur mon volant en écoutant In the Air Tonight ou de chanter à plein poumon. Si un moment de distraction m’empêche de pleinement vivre le meilleur bout d’une chanson, je la remets!

Je savoure chaque bouchée d’un délicieux repas que j’ai pris le temps de préparer avec plaisir.

Lors d’une randonnée à pied ou à vélo, je me délecte de l’air frais en nature, j’écoute attentivement le bruit du vent dans les feuilles et je me réjouis de la sensation du soleil sur ma peau.

Je m’emballe lors d’une conversation palpitante sur un sujet qui me passionne avec un ami, un proche ou un fidèle lecteur.

Vous remarquerez que ce sont toutes des choses bien banales du quotidien. Toutefois, si l’on ne prend pas la peine de les apprécier, quand serons-nous vraiment heureux?

Les objets ne sont pas la source de bonheur

Certes, certains éléments mentionnés plus haut requièrent certains biens matériels. Toutefois, il faut retenir que ce qui rend heureux, c’est essentiellement les expériences. Alors, il faut choisir judicieusement.

Serais-je réellement plus heureuse de faire ma lecture quotidienne dans un manoir? De faire ma randonnée sur un vélo à 10 000 $? De faire mon road trip dans une Jaguar? De regarder Star Trek sur une Smart TV 98 po 8K? De manger mon repas préféré dans un restaurant 5 étoiles?

Même si un objet pouvait augmenter mon bonheur, c’est bien rare que l’augmentation du bonheur soit proportionnelle au prix payé. Ma randonnée sur un vélo à 10 000 $ sera-t-elle vraiment dix fois plus agréable que sur un vélo à 1 000 $ ? Cent fois plus agréable que sur un vélo usagé à 100 $?

J’en doute.

Pensez à ce qui vous rend vraiment heureux dans ce que vous faites. Bien que chaque chose ait son prix, c’est rarement justifié de payer une fortune.

En fait, quand les gens dépensent une somme déraisonnable pour un bien matériel, c’est rarement par quête du bonheur. C’est souvent plus pour participer à la compétition du voisin gonflable.

Exprimer sa joie rend heureux

Je connais certaines personnes avec qui il est impossible de dire s’ils sont heureux. On dirait qu’ils sont incapables de l’exprimer. Même si, après coup, ils diront qu’ils étaient heureux, personne n’aurait pu dire. Je comprends que personne ne s’exprime de la même façon, mais je trouve ça déroutant.

Personnellement, j’ai appris qu’il ne suffit pas d’être heureux. Il faut également exprimer sa joie. J’ai d’ailleurs un ami qui me partage les bonnes choses qui lui arrivent au quotidien et combien ça le rend heureux. J’ai vite réalisé combien c’était bénéfique pour lui de le partager, et pour moi de l’entendre. J’ai adopté sa pratique. Ça peut paraître bien banal, mais maintenant je ne passe pas un repas sans dire combien ce que je mange est délicieux et combien j’apprécie mon repas. Quand je termine un excellent livre, je sens le besoin de le partager avec quelqu’un ou sur ma page Facebook. 😉

Alors, lâchez-vous lousse. Exprimez votre joie et voyez comment celle-ci devient soudainement plus tangible. D’autant plus que la bonne humeur est contagieuse. Mieux vaut propager ça, qu’un virus. 😉

Une autre belle façon d’exprimer sa joie et sa gratitude, peut-être un peu moins publiquement, c’est d’écrire un journal de gratitude. Je dois avouer que je me sentais un peu ridicule les premières fois que je l’ai fait, mais j’ai quand même décidé de faire l’exercice. Chaque soir, je réfléchissais à ma journée et je ressortais le positif et ce pour quoi j’étais reconnaissante.

En période de pandémie, laissez-moi vous dire que ça m’a permis de pleinement identifier les points positifs dans ma vie et de les apprécier. Car oui, même pendant les moments difficiles, il y a plein de bonnes choses. 🙂

Appréciez votre chance

Vous savez ce qu’il faut prendre la peine d’apprécier aussi?

