Bilan de février 2021

Bonjour!

Je le savais que février allait passer à la vitesse de l’éclair. 🙂

Sans blague, entre mes derniers dossiers à finaliser sur mon ancien poste, mes débuts sur mon nouveau poste et la rédaction de mon article sur ma stratégie de décaissement, je n’ai pas vu le temps passer! C’est quand même une bonne chose pour quelqu’un qui n’aime pas trop l’hiver, en confinement en plus! Je suis d’ailleurs contente de constater qu’on gagne quelques minutes de clarté un peu plus chaque semaine. Ça, c’est très positif. 🙂

Je suis également contente de rapporter que ça se passe vraiment bien dans mon nouveau rôle. J’ai beaucoup de choses à apprendre, car je sors pas mal de mon champ d’expertise. Alors, les journées se terminent et j’ai le cerveau en compote, mais ça passe vite et j’ai confiance et maitriser le travail assez rapidement. 

Passons maintenant aux choses sérieuses.

Valeur nette au 28 février 2021

Actifs
Compte bancaire :
CELI Questrade :
CRI Questrade :
REER Questrade :
REER FTQ :
REER Fondaction :
Non-enregistré :
1 228 $
34 983 $
44 969 $
35 135 $
5 752 $
13 427 $
976 $
Total d’actifs :136 470 $
Passifs
Prêt automobile :
Marge de crédit :
Mastercard Tangerine :
Amex Air Miles :
BMO Air Miles :
Amex Aeroplan :
7 384 $
3 000 $
0 $
0 $
0 $
0 $
Total de passifs :10 384 $
Valeur nette126 086 $
Variation+ 4 968 $

Drôle de mois sur les marchés boursiers! Sérieusement, on a eu combien de jours consécutifs dans le vert au début du mois? Il n’était pas rare de voir des articles click bait prédisant un krach imminent presque chaque jour. Atteindre des all time highs chaque jour, semaine (voire mois) avait de quoi en inquiéter plus d’un. Ce ne fut donc pas très surprenant de voir la deuxième moitié du mois rééquilibrer les choses.

Toutefois, je tiens à souligner que la baisse récente n’a pas complètement effacé la montée fulgurante qui la précédait. En effet, autant le S&P 500 que le S&P/TSX affiche une hausse entre le début et la fin du mois. 🙂

Personnellement, j’essaie d’enlever toute émotion de mes transactions. Mr Spock serait fier de moi. 🖖

Mon plan consiste à épargner autant que possible sur chaque paie que je reçois. J’investis le jeudi de cette semaine-là, que ce soit vert, que ce soit rouge, peu importe. J’investis. Advienne que pourra à court terme, puisque c’est le long terme qui importe.

Boni

Bonne nouvelle! Le boni annuel a été confirmé par mon employeur. Celui-ci sera versé le 25 mars. Sachant le montant d’avance (6 000 $ brut), j’ai décidé de sortir la somme approximative nette (3 000 $ sous toutes réserves) de ma marge de crédit et de l’investir tout de suite pendant que les marchés étaient à la baisse.

De toute façon, j’avais déjà l’intention d’épargner et investir la totalité de ce boni. J’ai donc simplement devancé les choses.

Une fois que j’aurai reçu mon boni le 25 mars, je rembourserai simplement ma marge de crédit. Pour les curieux, il s’agit d’une marge de crédit personnel de Tangerine sur laquelle j’ai un taux d’intérêt à 5,45 %.

Cryptomonnaie

Contrairement à mes investissements indiciels bien banals dans les marchés boursiers, je me permets de spéculer un peu plus au niveau de la cryptomonnaie. En fait, je n’y alloue qu’une petite portion (1 %) de mon portefeuille que j’ai l’intention de la détenir à long terme. Je m’intéresse à toute la mécanique de la cryptomonnaie et le blockchain, je m’instruis et je place au fur et à mesure mes pions. On peut dire que c’est assez rocambolesque comme marché. Cœurs fragiles, s’abstenir. 😉

J’ai aussi profité de trois bonus de 30 $ avec Shakepay. Merci aux lecteurs de ce blogue qui ont utilisé mon code de référence. 🙂

Également, grâce à la fonctionnalité de Shakepay qui permet d’accumuler des Satoshis (sous-unité du Bitcoin) tous les jours pour avoir secoué mon téléphone, j’ai maintenant cumulé 0,0004352 BTC pour une série de 47 jours consécutifs. Au prix du BTC tel qu’il est présentement, ça représente environ 26 $ seulement pour avoir secoué mon téléphone. J’ai également déposé mon BTC dans BlockFI qui me permet de faire 6 % d’intérêt.

Épargne

Voici le détail de mon épargne de février sur chacune de mes rentrées d’argent :

  • 11 février : 700 $ sur 1 710,66 $ net (41 % d’épargne)
  • 25 février :  840 $ sur 2 017,17 $ net (42 % d’épargne)
  • Total d’épargne :  1 540 $ pour le mois de février ou 41 % d’épargne

Sur les 1 540 $ épargnés, j’ai cotisé 1 050 $ à mon CELI et j’ai acheté pour 490 $ de cryptomonnaie en dehors d’un compte enregistré.

Ça pourrait être mieux comme taux d’épargne en février, mais j’ai eu quelques dépenses à faire pour débloquer mes bonus de cartes de crédit. J’ai devancé certaines dépenses pour y parvenir, notamment en achetant des cartes cadeaux Spotify, Netflix et SAQ. J’ai également fait mon don annuel d’un coup, plutôt que de l’échelonner sur chaque mois. Comme ces dépenses sont déjà faites, je devrais être en mesure d’épargner un peu plus sur les prochaines paies.

D’ailleurs, ces dépenses m’ont permis de débloquer mes bonus de 3 950 Air Miles et 10 000 points Aeroplan (ainsi que la passe-compagnon). Reste plus qu’à pouvoir voyager maintenant. 😉

Avec ma promotion, mon bonus en mars et mon augmentation annuelle en avril (4 %), je m’attends à une légère augmentation de mon taux d’épargne moyen. Je serai sur la bonne voie pour atteindre mon objectif d’épargne.

Relevé de dépenses

DateMontantDescription
2021-02-01497,50 $Loyer
2021-02-0189,15 $Épicerie
2021-02-0125,00 $SAQ
2021-02-027,15 $Spotify
2021-02-0210,00 $Don de charité
2021-02-03160,00 $Passeport
2021-02-0462,38 $Mondou
2021-02-0429,50 $Hydro-Québec
2021-02-0413,33 $Pharmacie
2021-02-04100,00 $Don de charité
2021-02-0425,00 $Netflix
2021-02-0430,00 $Spotify
2021-02-0548,04 $Assurance auto
2021-02-063,40 $Starbucks
2021-02-11168,94 $Amazon
2021-02-12403,85 $Prêt automobile
2021-02-143,40 $Starbucks
2021-02-148,04 $Épicerie
2021-02-18102,93 $Épicerie
2021-02-2020,83 $Essence
2021-02-203,40 $Starbucks
2021-02-236,14 $Subway
2021-02-26403,85 $Prêt automobile
2021-02-273,86 $Starbucks
2021-02-2827,02 $Internet résidentiel
Total :2 315,94 $

Pour le mois de février, j’ai dépensé un total de 2 315,94 $, ou 27 791,22 $ annualisés. Si on oublie les remboursements de mon prêt automobile, ça revient à 1 508,24 $, ou 18 098,82 $ annualisés. 

Outre mes dépenses en lien avec le travail hacking, j’ai notamment eu à renouveler mon passeport et j’ai fait un cadeau de Saint-Valentin à ma mère et ma grand-mère (à défaut de pouvoir les voir en personne).

J’ai aussi fait une dépense sur Amazon pour un tapis roulant que je convoitais depuis un moment. Heureusement, mon employeur rembourse une somme intéressante pour les activités sportives. Ainsi, je n’ai eu qu’à payer 168 $ de ma poche. Considérant que le tapis roulant devrait m’être utile quelques années, ça revient beaucoup plus économique qu’un abonnement au gym. 😉

Finalement, je n’ai toujours pas de facture de cellulaire à payer. Merci à tous ceux ayant utilisé mon code promo Fizz (N5MMB)! Comme c’est là, je n’aurai pas à payer de facture avant juin. C’est très apprécié! 🙂

Liste de lecture

Février fut un autre beau mois de lecture. Je ne suis pas du tout une adepte des activités hivernales, alors vous me retrouverez beaucoup plus souvent dans une doudou avec un livre, plutôt qu’en train de jouer dans la neige. 

En même temps, bien que je sois beaucoup plus souvent à l’extérieur l’été, vous me retrouverez probablement quand même avec un livre dans les mains. Nerd un jour, nerd toujours. 

Vous comprenez qu’il ne me serait pas du tout rentable d’acheter chaque livre que je lis! Pas pour rien que j’affectionne autant la bibliothèque publique. 🙂

Ainsi, ma liste de lecture de février ressemblait à ceci : 

De cette liste, je vous recommande fortement le livre sur Elon Musk. Que vous l’aimiez ou pas, il est indéniablement un génie de l’innovation et l’être humain bénéficiera de sa vision à long terme.

J’ai également bien aimé Courage, vision, passion après avoir volé cette idée de lecture à L’investisseur caféiné. Je ne prévois pas nécessairement investir dans l’immobilier, mais c’était quand même une lecture super enrichissante. J’ai particulièrement aimé l’emphase mise sur le Millionnaire Mindset, l’importance de voir grand et le contrôle de la peur. Bref, une grosse partie du travail se passe entre les deux oreilles!

Ma saison préférée

Avec le mois de mars vient la saison des impôts. 😉

Sérieusement, j’ai hâte de m’y mettre. J’ai déjà mon T4 et Relevé 1 en main, mais j’aurai le formulaire pour le télétravail (méthode détaillée) seulement à la mi-mars. Je pourrai alors faire mon rapport, ainsi que  celui de ma sœur et mon frère. Je veux au moins envoyer celui de ma sœur le plus rapidement possible. Elle a fait la manœuvre pour optimiser son REER et elle aimerait éviter de payer des intérêts trop longtemps sur son emprunt. 🙂

Pour ma part, malgré que j’avais rempli le formulaire T1213 pour que mon employeur retienne moins d’impôt en 2020, j’estime quand même recevoir un remboursement d’impôt avoisinant 1 500 $. Devinez ce que j’en ferai?

Pour les prochains articles à venir sur ce blogue, je pense écrire un article sur ma pire erreur financière (je vous laisse deviner laquelle) et son coût de renonciation associé. Je mijote aussi un article sur le fond d’urgence. Si vous avez des sujets spécifiques à me suggérer pour un futur article, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

Au plaisir!

Comment je planifie le décaissement

Bonjour!

Dans les derniers mois, vous avez été plusieurs à avoir réclamé un article sur ma stratégie de décaissement. En fait, j’avais déjà survolé le sujet dans mon article intitulé Vivre de ses revenus passifs.