Combien on est chanceux.

Oui, oui, je suis parfaitement au courant de la pandémie actuelle.

Mais, vous savez quoi? Vous n’êtes pas seul. On est tous dans le même bateau, à différents degrés.

Si vous passez votre temps à penser à combien votre situation est pire que celle d’un autre, essayez de faire l’exercice à l’inverse. Comment est-ce que votre situation est mieux que celle d’un autre? Appréciez ces aspects, plutôt que de vous concentrez sur le négatif. À force de le faire, vous verrez soudainement votre perception changer.

Le même principe s’applique sur votre situation financière. On peut très bien critiquer le fameux 1 %, ou simplement se sentir inadéquat en comparaison. Toutefois, quand on se ramène à l’échelle mondiale, il y a de bonnes chances que vous soyez plus près du 1 % que vous ne le pensiez. D’ailleurs, je vous invite à jeter un œil ici.

On ne fait pas pitié au Québec. Loin de là.

Prenez conscience de votre statut, de vos privilèges, et soyez-en reconnaissant.

Après tout, quand on se compare, on se console. Ça dépend toujours à qui on se compare.

Il n’y a pas que la destination qui compte

C’est quand on passe notre temps à se dire qu’il nous manque quelque chose pour être heureux, qu’on passe à côté du bonheur.

Quand on prend le temps d’apprécier ce qu’on a déjà, on a déjà une grosse partie du travail de fait. Ultimement, le bonheur, c’est le but d’une vie, n’est-ce pas? Cessons donc de le reporter à plus tard.

Bien sûr, comme n’importe qui, je désire certaines choses que je ne peux faire ou avoir présentement, dans le contexte actuel. Mais je vous assure… il ne s’agit pas de biens matériels. Ce que je désire, c’est de pouvoir passer du temps avec des amis et des proches, sans soucis. Je désire pouvoir inviter des amis chez moi, leur faire un délicieux repas, prendre un verre et jouer à des jeux de table.

Mais chaque chose en son temps. 🙂

Entre temps, j’aimerais connaître vos petits bonheurs au quotidien. N’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires!

L’importance de trouver son pourquoi

Après la lecture de ma série de billets sur les étapes vers l’indépendance financière, peut-être avez-vous pensé que c’est beaucoup trop de travail, d’étapes, d’efforts et de changements. Que ça demande trop de discipline. Plusieurs diront qu’il faut vivre le moment présent et penser plus tard à ce genre de choses.

Si vous vous trouvez ce genre d’excuses, alors peut-être ai-je négligé un aspect important du processus dans mes articles.

Avant d’apporter des changements importants dans sa vie, il faut tout d’abord avoir une raison de le faire. Bien sûr, je parle de viser l’indépendance financière et peut-être même la retraite précoce. Mais encore? Pourquoi avoir un tel objectif? Pourquoi sortir des sentiers battus à ce point?

Ce n’est pas juste une question de faire différent des autres. Afin d’entreprendre des changements importants et de prendre un chemin plus ardu, il faut savoir ce que ça représenterait exactement pour soi-même. Une fois que l’on comprend ce que ça nous apportera concrètement dans la vie, on sera prêt à foncer.

Pourquoi l’indépendance financière

Je crois que l’indépendance financière ne veut pas nécessairement dire la même chose pour tout le monde. Il est donc important d’établir ce que ça représente pour nous.

Pour ma part, je suis une personne de nature passionnée. Quand j’aime quelque chose, j’en mange. Je ne fais que ça. J’ai une soif insatiable de connaissance et je consomme tout ce que je peux sur le sujet. L’envers de la médaille, c’est qu’une fois que j’ai fait le tour, j’ai tendance à passer à autres choses. Certes, l’intérêt demeure, mais à un différent degré.

Ainsi, je ne vois pas comment je pourrais possiblement faire quelque chose qui m’allume (et qui est suffisamment lucratif), et ce, pendant 35 ans.

Malheureusement, le monde est ainsi fait. On doit décider de notre carrière des prochaines décennies à un âge (16 ans, genre) où nous sommes dépourvus de discernement. De plus, je ne sais pas pour vous, mais mes intérêts ont eu le temps de changer maintes fois depuis mes 16 ans.

Par la suite, on fait des études en fonction de ce choix douteux. On commence à travailler, on gravit les échelons, on se surspécialise pour finalement avoir de moins en moins choix. Mais on a de bons avantages et de l’ancienneté, youpi!

Et ça, c’est sans compter toutes les opportunités qu’on n’ose pas saisir quand on se sent coincé dans notre belle cage en or. S’empêcher de faire un voyage parce que nos vacances ne sont pas approuvées. Ne pas oser aller travailler ailleurs parce que les avantages sociaux ne sont pas aussi bons. Maudit régime de retraite à prestations déterminées!

Certains diront que les travailleurs autonomes ont plus de liberté que les salariés à cet égard. Ils peuvent se permettre ce genre de chose, vu qu’ils sont leur propre patron. Faux. Leurs patrons, ultimement, c’est leurs clients. Même les travailleurs autonomes ont des comptes à rendre. S’ils vivent au-dessus de leur moyen en plus, ils seront tout aussi coincés dans la rat race qu’un salarié.

Juste à regarder mon oncle travailler à son compte 70-80 heures/semaine, je constate que ça fait longtemps que ce n’est plus par passion. C’est ben plus pour payer les comptes et se permettre un p’tit voyage dans le sud une semaine par année.

J’ai toujours eu l’impression de ne pas fiter dans le moule.

J’aime apprendre sur tout et rien, pour mon propre développement et non pour « péter un score » à l’école. Encore moins pour en faire un travail de 9 à 5 jusqu’à mes 65 ans.

Je veux pouvoir partir quand bon me semble en voyage, pas quand le ratio de vacances de mon équipe le permet. Je veux pouvoir voyager aussi longtemps que je le souhaite, pas juste les deux semaines que j’ai accumulées. Je veux pouvoir travailler sur ce qui me tient à cœur, et non sur ce qui est le plus lucratif. Je veux avoir le temps de faire ce qui me tente, quand ça me tente.

Je veux arrêter de culpabiliser quand je ne fais pas quelque chose de productif. Je veux arrêter d’avoir l’impression de manquer de temps (parce que ça passe tellement vite une fin de semaine de deux jours). Je veux arrêter de perdre mon temps dans des réunions qui auraient dû être un courriel.

Alors pour moi, l’indépendance financière représente d’avoir suffisamment de placements pour financer mon train de vie sans avoir de compte à rendre à personne et sans dépendre d’un salaire. C’est synonyme de liberté. C’est pouvoir utiliser mon temps comme bon me semble.

Pourquoi la retraite précoce

Personnellement, je n’ai aucun problème avec la notion de retraite précoce. Je sais que ce n’est pas le cas de tous. Plusieurs rédacteurs de la blogosphère préfèrent se dissocier de la notion. Plusieurs ne se voient pas arrêter de travailler complètement. Je comprends tout à fait. Souvent, c’est par souci d’avoir un sentiment d’accomplissement et de vouloir continuer à « contribuer à la société », en quelque sorte.

Bien sûr, je ne dirais pas que j’ai l’intention de cesser toute activité lucrative pour toujours. Après tout, je suis jeune, intelligente et débrouillarde.

Cependant, ce que 2020 me fait constater, c’est que je me complais de petits plaisirs bien simples.

Vous l’aurez compris, j’aime (beaucoup) lire et apprendre sur tout et rien. J’aime aussi boire un bon café, cuisiner et manger d’excellents repas, faire du vélo, prendre des marches, écouter des podcasts et de la musique, regarder Netflix (surtout Star Trek!), tricoter, voyager, me prélasser au soleil, passer du temps avec ma famille, etc. Plus récemment, j’ai découvert que j’adore faire la rédaction de ce blogue.