Toutefois, il y a si peu de ressources sur le décaissement dans le contexte d’une retraite (très) précoce que j’ai cru pertinent d’élaborer un peu plus sur le sujet. De plus, notre ami FIRE Habits a écrit le mois dernier sur sa propre stratégie de décaissement. En y ajoutant la mienne, vous pourrez ainsi voir deux stratégies différentes pour deux situations complètement différentes.

Comme il le dit si bien dans son article, « il y a autant de stratégies de décaissements que de fiscalistes ».

Bien sûr, cette stratégie pourra très bien être amenée à changer en cours de route. On ne sait jamais ce que la vie nous réserve, après tout. Ainsi, en me basant sur mes projections en date du jour, je vous présente les grandes lignes de ma stratégie de décaissement en tant que femme célibataire sans enfants.

Avertissement

Je ne suis pas conseillère financière, fiscaliste ou spécialiste en planification de la retraite.  Je ne suis pas non plus accréditée par la loi pour émettre des recommandations financières. Cet article ne fournira aucun conseil financier.

Je tenterai seulement de vous exposer comment j’entrevois ma stratégie de décaissement pour vivre de mes placements, et ce, au meilleur de mes connaissances. Le but est d’offrir un exemple de stratégie et d’amener peut-être certains d’entre vous à réfléchir à votre propre stratégie.

Les différentes sources de revenus

Tout d’abord, le plus embêtant dans le décaissement, c’est les nombreuses sources de revenus possibles à la retraite. Ces différentes sources de revenus varient autant sur le point de vue fiscal que sur le point de vue temporel.

Voici les sources de revenus auxquelles j’aurai accès à différents moments, ainsi que leurs particularités à considérer.

REER

On connait tous bien le REER et ses grandes lignes. C’est-à-dire que les retraits sont imposables au même taux d’imposition que du revenu. Le REER offre une certaine flexibilité en n’ayant aucun plafond de retrait maximum. Toutefois, une fois le retrait fait du REER, l’espace de cotisation n’est pas récupérable. Elle disparaît à jamais.

De plus, peu importe la somme retirée, votre institution financière doit faire une retenue d’impôt à la source. Si la retenue s’est avérée trop élevée, la somme pourra être récupérée lors du prochain remboursement d’impôt. On n’aime certainement pas faire de prêt à 0 % d’intérêt au gouvernement, mais ainsi va notre merveilleux système fiscal.

Un REER peut également être transféré dans un Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR).

FERR

Si ce n’est pas déjà fait, un REER doit être transféré dans un FERR à 71 ans et un retrait annuel minimum est alors établi en fonction de l’âge. À titre d’exemple, le taux de retrait minimum à 71 ans est de 5,28 % et augmente au fil des ans. Ce taux est donc supérieur à la règle du 4 %. Comparativement à un REER,  on ne peut pas ajouter de fonds à un FERR lorsque celui-ci est établi.

Mes recherches ne m’ont pas permis de déterminer un avantage à transférer le REER en FERR dans le contexte d’une retraite précoce. En effet, vous pouvez simplement retirer les sommes du REER, sans faire de transfert dans un FERR. N’hésitez pas à me corriger si je me trompe et qu’il y a bel et bien un avantage à faire le transfert!

CRI

Ceux qui me lisent depuis un certain temps le savent : je bénéficie d’un régime de retraite à prestations déterminées (RRPD) chez mon employeur actuel. De plus, je compte faire le transfert des droits de mon régime quand je rendrai ma démission. Le transfert se fera en grande partie dans un compte de retraite immobilisé (CRI). J’ai d’ailleurs déjà fait ce genre de transfert après avoir changé d’employeur en 2018. J’aurai ainsi une somme considérable dans mon CRI.

Quelles sont les particularités à retenir de ce compte enregistré? C’est en fait assez similaire au REER. Les sommes qui y ont été transférées n’ont jamais été imposées. Elles le seront donc au moment du retrait comme du revenu.

Toutefois, la seule façon d’en retirer un revenu, c’est de transférer les sommes premièrement dans un fonds de revenu viager (FRV).

FRV

Au Québec, nous sommes assez chanceux. En effet, il n’y a aucun âge minimum requis pour transférer son CRI dans un FRV. Je comprends toutefois que ce n’est pas aussi simple pour les autres provinces ou pour les régimes de retraite à compétence fédérale. Heureusement, ce n’est pas mon cas.

Ainsi, après le transfert, on peut retirer un des deux types de revenus possibles du FRV.

Revenu viager :

Ce qu’il faut essentiellement retenir du revenu viager, c’est qu’il est sujet à un maximum autorisé chaque année. Le maximum est calculé en fonction de l’âge, du solde du FRV et du taux de référence fixé chaque année pour les FRV (6% en 2021). L’idée derrière ça, c’est que le revenu viager doit durer jusqu’au décès.

Ainsi, ce type de revenu a beaucoup plus de limitations que le REER.

Revenu temporaire :

Le revenu temporaire, quant à lui, offre plus de flexibilité. En effet, il permet de faire des retraits jusqu’à 40 % de la valeur du MGA, soit 24 640 $ en 2021. Une demande spécifique doit être faite chaque année à son institution financière pour en bénéficier.

Pour s’y qualifier, Retraite Québec précise qu’il faut satisfaire aux deux conditions suivantes :

  • Posséder un seul FRV;
  • Le montant brut des autres revenus des 12 mois qui suivent la demande de revenu temporaire ne doit pas dépasser 40 % du MGA pour l’année de la demande.

Également, comme le REER, le CRI doit être transféré obligatoirement dans un FRV à 71 ans au plus tard et est sujet à un retrait annuel minimum établi en fonction de l’âge.

Dans ma situation, je devrais être éligible au revenu temporaire comme mes revenus bruts totaux ne devraient pas dépasser 40 % du MGA. J’aurai donc plus de flexibilité que si je n’avais accès qu’au revenu viager.

Retraite Québec offre d’ailleurs un calculateur qui donne une idée de quel revenu il est possible d’obtenir de son FRV.

CELI

On connait tous le CELI, ce véritable cadeau du gouvernement.

Après y avoir cotisé des sommes ayant déjà été imposées, les retraits et tous rendements de placements ne sont pas sujets à imposition.

Ainsi, il n’y a aucun inconvénient à laisser son CELI fructifier le plus longtemps possible. Le CELI offrira un revenu de retraite non imposable. Laissez-moi reformuler :

Plus on laisse le CELI croître, plus on aura de revenus non imposables.

De plus, contrairement au REER, tout retrait du CELI libère de l’espace de cotisation pour l’année suivante. Autrement dit, si vous retirez 10 000 $ de votre CELI une année, vous pourrez remettre ce 10 000 $ l’année suivante.

À cela s’ajoute également le nouveau plafond annuel. En 2021, cela représentait un nouveau 6 000 $ de cotisation supplémentaire au CELI. Bien sûr, ceci pourrait être amené à changer si le gouvernement fédéral réalise à quel point le CELI est une arme de destruction fiscale massive. 😉

Compte non enregistré

Les comptes non enregistrés n’ont pas de minimum ou de maximum de retrait. Ils permettent de toucher différents revenus de placements, qui sont sujets à différentes règles d’imposition. D’ailleurs, notre ami Felipe en fait la description parfaite dans ce vidéo (anglais). Essentiellement, voici ce qu’il faut retenir.

Dividendes

Les dividendes ont un traitement fiscal préférentiel grâce aux crédits d’impôt. Les dividendes d’actions canadiennes sont encore moins imposés. Les crédits d’impôt sont en fait si généreux, qu’en l’absence d’autre revenu, une personne seule peut recevoir jusqu’à près de 50 000 $ de dividendes sans payer un seul dollar d’impôt. Il faut se rappeler aussi que les dividendes sont sujets à imposition dès la distribution, même si on compte les réinvestir.

Certains FNB sont conçus pour ne verser aucun dividende. Ce genre de FNB simplifie donc cet aspect fiscal.

Gains en capital

Le gain en capital, ou profit réalisé lors de la vente d’un titre, est imposé de façon préférentielle. En effet, le taux d’inclusion au revenu est de 50 % seulement. Pour le moment, du moins. 

À titre d’exemple, un titre acheté à 100 $ puis vendu à 120 $ représente un gain réalisé de 20 $. Toutefois, seulement 50 % de ce gain, donc 10 $, sera sujet à imposition.

L’avantage majeur de ce type de revenu, c’est qu’il doit être déclaré uniquement quand le gain est réalisé, c’est-à-dire quand le titre a été vendu. Il y a donc moyen de différer ce gain en capital autant de temps qu’il sera nécessaire.

Intérêts

Le revenu d’intérêts est le type de revenu de placements le moins efficace d’un point de vue fiscal.  En effet, les revenus d’intérêts sont entièrement imposés au même taux d’imposition que du revenu.

Il faut se souvenir que seules les obligations produisent des revenus d’intérêts. Considérant l’imposition beaucoup moins avantageuse de ce type de revenu, mieux vaut garder ses obligations dans un compte enregistré.

Régimes de retraite publics

Maintenant, les différentes sources de revenus auquel j’aurai droit à l’âge traditionnel de la retraite ne doivent pas être négligées. Je parle bien sûr des régimes de retraite publics comme le Régime de rentes du Québec (RRQ) et la Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV).

RRQ

La rente du RRQ est établie en fonction des revenus de travail sur lesquels on a cotisé. Ainsi, il est difficile d’estimer à quoi ressemblera ces montants dans plusieurs années, voire décennies. Cependant, la RRQ donne accès à nos propres relevés de participation sur ce site. Dans la section 3, on y retrouve le « montant actuel mensuel ». Ce montant représente une estimation de la rente de retraite à l’âge indiqué, si aucun autre revenu de travail n’est ajouté d’ici là.

Ce dont il faut surtout se souvenir, c’est que le RRQ prévoit des sommes imposables qui peuvent être accessibles dès l’âge de 60 ans. De 60 à 70 ans, le montant de la rente varie énormément.

PSV et SRG

Contrairement au RRQ, le montant de la PSV est établi en fonction du nombre d’années où l’on a habité au Canada après l’âge de 18 ans.

En dollars de 2021, le montant mensuel maximum de PSV est de 615,37 $ (ou 7 384,44 $ par année). Ces sommes sont imposables. On peut commencer à la recevoir dès l’âge de 65 ans, mais elle peut être reportée jusqu’à 70 ans. Tout comme le RRQ, plus on reporte, plus le paiement de pension sera élevé.

Si le revenu net individuel excède 79 845 $ (incluant les prestations de la PSV), une partie de la PSV doit être remboursée. Aucune pension n’est versée lorsque le revenu net excède 129 075 $.