Vous remarquerez qu’il s’agit tous de passe-temps peu lucratif. Mais ça me rend heureuse! Ultimement, c’est ça l’important, non?

Par ailleurs, si je ressens l’envie de « contribuer à la société » après quelques mois à me complaire dans mes petits bonheurs, et bien pourquoi pas? L’avantage sera que je pourrai faire ce que je veux, quand je le veux et y passer autant de temps que je le désire. Mes besoins monétaires seront déjà comblés.

De plus, il ne faut pas oublier que se réaliser n’implique pas nécessairement de faire un travail rémunéré. Je peux le faire par le biais de bénévolat ou même simplement par la rédaction de ce blogue. Comme l’explique si bien Le jeune retraité dans son dernier article, il y a diverses façons de contribuer à la société, autre que de travailler pour de l’argent.

Bien que l’argent soit une ressource infinie, il faut se souvenir que le temps, lui, est limité. À la retraite, personne d’autre que moi ne pourra dicter comment j’occupe chaque précieuse minute de mon temps.

Retarder la gratification

Je comprends très bien la mentalité des gens qui prônent de vivre dans le moment présent. Après tout, on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve.

Notamment, une de mes amies a vu son frère mourir d’un cancer de la peau alors qu’il n’avait qu’une trentaine d’années. Pour elle, fuller ses REER, c’est hors de question. Elle dit préférer voyager plusieurs fois par année et vivre ce que son frère n’a pu vivre lors de son court passage sur cette terre. Le reste du temps, elle est trop serrée avec ses dépenses élevées pour épargner pour autre chose que ses futurs voyages.

Je comprends ça.

En fait, je pourrais moi-même appliquer le même principe. Mon père est décédé à l’âge de 49 ans d’un cancer fulgurant de la vésicule biliaire. Il a travaillé toute sa vie et n’a jamais pu profiter de la vie à sa retraite. En son honneur, je pourrais me dire que je vais tout faire pour profiter du moment présent, au cas où la génétique me jouerait un mauvais tour.

Par contre, à voir la section nécrologie dans le journal,  on remarque facilement que l’espérance de vie ne fait que croître. De nos jours, on a plus de chance de se rendre à la retraite que de mourir à 30 ans.

Je comprends que je ne suis pas à l’abri qu’un malheur survienne demain, mais je suis une optimiste de nature. Je préfère penser que je vivrai jusqu’à mes 110 ans et que ça ne m’aura coûté que six ans d’épargne intensive pour vivre confortablement le reste de mes jours. 🙂

Et si jamais je devais mourir à 49 ans comme mon père? Eh bien, j’aurai profité de 14 ans de retraite, déjà! Pas mal plus que lui, quand même. 🙂

L’onéreuse gratification instantanée

En contrepartie, la personne qui aura vécu le moment présent et dépensé chaque dollar gagné (et même plus, vive le crédit!), aura beaucoup de rattrapage à faire. Pas drôle de réaliser qu’on n’a pas d’économie et qu’on est toujours en parfaite santé! Fuck, le cancer n’est pas venu me chercher, qu’est-ce qu’on fait?

Voyons voir combien une personne doit épargner pour rattraper le temps perdu.

Comparons ma situation à celle de mon amie, à l’aide de montant fictif. Enlevons l’indépendance financière et les éventuels retraits de l’équation, histoire de comparer des pommes avec des pommes.

Disons que j’épargne de 20 à 35 ans, à la hauteur de 5 000 $ par année. Mon amie fera la même chose, mais de 35 à 50 ans. Ce sera donc une épargne totale de 75 000 $ sur 15 ans dans les deux cas. Ajoutons à cela 7 % de rendement.

ÂgeMoiMon amie
205 000 $0 $
2110 700 $0 $
2216 799 $0 $
2323 325 $0 $
2430 308 $0 $
2537 779 $0 $
2645 774 $0 $
2754 328 $0 $
2863 481 $0 $
2973 275 $0 $
3083 754 $0 $
3194 967 $0 $
32106 964 $0 $
33119 802 $0 $
34133 538 $0 $
35142 885 $5 000 $
36152 887 $10 700 $
37163 590 $16 799 $
38175 041 $23 325 $
39187 294 $30 308 $
40200 404 $37 779 $
41214 432 $45 774 $
42229 443 $54 328 $
43254 504 $63 481 $
44262 689 $73 275 $
45281 077 $83 754 $
46300 753 $94 967 $
47321 805 $106 964 $
48344 332 $119 802 $
49368 435 $133 538 $
50394 225 $142 885 $
51421 821 $152 887 $
52451 349 $163 590 $
53482 943 $175 041 $
54516 749 $187 294 $
55552 922 $200 404 $
56591 626 $214 432 $
57633 040 $229 443 $
58677 353 $245 504 $
59724 767 $262 689 $
60775 501 $281 077 $
61829 786 $300 753 $
62887 871 $321 805 $
63950 022 $344 332 $
641 016 524 $368 435 $
651 087 680 $394 225 $

Vous voyez la magie de l’intérêt composé qui travaille à plein régime lorsque l’épargne débute tôt? À 65 ans, j’obtiens près du triple de ce que possède mon amie, malgré que j’ai investi la même somme de ma poche . Imaginez si mon amie avait commencé encore plus tard à épargner?

De plus, si mon amie désire la même somme que moi à 65 ans, en débutant 15 ans plus tard, elle devrait en fait investir près de 200 000 $ de sa poche sur 15 ans, soit 125 000 $ de plus que moi.

Bref, ça coûte vraiment cher de reporter l’épargne. Ça coûte cher en argent, mais également en temps.

Les bénéfices de mi-parcours

Je tiens à souligner qu’il n’est pas nécessaire d’atteindre l’indépendance financière à la cenne près pour commencer à en ressentir les bénéfices.

Pendant qu’on vise l’indépendance financière, on réduit les dépenses, on augmente les revenus, on épargne et investit de façon substantielle… Le résultat?

La sécurité financière.

Personnellement, je suis environ au tiers de mon « chiffre magique ». Qu’est-ce que ça veut dire? J’ai environ 8 fois mes dépenses annuelles en placements. Ce n’est peut-être pas suffisant pour dire bye-bye, boss pour toujours, mais ça donne le choix.

  • Le choix de ne pas tolérer un patron désagréable;
  • Le choix de voyager plus souvent ou plus longtemps;
  • Le choix de travailler moins d’heures;
  • Le choix de saisir des opportunités;
  • Le choix de s’en foutre un peu plus.

Et j’en passe.

Il arrive une catastrophe? Pas de trouble, j’ai de quoi passer au travers de la tempête. Sans compter les filets sociaux, j’ai accumulé 8 ans de liberté.

Est-ce que le québécois moyen peut en dire autant? Je ne crois pas.

Oui, parfois le parcours peut sembler ardu, périlleux et surtout long. Cependant, il faut s’arrêter un instant et être reconnaissant de notre progression et de ses bénéfices.

Courir après la carotte

Ultimement, ce qui compte, c’est de trouver votre pourquoi et de le désirer plus que tout. Faites-en votre carotte au bout du bâton et courez. Avec un but précis en tête, il est plus facile de faire les efforts nécessaires.

Souvenez-vous que ce n’est pas une question d’argent. L’argent n’est que l’outil pour atteindre votre objectif. Je ne vous explique pas comment épargner de l’argent pour devenir la personne la plus riche possible. Je veux plutôt que vous deveniez la personne la plus libre possible.

Personnellement, une fois que j’ai compris que c’était possible mathématiquement de devenir libre dans six ans, je ne pouvais pas revenir en arrière. Six ans d’efforts pour ensuite être libre jusqu’à mes vieux jours (110 ans minimum), je trouve que c’est un bon deal. C’est on ne peut plus logique. En fait, je ne vois pas comment je pourrais vouloir faire autrement, maintenant que je sais que c’est à ma portée.