À cela peut s’ajouter le Supplément de revenu garanti (SRG). Contrairement à la PSV, le SRG est non imposable. En dollars de 2021, toute personne célibataire ayant moins de 18 648 $ en revenu annuel imposable peut aller chercher jusqu’à 919,12 $ de plus par mois, soit 11 029,44 $ par année. De plus, l’ARC précise qu’il n’y a aucun avantage à reporter la pension quand on est admissible au SRG.

La composition du portefeuille

J’en ai précédemment parlé dans mon article sur comment investir son épargne, toutefois le sujet est toujours aussi pertinent, sinon plus, lorsque vient le moment de décaisser.

En plus de choisir une répartition d’actifs avec laquelle on est confortable, il est important de mettre les bonnes choses aux bons endroits. Il y a deux simples et bonnes raisons : le rendement et l’optimisation fiscale.

Ainsi, voyons voir les différentes particularités des principales classes d’actifs, c’est-à-dire les actions et des obligations.

Les actions

Des actions, c’est pertinent partout. C’est les actions qui permettront d’aller chercher un bon rendement à long terme et ainsi assurer la pérennité de notre fond de liberté. Peu importe la répartition d’actif choisie, votre portefeuille a de grandes chances de contenir une part importante d’actions. Toutefois, le compte où prioriser les actions demeure le CELI. C’est où on veut un maximum de rendement.

Il y a historiquement une différence de rendement entre les actions internationales et les actions canadiennes. Ainsi, il serait pertinent de concentrer la portion plus performante (internationales) dans le CELI et la portion moins performante (canadiennes) dans le REER/CRI.

Les obligations

On se souvient que les obligations offrent plus de stabilité, mais ralentissent nécessairement le rendement. En plus de ça, elles produisent un revenu de placement plus lourdement imposé. Le choix logique revient donc à garder ses obligations dans le REER/CRI. À moins de détenir un FNB d’obligations sans distribution, il n’y aucun avantage à en garder dans un compte non enregistré.

Le CELI est le dernier endroit où détenir des obligations. On ne veut surtout pas ralentir le rendement du CELI et amputer notre futur revenu non imposable.

Mon futur portefeuille

Considérant tout ce qui précède, j’ai fait des projections pour avoir une idée de mon portefeuille au moment du décaissement. Comme je l’expliquais dans un article précédent, j’aurai gardé suffisamment d’espace REER pour absorber l’excédent de mon RRPD. Ainsi, une fois le transfert des droits fait, mon portefeuille devrait ressembler à ceci :

CompteMontantProportionFNBTraitement fiscal
REER/CRI260 000 $61 %XEQT et
ZAG
Imposable
CELI125 000 $30 %ZGQNon imposable
Non-enregistré40 000 $9 %HGRO50 % du gain en capital
Total425 000 $

Présentement, j’investis à 100 % en actions dans mes placements (ZGQ et XEQT). Je favorise d’aller chercher le plus de rendement possible en phase d’accumulation. Toutefois, quand j’approcherai le moment de décaisser, je pense faire la transition vers environ 90 % en actions et 10 % en obligations.

Ainsi, comme le REER et le CRI agissent de façon assez similaire, on parle donc d’un gros 61 % de mon portefeuille sujet à être imposé comme du revenu. J’y détiendrai mon 10 % en obligations (ZAG), vu le traitement fiscal peu avantageux du revenu sur les intérêts. Également, tant qu’à détenir des obligations et ralentir mon rendement, je préfère qu’ils ralentissent mes comptes les plus sujets à être imposés. J’y concentrerai également mon home country bias (XEQT).

Le CELI, représentera environ 30 % de mon portefeuille, et pourra offrir un revenu non imposable. Il sera investi à 100 % en actions internationales (ZGQ) afin de lui permettre de croître autant que possible. On se souvient qu’il n’y a aucun désavantage à avoir un gros CELI. 🙂

Le compte non enregistré, quant à lui, représentera un maigre 9 % de mon portefeuille. En détenant uniquement un FNB à 100 % d’actions sans distribution (HGRO), seul le gain en capital sera imposable. Le traitement fiscal sera donc bien plus avantageux que le REER/CRI.

Ma stratégie de décaissement

Gardons en tête que le système d’imposition canadien est un système progressif, ce qui signifie que les faibles revenus sont imposés à un taux moins élevé que les revenus élevés. Plus vous retirez de revenus imposables, plus vous payez d’impôt.

Il faut donc soigneusement s’assurer de ne pas recevoir trop de revenu imposable en même temps. Il faut garder en tête que le RRQ et la PSV seront imposables plus tard. En même temps, il faut considérer que le REER/CRI devra être obligatoirement transféré dans un FERR/FRV à 71 ans et sera sujet à un retrait minimum prédéfini (assurément plus élevé que 4 %).

Ainsi, je vois le décaissement en deux temps.

Avant 65 ans

Rappelons-nous que le REER/CRI est imposé le plus lourdement, que le non enregistré est imposé plus avantageusement et que le CELI n’est pas du tout imposé.

Considérant ceci, je prioriserais le décaissement de mes deux comptes les plus lourdement imposés, c’est-à-dire mon REER et mon CRI, et ce, dès le départ. Comme je vise une retraite frugale, mes retraits tourneraient autour du montant personnel de base. Le reste, si nécessaire, pourrait provenir du compte non enregistré. Ainsi, je payerais très peu d’impôt, même en faisant des retraits de mon compte le plus lourdement imposé.

Je pourrais également lentement transférer des sommes de mon compte non enregistré vers le CELI, si nous continuons à avoir de nouveaux espaces de cotisations chaque année.

De cette façon, je retarderais les retraits du CELI le plus tard possible. Entre temps, celui-ci continuerait de croître avec un FNB à haut rendement. Quand viendrait le temps de le décaisser, c’est-à-dire une fois que le REER/CRI serait entièrement épuisé, le CELI pourrait offrir un revenu à 100 % libre d’impôt. Ceci tomberait bien, car viendront inévitablement les revenus imposables des régimes publics.

Après 65 ans

Il est bien difficile d’estimer le montant du ma rente futur du RRQ, comme j’ai l’intention de cesser d’y contribuer longtemps avant d’y avoir droit. À l’éternelle question à savoir à quel âge je sortirai ma RRQ et ma PSV, je suis encore moins décidée. Pour la forme, disons 65 ans. Peu importe l’âge et la somme, ce sera tout de même une forme de revenu imposable.

Ainsi, si j’ai déjà complètement épuisé le REER/CRI et mon compte non enregistré, il ne me resterait qu’une seule autre source de revenus à ce moment-là. Le CELI serait alors une source de revenu entièrement non imposable.

Ainsi, dans l’absence d’autres revenus imposables, les sommes du RRQ et de la PSV seront plus favorablement imposées (ou pas du tout). De plus, j’aurai très possiblement accès au SRG. Ces revenus supplémentaires des régimes publics devraient alors me permettre de diminuer légèrement mes retraits de mon CELI à moins de 4 % par année. Ceci devrait assurer encore plus la pérennité de mes placements.

La stratégie inverse

Pour plusieurs, décaisser un REER à 35 ans, c’est un sacrilège. Pourtant, il s’agit vraiment de la façon la plus optimale de décaisser, maintenant que le CELI fait partie de la game.

Imaginez la stratégie inverse.

Tout d’abord, je commencerais par décaisser uniquement mon CELI. Ainsi, je profiterais d’un revenu non imposable pendant peut-être 10-15 ans à peine, avant que le compte soit entièrement épuisé.

Par la suite, il ne me resterait que des comptes sujets à imposition. De plus, pendant que je liquiderais mon CELI, le REER/CRI et le compte non enregistré continueraient de croître. À cela s’ajouterait l’accumulation d’un passif fiscal. Finalement, je commencerais à les décaisser seulement vers 45-50 ans.

À cela s’ajouteraient les revenus imposables des régimes publics vers 65 ans. À 71 ans, le REER/CRI devrait obligatoire être transféré en FERR/FRV et serait sujet à un retrait minimum de 5,28 % et plus par année. Si la somme de tous ces revenus imposables s’avérait assez élevée, je n’aurais pas droit au SRG et je serais plus lourdement imposée.

Ne vaudrait-il pas mieux d’étaler mes revenus imposables sur toute la durée de la retraite?

À cet égard, Pierre-Yves McSween parle de la stratégie d’amortissement ou l’art d’étaler ses retraits d’un REER pour réduire son impôt dans le chapitre 17 de Liberté 45 intitulé La liberté fiscale (ou presque). Je vous en recommande fortement la lecture.

Décaisser pendant une apocalypse

Bien sûr, il faut prévoir aussi quelques stratégies en cas de catastrophe. Que ce soit un pépin dans sa vie personnelle ou un effondrement des marchés boursiers, il faut savoir adapter sa stratégie de décaissement.

Personnellement, je ne crois pas au fait de garder l’équivalent de plusieurs années de dépenses en argent. Présentement, en phase d’accumulation, je n’ai pas même de fond d’urgence. À cet égard, cet article me rejoint beaucoup.

Toutefois, une fois rendue au décaissement, je garderai possiblement 3-6 mois de dépenses en argent, tout au plus, mais certainement pas l’équivalent de plusieurs années. Ce petit fond d’urgence pourra être utile en cas de correction pour éviter de vendre à perte dans l’immédiat.

En cas de bear market pendant le décaissement, je favoriserais plutôt la vente d’obligations, plutôt que de vendre des actions à perte. Considérant que je devrais avoir 10 % de mon portefeuille en obligations, ça représente environ 2 ans et demi de dépenses annuelles.

Je n’écarte également pas la possibilité de diminuer encore plus mes dépenses, ou simplement de travailler. Il n’y a aucune honte à ça. 😉

Les dividendes que je recevrai dans mon CELI et REER/CRI représenteraient également du revenu qui ne nécessiterait pas de vendre à perte. Ainsi, au lieu de les réinvestir pendant un marché baissier, je pourrais les utiliser pour couvrir mes dépenses.

Voici un bref survol, que j’avais même déjà abordé auparavant, mais qui pourrait nécessiter un article à lui seul éventuellement. 🙂

Conclusion

Voilà donc comment j’entrevois ma stratégie de décaissement avec les données que j’ai actuellement. Je suis bien consciente que 1 001 choses peuvent changer d’ici là. Toutefois, pour atteindre un objectif dans la vie, il faut planifier. Un objectif sans plan, c’est du rêve. On planifie avec les éléments connus, et on ajuste au fur et à mesure.

If you fail to plan, you are planning to fail.

– Benjamin Franklin

Je ne suis pas une professionnelle et il y a assurément des éléments que j’ai oublié ou négligé de prendre en considération. N’hésitez pas à me faire part de ce que j’aurais pu oublier. Toutefois, considérant le manque de ressources sur le sujet, il est pertinent de lancer la conversation et d’échanger.