Alors pour vous, c’est quoi qui vous motive à poursuivre l’indépendance financière? Vous sentez-vous coincés dans votre 9 à 5? Êtes-vous tanné de rendre des comptes? Êtes-vous tanné des maudites réunions qui auraient dû se résumer en un courriel? Avez-vous envie de poursuivre des projets qui ne sont pas nécessairement lucratifs, mais qui vous allume? Aimeriez-vous passer plus de temps avec vos enfants? Vos parents? Voulez-vous faire du bénévolat? Faire le tour du monde? N’hésitez pas à m’en faire part! 🙂

Peu importe votre motivation, l’important c’est d’en avoir une. Trouvez votre pourquoi. Le reste se mettra en place naturellement par la suite.

En route vers l’indépendance financière

Pourquoi l’indépendance financière, me demanderez-vous. Je vous répondrai : pourquoi pas? Ça vous plaît, vous, de travailler comme un défoncé toute l’année pour réussir à se permettre quelques semaines de vacances? De passer lesdites vacances brûlés, incapable de décrocher? D’essayer de tout faire ce qu’on aimerait faire dans cette période ridiculement courte de répit pour ensuite retourner au bureau, brûlé… de nos vacances? Et puis là, on fait quoi? On recommence! Rinse and repeat jusqu’à 65 ans!

Ça vous plaît de dépendre d’un employeur pour payer les factures? Factures qui, souvent, sont directement liées avec les coûts engendrés par le travail? On paye la voiture, l’essence, les assurances, l’entretien, pour se rendre au boulot. On achète des vêtements propres pour avoir l’air professionnel (oui, oui, même par vidéoconférence!) On se paye une maison ou un appartement près de son lieu de travail pour sauver du temps, mais ça coûte plus cher. Ou bien on déménage plus loin pour sauver de l’argent, mais on perd du temps dans le trafic (et on dira ce que voudra : le temps, c’est de l’argent!).

Dites-moi sérieusement que c’est la vie de rêve.

Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour dans ta vie.

Yeah, right. C’est une ben belle phrase, mais c’est loin d’être pratique d’un point de vue financier. En faisant ce qu’on aime, c’est pas toujours évident de subvenir à ses besoins, présents comme futurs, et de s’assurer un avenir confortable. À titre d’exemple, j’adore tricoter. Cependant, je sais pertinemment que si j’échangeais mon travail actuel d’analyste en assurance de personne pour m’ouvrir une boutique Etsy et y vendre mes pantoufles en phentex, je n’aurais pas le même confort financier. Du moins, pas en faisant les choses dans cet ordre.

Bien sûr, on aspire tous à l’indépendance financière d’une façon ou d’une autre. Par contre, celle que je vise ne se produira pas dans 35 ans. En fait, il est plus possible que ça se concrétise à 35 ans. À ce moment-là, une fois mon avenir financier bien en main et assuré, je les tricoterai mes pantoufles en phentex.

Utopique, me direz-vous? Alors que faire pour atteindre cet objectif qui paraît inatteignable pour la majorité des gens? Que faire pour quitter le 9 à 5, la rat race, pour pouvoir profiter de la vie et s’épanouir pleinement?

Suivre les étapes

Voici une approche très vulgarisée, mais qui résume l’essentiel :

  1. Réduire ses dépenses
  2. Augmenter ses revenus
  3. Épargner la différence
  4. Investir son épargne
  5. Vivre de ses revenus passifs

De bien meilleurs vulgarisateurs que moi ont expliqué (et appliqué avec succès!) ces principes de bases.

Notamment, un segment récent dans L’indice McSween touchait au sujet. Vous pouvez visionner le segment ici. Pierre-Yves McSween a également écrit un livre sur le sujet, Liberté 45, qui sera en vente à compter du 7 octobre 2020. J’ai particulièrement hâte d’avoir son point de vue de CPA (québécois, qui plus est) sur le sujet. Cela s’annonce enrichissant!

Suivre l’exemple

De plus, je vous recommande fortement de lire les ouvrages suivants :

À mes yeux, il s’agit des ouvrages les plus complets sur le sujet. Toutefois, il existe bien sûr plusieurs autres livres intéressants et pertinents que je vous recommande ici. Dans une optique frugale, je vous recommande fortement de vous les procurer à votre bibliothèque la plus proche. 🙂

Je porte votre attention particulièrement sur le premier ouvrage de la liste. Dire qu’il y a quelques semaines à peine, je n’aurais même pas pu vous recommander d’ouvrage québécois sur le sujet. Heureusement, depuis le 16 septembre, nous avons maintenant notre propre référence québécoise sur l’indépendance financière et la retraite précoce (ou connu en anglais pour Fire Independence Retire Early). Merci, Jean-Sébastien, de nous partager ton parcours vers la retraite à l’âge vénérable de 39 ans! 😉

C’est par ici pour un petit extrait de l’introduction de son livre. De quoi faire rêver, n’est-ce pas? Certes, Jean-Sébastien n’a pas réinventé la roue. Il a appliqué les bons principes avec une discipline de fer et est parvenu à ses fins. Ce que je trouve particulièrement captivant, c’est de voir quelqu’un de chez nous y parvenir. Comme quoi, ça n’arrive pas juste aux autres.

Mais c’est bien beau, des étapes à suivre, mais ça ressemble à quoi, concrètement? Comment est-ce que les étapes mentionnées ci-haut peuvent réellement amener quelqu’un à l’indépendance financière à un si jeune âge?

L’objectif de ce blogue

Je tâcherai de vous donner des exemples concrets sur comment j’applique ces étapes à ma situation personnelle dans une série de prochains billets. Le processus s’est fait graduellement dans les trois dernières années et demeure un work in progress. Comme dirait ma tante : « on a toute une vie pour travailler sur soi ». Cependant, je suis les principes de base avec discipline et je cherche toujours à faire plus ou mieux, toujours dans le but de me rapprocher de mon objectif.

Dans les prochains billets sur le sujet, j’inclurai, bien évidemment, les chiffres qui s’y rattachent, afin que vous puissiez voir concrètement l’impact que peuvent avoir les différentes étapes vers l’indépendance financière.

Et vous? Y avez-vous déjà réfléchi à l’indépendance financière avant l’âge « normal » de la retraite? J’imagine que si vous êtes tombé sur mon blogue, ce n’est pas pour rien. Le début d’une réflexion, tout du moins, doit commencer à montrer le bout de son nez. Si c’est bien le cas, je vous invite fortement à rester à l’affût pour mes prochains billets. Peut-être ceux-ci vous inciteront à faire quelques calculs, quelques changements… pour réaliser que l’indépendance financière est plus à votre portée que vous le pensiez.

Comme toujours, n’hésitez pas à me laisser un commentaire. Il me fera plaisir d’échanger avec des personnes qui partagent mon intérêt pour les finances personnelles et l’indépendance financière.

Au plaisir!

Présentation

Bonjour!

Qui que tu sois, je suis extrêmement reconnaissante que tu prennes la peine de lire ces lignes. Cela veut fort probablement dire que tu t’intéresses aux finances personnelles, ou même plus précisément à l’indépendance financière! Si c’est bien le cas, bienvenue sur mon blogue. Nous aurons assurément beaucoup de plaisir ensemble. Si ce n’est pas le cas, reste, s’il te plaît! Peut-être en retireras-tu du positif? De quoi donner un petit coup de pouce à ta situation financière? Ça, ou bien tu en ressortiras seulement confus. Mais quelle idée, associer Star Trek et finances dans un nom de blogue, t’interrogeras-tu. Mille excuses. C’était plus fort que moi, le jeu de mots était trop bon.

Alors, bienvenue sur mon blogue personnel qui aura pour objectif de détailler mon cheminement vers l’indépendance financière. Sur ce blogue, je n’ai pas l’intention de vendre du rêve (ou toute autre connerie) à quiconque, ou bien de décortiquer des notions de finances qui l’ont déjà été ad nauseam par de bien meilleurs vulgarisateurs que moi. Pour ces notions importantes, je tâcherai de vous guider vers les meilleures ressources possible. Pour le reste, je tâcherai de mener par l’exemple.