Avez-vous pensé à votre propre stratégie de décaissement? 🙂

9 conseils pour une entrevue d’embauche réussie

Eh, oui, je l’avais mentionné dans mon dernier bilan mensuel :

J’ai récemment obtenu une promotion! 🙂

Comme vous le savez déjà, il est essentiel d’épargner et d’investir autant que possible pour atteindre l’indépendance financière. Bien sûr, pour augmenter sa capacité d’épargne, il y a deux variables importantes pouvant être manipulées. Je parle bien sûr des dépenses et des revenus.

Du côté des dépenses, elles sont déjà assez bien optimisées et peuvent être réduites jusqu’à un certain point. D’ailleurs, je mène déjà un style de vie plutôt frugal. Ainsi, j’ai décidé de suivre mes propres conseils et d’augmenter mes revenus. L’augmentation de salaire demeure une des avenues les plus efficaces. En effet, ça implique d’augmenter ses revenus, sans nécessairement travailler plus d’heures. Double win!

Dans mon rôle actuel, j’avais en fait demandé une augmentation de salaire l’an dernier. J’avais obtenu 12 %. Juste pour l’avoir demandé! Imaginez si je n’avais pas eu le courage de le faire?

S’ouvrir aux opportunités

Cette année, j’avais peu d’espoir d’aller chercher une augmentation aussi substantielle à nouveau dans mon rôle actuel. Ainsi, j’ai commencé à regarder ailleurs au sein de la compagnie.

J’ai rapidement ciblé un poste qui représentait un niveau de plus, soit 7,5 % d’augmentation de salaire, et pour lequel je semblais répondre au profil recherché.

Bien sûr, c’était dans une équipe complètement différente. Je ne connaissais personne de cette équipe. Je ne rencontrais pas nécessairement tous les critères requis sur l’offre d’emploi. Mon CV était à refaire. Je devais faire une lettre de présentation. Passer une entrevue, c’est stressant.

Bref, j’aurais pu utiliser n’importe laquelle de ces excuses pour ne pas tenter ma chance. Je connais plein de personnes autour de moi qui aiment se trouver des excuses pour ne pas agir et rester dans le statu quo. J’ai décidé de foncer.

Personnellement, je préfère me dire que je n’ai rien à perdre, tout à gagner. J’ai donc posé ma candidature. Sinon, la réponse à la question qu’on ne pose pas est toujours non. 🙂

Bien se préparer

Peu importe combien j’ai confiance en moi, je demeure une introvertie pure et dure. Je suis bien à l’aise à l’écrit, mais les exposés oraux n’ont jamais été ma force. Vous pouvez vous imaginer comment une entrevue d’embauche peut me faire angoisser d’avance.

Je suis très consciente de mes faiblesses à cet égard. Je sais également que la meilleure arme contre ma nervosité, c’est de me préparer.

Voici donc le fruit de mes recherches, ma préparation et mon expérience. Voici comment j’ai obtenu ma promotion. Qui sait, peut-être cela vous sera utile!

1. Préparez-vous aux questions les plus fréquentes

Une simple recherche sur Google ou sur YouTube  vous permettra de trouver une foule de ressources sur les questions les plus fréquemment posées en entrevue et comment bien y répondre. On y retrouve des questions comme :

    • Parle-moi de toi;
    • Quelles sont tes forces;
    • Quelles sont tes faiblesses;
    • Ou tu te vois dans 5 ans;
    • Pourquoi avoir posé ta candidature sur le poste;
    • Pourquoi quitter ton emploi actuel;
    • Etc.

Il suffit de consulter quelques sites ou vidéos pour avoir une bonne idée. Il y a plein de personnes qui ont déjà été de l’autre côté de la table qui savent exactement les questions qui seront posés et comment bien y répondre.

Ainsi, vous pourrez penser d’avance à des éléments de réponses et être prêt à répondre à la majorité des questions qui vous seront posés.

2. Préparez des réponses passe-partout et histoires

En plus des questions typiques, il y a souvent des questions adaptables au poste en particulier. Il y a de forte qu’on vous demande de donner un exemple d’une situation X déjà vécu par le passé. Par exemple :

  • Un exemple de situation difficile au travail;
  • Un exemple de client difficile à gérer;
  • Un exemple d’un excellent service à la clientèle;
  • Un exemple de surcharge de travail et comment vous l’avez géré;
  • Etc.

Il est donc très pratique d’avoir quelques highlights de sa carrière en tête à raconter lorsqu’on se fait poser des questions de ce genre. Pensez à des situations difficiles ou stressantes, mais surtout à comment vous les avez surmontées. Pensez aussi à v vos bons coups que vous avez faits, des processus ou méthodes que vous avez améliorés, etc.

Ce genre de questions peuvent être vraiment agaçantes si on n’a pas quelques réponses toutes faites dans notre poche. Il faut être rapide à répondre. Bien sûr, vous pouvez prendre quelques secondes de réflexion, mais vous ne voulez surtout pas répondre que rien ne vous vient en tête.

3. Informez-vous sur le poste, l’équipe, l’entreprise

Vous ne voulez pas avoir l’air de quelqu’un qui a posé sa candidature, juste pour s’essayer ou pour l’augmentation de salaire. 😉

Vous devez démontrer que vous avez un minimum de connaissance sur le poste en question et qu’il vous intéresse vraiment. La base, c’est de lire l’offre d’emploi. Parfois, c’est bien abstrait et c’est difficile de savoir exactement ce que le poste implique, sans l’avoir fait, mais vous aurez quand même une petite idée en ayant bien lu l’offre d’emploi.

S’il s’agit d’un emploi chez un autre employeur, il est bon de connaître l’entreprise en question. Faites vos recherches et n’arrivez pas en entrevue sans avoir une idée d’où vous avez appliqué.

4. Souriez et ayez une attitude positive

Personne n’a envie d’engager quelqu’un de négatif.

Soyez enthousiaste, souriez, posez des questions, ayez l’air intéressez et remerciez la personne qui vous passe en entrevue. Démontrez-lui que vous êtes heureux d’être là, que ça vous fait plaisir de rencontrer cette personne et d’avoir la possibilité de discuter de votre avenir professionnel.

Le positif attire le positif, alors soyez positifs.

En plus du talent et des qualifications, les employeurs cherchent souvent un bon fit. Je vous garantis qu’une personne qui semble négative sera rarement un bon fit dans une équipe. Peu importe laquelle.

5. Gardez en tête qu’il ne s’agit pas d’un interrogatoire

C’est plate pour tout le monde, un interrogatoire.

Détendez-vous, souvenez-vous que la personne devant vous est un être humain également et qu’elle veut que le processus soit le plus agréable possible. Vous êtes peut-être la cinquième personne qu’elle passe en entrevue aujourd’hui. Rendez-lui la tâche un peu plus agréable.

Posez des questions en cours de route aussi, si vous en avez. Ça rend la conversation plus fluide et naturelle.

6. Gardez des questions pour la fin

Inévitablement, on vous demandera si vous avez des questions avant de finir. Il est primordial d’avoir des questions. Encore une fois, ça démontre de l’intérêt, de la curiosité… et ça pourrait réellement vous être utile. Vous avez sûrement des questions légitimes en tête, de toute façon. C’est gagnant-gagnant.

Encore une fois, Google regorge de suggestions de bonnes questions à poser, si vous manquez d’idée. En voici une que j’avais notée, que j’ai posée et dont je suis particulièrement fière :

« Après notre discussion, est-ce qu’il y a encore quelque chose qui vous fait hésiter à m’offrir le poste? »

L’avantage de cette question, c’est que ça permet d’avoir une idée de nos chances. Ça démontre également qu’on est capable de prendre les choses en main et de prendre la critique. Finalement, ça donne en quelque sorte une seconde chance pour clarifier ou élaborer sur un point qui n’était peut-être pas clair ou qui fait hésiter la personne.

Toutefois, si vous avez des questions sur les avantages sociaux et conditions de travail, ça peut attendre après avoir reçu une offre.

7. Envoyez un courriel de remerciement

Je sais, ça sonne têteux.

J’avais lu à plusieurs endroits qu’il ne fallait surtout pas négliger d’envoyer un courriel de remerciement dans les 24 heures de l’entrevue. Ça permet, encore une fois, de réitérer notre intérêt et ça démontre de la gratitude. Bref, un autre exemple d’avoir rien à perdre et tout à gagner.

J’avais quand même une réticence à le faire. Probablement à cause de mon introversion encore. J’ai donc demandé l’avis d’un ami qui passe des candidats en entrevue régulièrement. Sa réponse était catégorique : c’est vraiment bien vu. J’ai donc procédé avec un beau petit courriel :

« Je vous écris simplement pour vous remercier du temps que vous m’avez accordé hier lors de l’entrevue pour le poste de conseillère. Ce fut un réel plaisir de discuter avec vous deux et d’en apprendre autant sur le rôle, que sur votre équipe. Cela n’a qu’augmenté mon enthousiasme à l’idée de me joindre à vous et de mettre à profit mon expérience. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles bientôt. »

Je trouve toujours que ça fait téteux, mais une heure après, on me demandait des références. Il faut croire que ça n’a pas fait de tort. 🙂

8. Avisez les personnes qui seront vos références

Sérieusement.

Personne n’aime se faire appeler pour des références sans avoir été avisé au préalable. Un petit coup de fil ou un courriel pour aviser la personne est la moindre des choses. La personne aura le temps de penser à ce qu’elle dira. Vous voulez que cette personne vous vante, après tout. Ne la prenez pas de court.

C’est également avantageux de penser à ses références d’avance. Si on vous en demande, c’est louche si ça vous prend deux jours pour en trouver une. Êtes-vous recommandable, ou pas?

9. Patientez

Vous avez maintenant tout fait en votre pouvoir. Il ne reste qu’à attendre la bonne nouvelle. 🙂

Une opportunité d’apprentissage

Avant même d’avoir eu la bonne nouvelle, j’étais satisfaite. Je savais que je m’étais préparée adéquatement et que j’avais bien performé pendant l’entrevue. Peu importe le résultat, j’avais eu l’occasion de me faire connaître. Ça ne peut jamais être négatif.

Même si on ne retenait pas ma candidature, j’allais me retrousser les manches et continuer à chercher. Après tout, il faut savoir apprécier l’opportunité de se prouver, de pratiquer ses talents d’entrevue et de se faire connaître. Il faut aussi savoir prendre la critique humblement, puis travailler sur ses faiblesses.

Je ne me souviens pas de la phrase exacte, mais un cher ami m’a partagé une citation dernièrement. Celle-ci disait que d’être heureux peu importe le résultat était un superpouvoir. Je ne peux qu’être en accord. 🙂

Tout est bien qui finit bien

Heureusement, on m’a offert le poste! Je débuterai le 15 février dans mes nouvelles fonctions. On m’a dit que j’étais une « belle découverte » et qu’on avait hâte de travailler avec moi. Quoi demander de mieux?