Par indépendance financière, j’entends d’avoir suffisamment d’actif pour me fournir un revenu passif qui couvrira toutes mes dépenses et qui rendra, par le fait même, le travail optionnel. Je n’entends pas nécessairement de ne plus jamais travailler de ma vie. Par contre, j’entends que travailler ne sera plus jamais une obligation pour subvenir à mes besoins. Je veux avoir la liberté et le loisir de faire ce que je veux, quand je le veux, et ce, sans dépendre d’un chèque de paye.

Le visée du blogue est purement égocentrique (et même un peu exhibitionniste). En plus d’y retrouver des détails sur mes progrès, vous aurez également accès à ce qui nous intéresse vraiment : les chiffres. J’en ai épluché des blogues sur les finances personnelles et sur l’indépendance financière. Ce qui m’a toujours laissé sur ma faim : les gens n’osent pas partager leurs chiffres. Je comprends très bien que c’est quelque chose qui tend à mettre les gens mal à l’aise, surtout au Québec où avoir de l’argent est pratiquement honteux. Cependant, pour une cartésienne aux oreilles pointues comme moi, cela est source de frustration. Comment savoir si je suis sur le bon chemin, si je ne peux comparer mes chiffres à ceux des autres?

Ainsi, peut-être qu’en mettant à nu ma situation financière, j’encouragerai d’autres personnes vers la poursuite de l’indépendance financière. Parce qu’au final, ce n’est rien de bien sorcier et on se rend compte qu’on a besoin de beaucoup moins qu’on pensait. À vous de le constater quand je vous révélerai mes chiffres qui incluront, notamment, mes revenus, mes dépenses, mon taux d’épargne, ma valeur nette, mes investissements, etc.

Je suis consciente que je m’expose possiblement à bien des jugements (qui ne l’est pas, sur internet?). Dans le but de me protéger un minimum, mon identité demeurera secrète pour le moment. C’est, à mon avis, ce qui facilitera le partage d’information délicate comme mes chiffres. Également, je ne tiens pas à ce que mon entourage soit au courant de mes démarches peu conventionnelles pour l’instant. Ma patronne, notamment, n’a pas besoin de savoir que ma retraite est beaucoup plus proche que la sienne.

J’espère également ajouter une variante à la scène québécoise des blogues sur l’indépendance financière : je suis une femme célibataire sans enfant. Mes objectifs seront assurément bien différents de ceux en couple, avec ou sans enfant. Certes, je ne m’attends pas à demeurer célibataire toute ma vie, mais je tiens à garder mon objectif financier uniquement individuel. Ainsi, même si un M. Save Long and Prosper venait à s’immiscer dans ma vie, je continuerai à mettre à jour mes chiffres sur une base individuelle. Je n’ai jamais mélangé amour et argent, et je n’ai pas l’intention de commencer maintenant. Pour ce qui est des enfants, je n’en veux tout simplement pas, alors ce facteur ne sera également jamais considéré dans mes calculs. Ainsi, tout chiffre que vous verrez ici sera représentatif d’une personne célibataire sans enfant.

Finalement, ce blogue m’obligera à rendre des comptes, même si ce n’est qu’à moi-même, et m’aidera à garder le cap. Afin d’avoir quelque chose à raconter, j’aurai l’obligation de faire des actions concrètes sur une base régulière dans le but d’atteindre mon objectif. Ce ne sera peut-être pas toujours des actions majeures, mais chaque petite chose compte dans l’atteinte de mon objectif.

Alors voilà pour ma présentation. Si cette petite introduction en la matière a décroché votre attention, n’hésitez pas à vous abonner par courriel à ce blogue et/ou à laisser un commentaire, auquel je répondrai avec plaisir. Merci d’avoir pris la peine de me lire et à bientôt!