Ah, oui, l’augmentation de salaire que j’épargnerai et investirai à 100 %. 🙂

J’ai également espoir de m’épanouir dans mon nouveau rôle. Bien que j’aie été engagé pour mon expertise en assurance de personne, il y a un volet épargne-retraite sur lequel je devrai être « formée ». Je crois bien être à la hauteur du défi. 😉

Une tendance se dessine. Je suis heureuse de constater que je ne suis pas la seule de la blogosphère à avoir obtenu une promotion récemment. En effet, le rédacteur d’ObjectifIF ainsi que l’Ingénieuse pourront également augmenter leur épargne grâce à une promotion. Je les félicite sincèrement et je leur souhaite le meilleur des succès!

Et vous? Avez-vous songé à comment vous pourriez augmenter vos revenus en 2021? 🙂

 

Bilan de janvier 2021

Bonjour!

Déjà un mois derrière nous! Malgré que ce soit une période plutôt ennuyante de l’année, même sans pandémie, on dirait que je ne vois pas le temps passer. Il faut dire que mon blogue et ma page Facebook me tiennent assez occupée, sans compter les heures supplémentaires que j’ai faites au travail et le temps que j’ai passé à me préparer pour une entrevue. 

Bref, le meilleur remède pour survivre à cette interminable pandémie, c’est de se garder occupée. 🙂

Alors nous voilà déjà rendus au 1er février. Voyons voir comment ma valeur nette a progressé dans le dernier mois.

Valeur nette au 31 janvier 2021

Actifs
Compte bancaire :
CELI Questrade :
CRI Questrade :
REER Questrade :
REER FTQ :
REER Fondaction :
Non-enregistré :
1 369 $
32 176 $
43 405 $
33 916 $
5 752 $
13 427 $
307 $
Total d’actifs :130 352 $
Passifs
Prêt automobile :
Marge de crédit :
Mastercard Tangerine :
Amex Air Miles :
BMO Air Miles :
Amex Aeroplan :
8 192 $
1 000 $
0 $
0 $
31 $
11 $
Total de passifs :9 234 $
Valeur nette121 118 $
Variation+ 3 313 $

Ma valeur nette est maintenant à 121 118 $! On parle d’une augmentation de 3 313 $ par rapport au 31 décembre 2020. Ce fut un bon mois pour les rendements en général… jusqu’à la toute dernière semaine. Peu importe, car je continue de suivre mon plan d’épargne et d’investissement et je continue de voir mes placements augmenter lentement, mais sûrement. 🙂

D’ailleurs, une lectrice m’écrivait dernièrement et se demandait si la valeur mensuelle des placements boursiers était la meilleure manière pour évaluer la valeur nette. Elle était d’avis que ça « fait fluctuer le bilan d’un mois à l’autre de manière excessive et c’est décourageant durant les périodes de baisse. »

Je dois lui accorder que de faire un suivi aussi rapproché de ma valeur nette implique beaucoup de fluctuations. Toutefois, je suis consciente que ça fait partie de la game et j’ai une excellente tolérance au risque. Comme je fais déjà le suivi de ma valeur nette de près dans mes fichiers personnels, j’ai décidé de l’inclure sur mon blogue sur une base mensuelle, en même temps que le suivi de mes dépenses. 🙂

Je réalise toutefois que sur la page dédiée à ma valeur nette, je devrai éventuellement compresser les données sur le graphique (faute d’espace), possiblement sur des intervalles de trois mois. Ça devrait arrondir un peu la courbe. 😉

Changement au portefeuille

J’ai emboîté 2021 avec quelques petits changements dans mon portefeuille. Comme je l’ai déjà mentionné avant, mes principaux placements sont chez Questrade, répartis dans un CRI, un REER et un CELI. Dans les trois comptes, j’y détenais que XEQT, un FNB tout-en-un d’iShares composé à 100 % en actions, dont environ 22 % sont des actions canadiennes.

Réduction du home country bias

Certaines lectures, notamment le blogue d’Ed Rempel, m’ont amené à réfléchir au home country bias, c’est-à-dire d’être trop largement exposé aux actions de son propre pays. En effet, le Canada représente environ 3 % de l’économie mondiale et repose essentiellement sur les ressources et le secteur financier. Sachant ceci, comment est-ce une bonne diversification de détenir 22 % de son portefeuille en actions canadiennes?

D’autant plus que j’ai (malheureusement) environ 15 % de mon portefeuille dans des fonds de travailleurs qui investissent uniquement dans des entreprises locales. Bref, mon home country bias est assez important. Ça revient en fait à environ 33 % de mon portefeuille total investis en actions canadiennes.

Après mûre réflexion, j’ai choisi ZGQ (gracieusement porté à mon attention par un lecteur de ce blogue, d’ailleurs) pour réduire mon home country bias un peu, en plus d’aller chercher un peu plus d’actions des pays émergents. Ce FNB cherche en fait à reproduire le rendement de l’indice MSCI All Country World High Quality.

J’ai toutefois fait le changement uniquement dans mon CELI, dans lequel je veux aller chercher le maximum de rendement. Je détiens toujours XEQT dans mon CRI et mon REER. Je réduirai ainsi graduellement l’exposition totale de mon portefeuille aux actions canadiennes au fur et à mesure que j’ajouterai des cotisations au CELI.

Un peu de FOMO (Fear of Missing Out)

Eh oui, je me suis laissée tenter par le Bitcoin après qu’il ait baissé de son all time high au début janvier. J’en ai donc profité pour m’informer un peu plus sur le Bitcoin avant d’investir une certaine somme. Initialement, j’ai décidé de le faire par l’achat de quelques unités du nouveau FNB QBTC. De cette façon, je peux profiter des gains potentiels du Bitcoin dans mon CELI, ce qui ne peut pas être fait par la méthode traditionnelle.

Par la suite, j’ai continué de m’informer et j’ai appris l’existence de l’application montréalaise Shakepay. J’ai décidé de réellement acheter du Bitcoin de cette façon. En fait, en utilisant un lien de parrainage, j’obtenais 30 $ en achetant pour 100 $ de cryptomonnaie. Pourquoi pas? Un rendement instantané de 30 %. 😉

Pour plus de détail sur l’utilisation de Shakepay ou sur le Bitcoin en général, L’investisseur caféiné a récemment publié un article sur le sujet.

Concrètement, je préfère me fixer une limite à 1 % de mon portefeuille à l’égard de la cryptomonnaie. Je me dis qu’avec une limite, ça empêche de faire des folies. De plus, c’est une somme que je suis prête à perdre. Et si jamais je fais un bon coup, tant mieux! Je n’ai pas l’intention de faire de spéculation avec, mais bien de buy and hold comme mes autres placements.

Épargne

Voici le détail de mon épargne de janvier sur chacune de mes rentrées d’argent :

  • 14 janvier : 750 $ sur 1 710,67 $ net (44 % d’épargne)
  • 28 janvier :  1 035 $ sur 2 005,17 $ net (52 % d’épargne)
  • Total d’épargne :  1 785 $ pour le mois de janvier ou 48 % d’épargne

Sur les 1 785 $ épargnés, j’ai cotisé 1 550 $ à mon CELI et j’ai acheté pour 235 $ de cryptomonnaie en dehors d’un compte enregistré.

La paie plus élevée se justifie par quelques heures supplémentaires en janvier. Sinon, je trouve que ça paraît que j’ai recommencé à payer du RRQ.

De plus, à partir de la fin février, j’aurai de plus grosses paies en général, car j’ai obtenu une promotion! Avant les fêtes, j’avais appliqué sur un poste d’un niveau supérieur, dans une autre équipe. Je n’avais pas nécessairement beaucoup d’espoir d’avoir des nouvelles, comme je ne connaissais personne de cette équipe. On le sait : mieux vaut connaître quelqu’un que quelque chose. Finalement, j’ai eu l’appel! Quelques jours après l’entrevue, on m’offrait le poste. 🙂

Ainsi, je passerai d’un salaire annuel de base de 71 180 $ à 76 600 $, ce qui représente donc une augmentation de 7,6 %. Il y aura également l’augmentation annuelle en avril qui devrait être autour de 3 %, ce qui porterait alors mon salaire à 78 898 $.

Je ne fais pas juste parler d’augmenter ses revenus. Il faut bien que les bottines suivent les babines! Et je préfère le faire en augmentant mon salaire horaire qu’en faisant plus d’heures. 🙂

Finalement, mon objectif d’épargne de 25 000 $ en 2021 sera un peu plus facile à atteindre que je pensais. Vous me connaissez assez pour vous douter que je prévois épargner 100 % de mon augmentation. 🙂

Relevé de dépenses

DateMontantDescription
2021-01-01120,00 $Frais annuels American Express
2021-01-016,79 $Starbucks
2021-01-027,15 $Spotify
2021-01-0210,00 $Don de charité
2021-01-0218,39 $Mondou
2021-01-0213,41 $Essence
2021-01-0396,42 $Épicerie
2021-01-04497,50 $Loyer
2021-01-04403,85 $Prêt automobile
2021-01-0514,39 $Assurance habitation
2021-01-0548,04 $Assurance auto
2021-01-0714,23 $Subway
2021-01-0712,50 $SAQ
2021-01-097,70 $Netflix
2021-01-093,40 $Starbucks
2021-01-1329,50 $Hydro-Québec
2021-01-1371,95 $Assurance habitation
2021-01-15403,85 $Prêt automobile
2021-01-173,40 $Starbucks
2021-01-17101,00 $Épicerie
2021-01-2125,21 $Pharmacie
2021-01-233,40 $Starbucks
2021-01-2511,09 $Pharmacie
2021-01-2820,82 $Essence
2021-01-2815,29 $Épicerie
2021-01-282,70 $Starbucks
2021-01-29403,85 $Prêt automobile
2021-01-3027,60 $Internet résidentiel
2021-01-313,40 $Starbucks
Total :2 396,83 $

Pour le mois de janvier, j’ai 2 396,83 $ de dépenses total, ou 28 761,96 $ annualisés. Si on oublie les remboursements de mon prêt automobile, ça revient à 1 185,28 $ ou 14 223,36 $. Gros écart entre les deux, car j’avais trois paiements sur ma voiture ce mois-ci.

Sinon, les mois se suivent et se ressemblent! Je devrais avoir honte : 23,09 $ en café Starbucks. Pensez-y! Ça fait 277,08 $ par année! Ça nécessiterait 6 927 $ en placements pour financer cette mauvaise habitude avec des revenus passifs! Vivement qu’on puisse faire autre chose que des rides de char. 😉

Également, on retrouve quelques transactions en lien avec du Travel Hacking, comme les frais annuels sur ma Prestige Aeroplan American Express de 120 $. J’ai également payé le solde de ma police d’assurance habitation pour m’aider à atteindre les dépenses requises sur ma Mastercard BMO AIR MILES pour débloquer le bonus de 850 miles. Encore une fois, je n’ai pas dépensé plus pour faire des points, je n’ai que devancé une dépense. 🙂

Pas drôle, pareil. Le plus gros challenge pour moi avec le Travel Hacking présentement, c’est de trouver une façon d’atteindre les seuils de dépenses nécessaire pour débloquer mes bonus. Heureusement, Milesopedia donne de bonnes astuces pour y parvenir. 

Liste de lecture

Ceux abonnés à ma page Facebook l’auront remarqué : je suis une fervente lectrice. Je lis souvent plusieurs livres en parallèle, en plus des audiobooks occasionnels. Qui sait, peut-être atteindrai-je un jour le niveau de Warren Buffett (traduction libre) :

Lisez 500 pages de ce type chaque jour. C’est ainsi que fonctionne l’apprentissage. Ça s’accumule, comme les intérêts composés. Vous pouvez tous le faire, mais je vous garantis que vous ne serez pas nombreux à le faire.

En plus de lire, j’aime aussi échanger sur mes différentes lectures et savoir ce que les autres lisent. Dans cet ordre d’idée, j’ai pensé que d’ajouter ce segment à mes bilans mensuels pourrait vous intéresser. 🙂

Ainsi, ma liste de lecture de janvier ressemblait à ceci : 

Je dois l’avouer : je suis une junkie de croissance personnelle. J’essaie quand même d’équilibrer un peu entre la fiction et non fiction. D’ailleurs, vous ne serez sûrement pas surpris d’y voir un roman de Star Trek à l’occasion.

De cette liste, celui que je vous recommande le plus est définitivement The Psychology of Money. Pour moi, c’était un parfait mélange de deux sujets qui me passionnent.  Également, quiconque a de la difficulté à faire des changements durables dans sa vie bénéficierait de lire The Power of Discipline.

Ça va aller vite!

J’ai bien l’impression que février, avec ses 28 jours, passera comme un coup de vent.

Mon article de lundi prochain portera sur le processus d’entrevue et comment bien s’y préparer, surtout quand on est une introvertie (comme moi). La semaine suivante, je me permettrai une petite pause. Je commencerai alors mes nouvelles fonctions et je veux pouvoir me concentrer là-dessus. 🙂

Ainsi, j’aurai deux semaines pour vous concocter un article sur ma stratégie de décaissement. Vous êtes plusieurs à me le demander, alors je veux être à la hauteur! FIRE Habits a toutefois mis la barre haute avec son propre article sur le sujet. Raison de plus pour me donner deux semaines pour le rédiger.

J’aurai également accès à mes T4 et Relevé 1 le 16 février. Nerd comme je suis, je risque de commencer à faire des déclarations de revenus peu de temps après. En plus de la mienne, je fais toujours celles de ma sœur et de mon frère. 🙂

J’ai particulièrement hâte de faire la déclaration de revenus de ma sœur pour appliquer le plus parfaitement possible la méthode pour optimiser ses cotisations REER, et ce, avant le 1er mars. 

D’ailleurs, avez-vous des suggestions pour un bon logiciel qui permet de faire multiples déclarations de revenus? J’ai toujours acheté Impôt Expert depuis 2014, sans trop regarder ce que les autres options offraient. Je suis ouverte aux suggestions!

À la prochaine!

Mes futurs dépenses de retraite

À force de me lire chaque semaine, peut-être avez-vous sursauté à quelques reprises quand je mentionnais viser 15 300 $ (en dollars de 2021) en dépenses annuelles à la retraite. Un fidèle lecteur m’a même déjà dit avoir peur que je manque d’argent avant la fin de l’année.

En plus, vous avez accès à mes bilans mensuels et vous avez sûrement constaté que je suis loin du compte pour l’instant.

J’ai donc pensé qu’il serait pertinent de rédiger un article sur mes dépenses actuelles et comment je compte optimiser le tout pour que 15 300 $ soit réaliste, une fois à la retraite.

Mes dépenses actuelles

Comme déjà détaillée dans mon article sur la réduction des dépenses, voici une estimation de mes dépenses actuelles.

Poste de dépensesMontantAnnualisé
Habitation
- Loyer
- Hydro-Québec
- Assurance habitation
497,50 $/mois
29,50 $/mois
14,48 $/mois
5 970,00 $
354,00 $
173,76 $
Voiture
- Paiement
- Assurance auto
- Essence
- Immatriculation
- Changement d'huile
- Permis
403,85 $/2 semaines
48,12 $/mois
10,00 $/semaine
230,43 $/année
100,00 $/6 mois
86,34 $/année
10 500,10 $
577,44 $
520,00 $
230,43 $
200,00 $
86,34 $
Nourriture
- Épicerie50,00 $/semaine2 600,00 $
Abonnements
- Cellulaire
- Internet résidentiel
- Spotify
- Netflix
31,57 $/mois
28,75 $/mois
7,15 $/mois
7,00 $/mois
378,84 $
345,00 $
85,80 $
84,00 $
Dons
- CanaDon10,00 $/mois120,00 $
Chats
- Nourriture
- Litière
30,00 $/mois
10,00 $/mois
360,00 $
120,00 $
Total :22 705,71 $

Vous remarquerez que certaines dépenses ne sont pas ce qu’on pourrait réellement considérer comme fixe. Toutefois, comme je fais le suivi de mes dépenses chaque mois, je suis en mesure d’établir une moyenne plutôt représentative.

Optimisation par poste de dépenses

Vous aurez compris que je suis présentement presque 7 500 $ over. J’en suis bien consciente. Voyons voir comment je pourrais optimiser mes dépenses pour que mon objectif de 15 300 $ par année soit réaliste. 🙂

Habitation

Pour ce poste de dépenses, j’ai déjà un peu annoncé mes couleurs dans un article précédent.

Présentement, je suis à loyer, plus précisément en colocation avec ma sœur. J’habite à une dizaine de kilomètres de mon lieu de travail. Une fois retraitée, je n’aurai plus besoin d’habiter près d’un travail. Bien que mes plans de retraite impliquent pas mal de temps passé à voyager, j’aimerais quand même avoir un pied à terre au Québec. Je ne désire donc pas être entièrement nomade.

Ainsi, le choix le plus logique à mes yeux serait d’acheter la maison de ma mère, dans mon petit village natal. Comme elle habite en région, la maison est clairement une aubaine. Avec les taux d’intérêt comme ils le sont présentement, une hypothèque sur la maison me reviendrait à environ… 250 $ par mois.

J’estime très librement les assurances, taxes municipales & scolaires et l’électricité à environ 1 000 $ chaque par année.

Le scénario idéal et probable sera que ma mère continue d’y habiter. Comme ça il y aurait toujours quelqu’un dans la maison, même quand je serai partie explorer le monde. Ma soeur vise FIRE également et pourrait opter pour ce même pied à terre. Je pourrais alors m’occuper de payer l’hypothèque seulement, pendant que ma mère et ma soeur s’occupent de payer les autres frais reliés à la maison. Ça pourrait aussi être toute autre forme d’arrangement qui impliquerait un partage des dépenses.

Voiture

Vous le savez déjà, mais ce poste de dépenses sera automatiquement optimisé au plus tard en novembre 2021, quand mon prêt automobile sera complètement remboursé. On parle alors de 10 500 $ de dépenses en moins par année. 🙂

Pendant la durée du prêt, la banque exige une assurance complète. Une fois le prêt remboursé, je considère ainsi changer mes assurances peu de temps après pour être assurée juste « d’un bord ». J’ai appelé mon assureur pour savoir à combien reviendrait ma prime et celle-ci passerait de 577 $ à 336 $ par année.

Pour ce qui est du permis et de l’immatriculation, ça ne changera pas. Évidemment, ça risque plus d’augmenter, lentement mais sûrement.

L’essence pourrait très bien augmenter par moment (autant le prix que ma consommation), comme il pourrait demeurer très stable à d’autres instants. Sous toutes réserves, je vais estimer le double de ce que je paye actuellement.

Finalement, pour tout ce qui est entretien, incluant les changements d’huile et réparations, je vais devoir prévoir un plus gros montant. Ma voiture commence à prendre de l’âge et quand viendra le temps de démissionner, elle risque de commencer à avoir besoin d’amour! Je crois qu’il serait raisonnable de prévoir environ 750 $ par année.

Nourriture

De ce côté, outre l’augmentation du coût de la nourriture, il ne devrait pas y avoir une grosse différence. La fluctuation qui pourrait y avoir, c’est plus en fonction d’où je me serai dans le monde. La nourriture coûte ridiculement peu cher en Asie du Sud-Est, par exemple. Cependant, me nourrir en Europe pourrait être une autre histoire. Le temps que je suis au Québec, ce sera sensiblement le même prix que je paye présentement, plus l’inflation.

Je fais déjà attention d’acheter mon épicerie selon les spéciaux, en grosse quantité (économie d’échelle), j’évite les restaurants, je fais du meal prep et je m’assure de ne rien gaspiller. Ce sont toutes de bonnes habitudes que je compte conserver. De plus, je mange cétogène et je pratique le jeûne intermittent depuis trois ans et je ne compte pas faire de changement de ce côté.

Sous toutes réserves, je vais garder le même montant que je paye présentement.

Abonnements

Je vois peu de changements de ce côté.

Pour mon abonnement cellulaire, je n’envisage pas de changement majeur. J’ai un forfait à 27 $ avec Fizz (mon code de référence : N5MMB) présentement qui me convient parfaitement. À l’étranger, il y a toujours l’application WhatsApp qui me permettra de téléphoner ou d’envoyer des messages texte sans frais, à condition d’avoir accès à un Wifi.

Côté internet résidentiel, il y a peu de changement à prévoir également. Je trouve que je paye déjà un prix raisonnable. À la limite, ça pourrait même diminuer si je partage la facture avec ma mère en plus.

Pour Spotify et Netflix, je ne pense pas me désabonner, car j’utilise amplement ces services et ils me seront utiles, peu importe où je serai dans le monde. 🙂

Dons

De ce côté, je donne quand même peu. Je ne pense certainement pas diminuer. Présentement, je donne aussi via des déductions à la source au travail, à la hauteur de 10 $ par deux semaines. Il y a donc plus de chance que j’augmente mes dons pour garder un total de dons équivalent.

Chats

Pour votre gouverne, mes deux chats sont immortels. Ainsi, ce poste de dépenses ne changera pas.

Aperçu des dépenses de retraite

Ainsi, après toutes ces modifications, voici un budget hypothétique de retraite.

Poste de dépensesMontantAnnualisé
Habitation
- Hypothèque
- Assurance habitation
- Taxes
- Hydro-Québec
250,00 $/mois
1 000,00 $/année
1 000,00 $/année
1 000,00 $/année
3 000,00 $
1 000,00 $
1 000,00 $
1 000,00 $
Voiture
- Essence
- Entretien
- Assurance auto
- Immatriculation
- Permis
20,00 $/semaine
750,00 $/année
28,00 $/mois
230,43 $/année
86,34 $/année
1 040,00 $
750,00 $
336,00 $
230,43 $
86,34 $
Nourriture
- Épicerie50,00 $/semaine2 600,00 $
Abonnements
- Cellulaire
- Internet résidentiel
- Spotify
- Netflix
31,57 $/mois
28,75 $/mois
7,15 $/mois
7,00 $/mois
378,84 $
345,00 $
85,80 $
84,00 $
Dons
- CanaDon30,00 $/mois360,00 $
Chats
- Nourriture
- Litière
30,00 $/mois
10,00 $/mois
360,00 $
120,00 $
Total :12 776,41 $

Il s’agit en fait d’une hypothèse très conservatrice, car j’y inclus tous les frais associés à la maison, comme si je n’allais pas les partager avec personne (ce que je doute fortement). En toute honnêteté, si j’étais pour tout assumer seule, j’opterais probablement pour un loyer à la place, dans le même petit village.

Ainsi, si j’optais pour un loyer ou si, comme je le mentionnais plus haut, ma mère et ma soeur s’occupaient de payer les frais associés à la maison, ça voudrait dire environ 3 000 $ en moins par année.

Voici donc le scénario plus optimiste (voire réaliste) :

Poste de dépensesMontantAnnualisé
Habitation
- Hypothèque ou loyer250,00 $/mois3 000,00 $
Voiture
- Essence
- Entretien
- Assurance auto
- Immatriculation
- Permis
20,00 $/semaine
750,00 $/année
28,00 $/mois
230,43 $/année
86,34 $/année
1 040,00 $
750,00 $
336,00 $
230,43 $
86,34 $
Nourriture
- Épicerie50,00 $/semaine2 600,00 $
Abonnements
- Cellulaire
- Internet résidentiel
- Spotify
- Netflix
31,57 $/mois
28,75 $/mois
7,15 $/mois
7,00 $/mois
378,84 $
345,00 $
85,80 $
84,00 $
Dons
- CanaDon30,00 $/mois360,00 $
Chats
- Nourriture
- Litière
30,00 $/mois
10,00 $/mois
360,00 $
120,00 $
Total :9 276,41 $

Vous comprenez maintenant pourquoi je crois qu’il est réaliste que je puisse couvrir mes dépenses annuelles avec 15 300 $? 😉

Mes dépenses actuelles sont quand même déjà plutôt basses. En faisant cet exercice, je remarque à quel point tout se joue maintenant au niveau des dépenses d’habitation et de transport. Une fois ces deux postes de dépenses optimisés, je réussirai à atteindre un niveau de dépenses réaliste pour atteindre mon objectif. 🙂

Lean FIRE

Également, je voulais porter votre attention sur le montant total de mon budget hypothétique de retraite. Que l’on prenne l’hypothèse conservatrice (12 776 $) ou l’hypothèse plus optimiste (9 276 $), ça demeure assez bare bone comme budget pour bien des gens.

Cela me fait penser un peu à Lean FIRE. Financial 180 explique d’ailleurs le concept ainsi (traduction libre) :

Lean FI est ce que ma femme et moi appelons le point où vous pouvez passivement couvrir toutes vos dépenses essentielles, perpétuellement. Pensez à la nourriture, au logement et aux factures. Cela laisse de côté les dépenses discrétionnaires telles que les voyages, les repas au restaurant, Netflix, etc. Ce ne serait pas un mode de vie très amusant, mais vous pourriez techniquement quitter votre travail dès maintenant et survivre pour toujours. J’aime considérer le Lean FI comme un fonds d’urgence qui peut couvrir un nombre infini de mois de dépenses essentielles.

Pour ceux que ça intrigue, il y a un Subreddit entier sur Lean FIRE.

Dans mon cas, Lean Fire serait même possiblement atteint aux alentours de 200 000 $ (ou 8 000 $ en dépenses annuelles), si on laisse de côté Netflix, Spotify, cellulaire, etc. Ça pourrait même être moins, si on considère la voiture et ses frais associés comme n’étant pas essentiel.  Vous voyez le genre.

Pas très glamour, mais avec un revenu d’appoint, ça commence à financer une certaine liberté!

Coussin

Bien sûr, j’aimerais bien faire quelque chose de ma retraite. Lean FIRE n’est pas mon objectif, mais bien FIRE. Ainsi, je crois qu’un coussin est nécessaire. En prévoyant des retraits de 15 300 $ par année, je me permets donc un coussin entre 2 500 $ (selon l’hypothèse conservatrice) et 6 000 $ (selon l’hypothèse optimiste). Disons donc une moyenne de 4 000 $ comme coussin.

À mon avis, ça me permettrait de faire suffisamment d’activités pour m’occuper, en plus de mes passe-temps préférés qui sont déjà peu coûteux. Ce montant équivaut à 333 $ par mois ou 76 $ par semaine pour des activités, restaurants, ou autres. Considérant mon train de vie actuel, ça me conviendrait.

Ce montant pourrait également absorber d’autres besoins, comme des vêtements par exemple. Considérant que j’achète déjà la majorité de mes vêtements usagés, je ne prévois pas de grosses dépenses à ce niveau. Le coussin pourrait donc l’absorber.

Pour ce qui est de dépenses importantes que je veux faire à la retraite, comme voyager, le Travel Hacking sera mon ami. Mes points et miles me permettront de faire des réservations à peu de frais. 🙂

L’arbitrage géographique sera également un puissant allier. La beauté de la retraite précoce, c’est que j’aurai la liberté d’aller où je veux, quand je veux. Ça s’en vient un peu trop cher en France? Parfait, allons voir l’Europe de l’Est. Je commence à défoncer mon budget au Japon? Prochaine destination : Thaïlande! C’est une question d’équilibre. 😉

Ne jamais oublier l’inflation

Bien sûr, ce 15 300 $ est en dollars de 2021. Je l’ai déjà mentionné dans d’autres articles, mais il ne faut surtout pas négliger l’inflation dans les projections. Ainsi, en appliquant un 2 % d’ici à 2026, soit l’année où je prévois atteindre FIRE, on obtient :

  • 2021 : 15 300 $
  • 2022 : 15 606 $
  • 2023 : 15 918 $
  • 2024 : 16 236 $
  • 2025 : 16 561 $
  • 2026 : 16 892 $

J’ai bien hâte de voir si mes projections seront exactes. De nombreux blogueurs ont en fait constaté que leurs dépenses avaient bien peu changé d’une année à l’autre, avant ou après FIRE. Alors, je suis peut-être même trop prudente dans mes projections! J’ai bien hâte de le découvrir. 😉

Faire d’une pierre deux coups

L’avantage principal de viser un niveau de dépenses annuelles aussi peu élevé, c’est que je n’aurai pas besoin de millions de dollars pour les couvrir. Avec la règle du 4 %, ça veut dire que je n’aurais besoin que de 382 500 $ en placements en dollars de 2021.

Alors que si je me mettais à dépenser plus et que j’estimais mes dépenses à 40 000 $ par année, à titre d’exemple, alors il me faudrait littéralement plus d’un million de dollars en placements. En effet, pour couvrir 40 000 $ de dépenses annuelles, il faut en fait 50 000 $ de revenu brut. Et toujours selon la règle du 4 %, à 50 000 $ de retrait par année, il faut…  1 250 000 $.

Disons que ça changerait la date de mon départ de plusieurs années. Personnellement, je préfère réduire mes dépenses.

Bien sûr, ça, c’est le worst-case scenario avec des retraits provenant uniquement d’un REER, et donc, l’imposition en conséquence. Il y aurait moyen d’alléger la facture fiscale en faisant des retraits du CELI (que je déconseille au début) ou d’un compte non enregistré. Tout de même, il ne faut pas négliger de prendre en considération l’impôt à payer.

Ce qui m’amène au deuxième avantage d’avoir des dépenses annuelles peu élevées. En visant des retraits de 15 300 $ pour couvrir mes dépenses annuelles, je m’assure de payer le moins possible d’impôt. Ce montant est en fait assez près des montants personnels de base (soit 13 808 $ au fédéral et 15 728 $ au Québec en 2021). L’impôt à payer serait donc réellement minime. En fait, ce serait un gros 187 $ selon ce calculateur.

Et ça, c’est uniquement si 100 % du retrait provient du REER. Un heureux mélange de retrait du REER et d’un compte non enregistré et voilà, zéro dollar d’impôts à payer. 🙂

Vive la frugalité!

Alors voilà comment je compte vivre avec environ 15 300 $ une fois à la retraite. Personnellement, je trouve que c’est réaliste selon mes besoins personnels. Je dépense très peu de nature et je ne crois pas que ça changera une fois à la retraite. Le peu de placements nécessaires pour couvrir cette somme et les avantages fiscaux me motivent d’autant plus à entretenir ma nature frugale.

Également, si jamais je manque d’argent en octobre, comme le doute mon fidèle lecteur, j’improviserai. Je me considère suffisamment débrouillarde et créative pour trouver une solution!

Je suis bien curieuse de combien vous estimez dépenser une fois à la retraite. 🙂

Comment optimiser ses cotisations REER

Ceux ayant lu mon article intitulé Pourquoi je ne cotiserai plus à mon REER sourcilleront peut-être à la lecture du titre de cet article. 😉

Sachez que mon plan de match à l’égard de mon REER ne s’applique certainement pas à tous. Pour la majorité des gens, cotiser à son REER est une excellente idée.

Je tenais donc à partager cette façon d’optimiser les cotisations REER pour ceux qui ont encore des cotisations inutilisées.

Bien que je ne prône pas le fait de s’endetter, cette méthode pourrait nécessiter l’utilisation d’un prêt REER, d’un prêt personnel, d’une marge de crédit ou toute autre forme d’emprunt. Si bien exécutée, il est possible de payer peu ou pas d’intérêt, tout en augmentant considérablement ses cotisations REER pour une même année.

Alors, si vous avez cotisé à votre REER cette année sans avoir atteint le maximum de vos cotisations, cet article vous sera probablement utile. 🙂

La saison des REER

Voilà le nom que plusieurs institutions financières aiment donner aux 60 premiers jours de l’année. En effet, il s’agit du dernier sprint pour cotiser à son REER pour réduire les impôts de l’année précédente.

Généralement, les sous-épargnants négligent leur REER toute l’année. Une fois que la saison des REER frappe à leur porte, ces personnes se dépêchent de mettre de l’argent dans le REER (souvent même via l’emprunt), pour s’assurer d’avoir un remboursement d’impôts (dans le but de payer le prochain voyage dans le sud).

Ça vous rappelle quelqu’un de votre entourage? 😉

Une façon beaucoup plus saine d’épargner, c’est de le faire automatiquement et régulièrement tout au long de l’année. Voilà une excellente habitude financière à prendre pour s’assurer une belle retraite (précoce ou non).

En plus, une fois qu’on a épargné tout au long de l’année, on se retrouve dans une excellente position pour optimiser ses cotisations grâce au prêt REER (entre autres), que votre institution financière vous a peut-être même déjà proposé.

La méthode classique

J’aime vous présenter des exemples avec mes chiffres. Toutefois, en date du jour, mon REER est déjà pleinement maximisé. Je vais donc prendre l’exemple de ma sœur pour vous démontrer en premier temps la méthode classique de cotisations au REER.

Ma sœur a cotisé 11 780 $ à son REER en 2020. Bravo! Je me demande de qui elle tient. 🙂 Pour la bonne compréhension de cet article, je vais toutefois arrondir à 10 000 $.

Il lui reste d’ailleurs environ 12 000 $ en cotisations inutilisées. Elle pourrait donc continuer à cotiser sans problème. Elle a toutefois décidé de se concentrer son épargne dans son CELI.

À l’aide du calculateur de Wealthsimple, je peux obtenir les détails sur son taux d’imposition moyen et marginal ainsi que l’estimation de son remboursement d’impôt.

Elle peut donc s’attendre à un remboursement d’impôt approximatif de 3 270 $. Magnifique!

C’est ici que les bons épargnants prévoient déjà réinjecter ce remboursement directement dans leur REER pour réduire leurs impôts en 2021. C’est exactement ce que ma sœur prévoyait faire.

C’est ici que je suis intervenue. Car en utilisant le prêt REER, ou de toute autre forme d’emprunt, il y a moyen d’optimiser ses cotisations REER pour l’année 2020 sans débourser plus de sa poche.

La méthode optimisée

Si ma sœur obtenait un emprunt au même montant que le remboursement d’impôt anticipé, soit 3 270 $, et qu’elle cotisait cette somme pendant les 60 premiers jours de 2021, elle pourrait augmenter ses cotisations totales à 13 270 $ pour réduire ses impôts de 2020.

Conséquemment, son remboursement d’impôt ne serait plus de 3 270 $, mais bien de 4 171 $.

Avec une telle somme, elle en aurait amplement pour rembourser rapidement l’emprunt au complet et s’éviter ainsi de payer des intérêts. Il en resterait même pour cotiser au REER à nouveau dans le but de réduire ses impôts de 2021.

Par contre, si vous avez compris le principe, vous me voyez peut-être venir.

Si ma sœur peut s’attendre maintenant à recevoir 4 171 $, alors pourquoi ne pas emprunter ce montant à la place et l’injecter dans le REER, et ce, pendant les 60 premiers jours de 2021?

Ses cotisations totales pour 2020 s’élèveraient alors à 14 171 $, qui généreraient ensuite un remboursement d’impôt de 4 419 $.

On peut y aller, ainsi de suite, jusqu’à atteindre le point d’intersection.

Idéalement, on ne veut pas emprunter plus que le remboursement d’impôt futur, car celui-ci servira à rembourser l’emprunt. De cette façon, on évite de payer des intérêts. Bien sûr, certains prêts REER, par exemple, ont des taux d’intérêt si avantageux qu’il pourrait être tout de même intéressant d’emprunter un peu plus et d’assumer l’intérêt minime à payer.

Ultimement, la décision vous appartient à quel point vous êtes à l’aise avec l’emprunt pour investir.

Le point d’intersection

Dans l’exemple de ma sœur, le sweet spot se chiffre à 4 512 $.

Elle pourrait donc emprunter cette somme pour augmenter ses cotisations totales à 14 512 $ pour 2020 et obtiendrait 4 512 $ en remboursement d’impôt. Ce remboursement serait ainsi égal à la somme empruntée.

Il pourrait être plus simple pour vous d’utiliser ce calculateur pour connaître la cotisation totale que vous devriez faire. Vous n’avez qu’à entrer le montant de cotisation que vous avez déjà fait à ce jour et votre taux d’imposition.

Sur réception du remboursement d’impôt, ma sœur pourra rembourser l’emprunt en entier. Elle pourra alors repartir à zéro avec des cotisations REER normales (régulières et automatisées) pour 2021.

Finalement, au lieu de s’être contentée d’un remboursement d’impôt non optimisé de 3 700 $ pour réduire ses impôts de 2021, elle aura ajouté 4 512 $ à ses cotisations pour réduire ses impôts de 2020.

En procédant ainsi, elle aura devancé des cotisations futures. Et ça, ça full un REER sur un moyen temps, en plus de lui faire profiter des intérêts composés un peu plus tôt. 😉

Une dette qui vaut la peine

Bien sûr, l’idée est de devancer ses cotisations futures. Ça n’a pas besoin de passer nécessairement pas un prêt REER. L’argent peut provenir d’une marge de crédit ou d’un emprunt à un ami, par exemple.

Personnellement, quand j’avais encore des cotisations inutilisées, je m’empruntais l’argent à moi-même, en puisant dans mon fond d’urgence. J’avais donc un fond d’urgence à zéro pendant quelque temps, mais j’étais prête à assumer le risque. Ça me permettait également de ne pas payer d’intérêts sur un emprunt, outre le coût de renonciation sur l’intérêt qu’aurait généré la somme dans un banal compte d’épargne.

Si vous parvenez à vous avancer des sommes sans intérêts, il peut être avantageux d’emprunter plus que le montant éventuel de remboursement d’impôt. À vous de gérer votre stratégie. 🙂

De plus, pour ceux qui cotisent aux fonds de travailleurs tels que FTQ ou Fondaction, les crédits d’impôt de 30 % ou 35 % augmentent les remboursements d’impôt de manière considérable et rendent la manœuvre encore plus efficace!

C’est ce que j’ai fait  en 2018 et 2019, alors que je n’avais pas encore atteint le maximum de mon REER. Ça a vraiment augmenté mes cotisations et ça m’a permis de maximiser mon REER plus rapidement!

Il faut juste avoir la discipline nécessaire pour utiliser le remboursement d’impôt pour payer l’emprunt autant que possible en totalité, plutôt que de se payer un voyage dans le sud. 😉

Bonus

Bien sûr, toute personne optimisant ses cotisations REER verra son revenu imposable diminuer. Cela pourrait avoir pour effet de donner accès ou d’augmenter les remboursements de TPS et de crédit de solidarité.

Il s’agit également d’un aspect non négligeable pour les familles. En diminuant encore plus son revenu imposable, tout parent qui effectue cette manœuvre pourra bonifier ses allocations pour enfants.

Si ces sommes sont par la suite ajoutées au REER au fur et à mesure pendant l’année, ça préparera le terrain pour refaire la manœuvre à la prochaine saison des impôts. Du moins, jusqu’à ce que le REER soit maximisé (ce qui ne saurait tarder). 🙂

Eh oui, encore de l’optimisation fiscale

Que voulez-vous, j’suis plate de même. Par contre, quiconque est en mesure d’effectuer la manœuvre décrite dans cet article en tirera profit. 🙂

Je suis curieuse de savoir si vous avez des méthodes comme ça pour optimiser l’utilisation de vos comptes enregistrés ou vos impôts en général. Avez-vous des trucs pour tirer votre épingle du jeu lors de la saison des REER? N’hésitez pas à laisser un commentaire!

Entre temps, j’attends impatiemment ma saison préférée. Je parle bien… de la saison des impôts. 😉

Bilan 2020

Je ne vous mentirai pas. Je ne suis pas du tout fâchée d’avoir tourné la page sur 2020! Une année qui en a paru dix, mais qui a quand même curieusement passé vite, avec un peu de recul. Une année qui aura marqué l’histoire, assurément.

J’aime penser que cette année aura aussi marqué mon histoire. C’est vraiment l’année qui m’a permis de prendre les rênes de ma vie financière. Maintenant que cette année unique est derrière nous, l’heure est au bilan! Je serai fidèle à moi-même et je vous présenterai autant de chiffres que possible. 🙂

Mon chiffre magique

Comme vous le savez déjà, je vise la liberté financière en accumulant 375 000 $ en placements qui me généreraient 15 000 $ de revenus passifs, et ce, selon la règle du 4 %.

Alors, où est-ce que je me situe par rapport à mon objectif?

J’ai terminé l’année avec 125 500 $ en placements personnels. À cela, j’ajoute la valeur approximative de mon RRPD de 26 000 $. Je peux donc dire que mon fond de liberté s’élevait à 151 500 $ en date du 31 décembre 2020. Donc, je suis environ à 40 % de mon objectif.

Une autre façon de mettre les choses en perspective, c’est d’appliquer 4 % sur ce que j’ai accumulé jusqu’à maintenant. En date du jour, mes placements me fourniraient donc un revenu passif annuel de 6 060 $. Je suis donc à 8 940 $ de revenus passif de mon objectif.

Si on décortique encore plus, on peut aussi conclure qu’à 6 060 $ par année, ça payerait présentement mon loyer. En effet, c’est l’équivalent de 505 $ par mois en revenu passif et mon loyer m’en coûte 497,50 $ par mois. 🙂

À titre de comparaison, j’avais 73 000 $ en placements personnel et 14 000 $ dans mon RRPD, pour un total de 87 000 $ en date du 31 décembre 2019. On parle donc d’une augmentation de 64 500 $ (ou 74 %) en douze mois! Je suis extrêmement satisfaite de cette progression!

Maintenant, je dois être réaliste et ajuster mon objectif en fonction de l’inflation. Ainsi, j’ajoute un 2 % à mon objectif et j’obtiens donc 15 300 $ en dépenses annuelles ou un chiffre magique de 382 500 $ en dollars de 2021. 🙂

Valeur nette

Vous êtes pas mal déjà au courant de ce volet grâce à la page prévue à cet effet, en plus de mon bilan mensuel de décembre 2020.

Tout de même, je suis fière et heureuse de réitérer qu’en 2020, j’ai atteint une valeur nette de 117 805 $.

En comparaison, ma valeur nette en date du 31 décembre 2019 était de 55 444 $. On parle donc d’une augmentation de 112 % en douze mois.

Quelle année!

Rendements

L’année 2020 aura été certainement remplie de rebondissements sur les marchés boursiers. À titre d’exemple, regardez le rendement du S&P 500 ou celui du S&P/TSX 60 dans les douze derniers mois. Comme j’investis dans des FNB indiciels, cela a eu un impact direct (et positif) sur mes rendements.

D’ailleurs, Passiv me permet de voir l’impact (relativement minime) que les soubresauts de la bourse ont eu sur mon portefeuille pendant les douze derniers mois :

La ligne du haut représente la valeur de mon portefeuille en comparaison avec la ligne du bas qui représente mes contributions totales.

Voici l’importance de garder le cap et de toujours continuer d’épargner et d’investir sur une base régulière, peu importe les soubresauts.

Pour l’ensemble de mes placements personnels, j’ai obtenu les rendements suivants, selon Questrade :

Si seulement ça pouvait toujours être comme ça. 🙂

Changement de stratégie

Je dois dire que j’ai profité d’heureux hasards pendant l’année. Au moment de la baisse importante en mars 2020, j’avais un portefeuille hybride qui ressemblait à un mélange de l’ancien modèle du Canadian Couch Potato et du All Weather Portfolio de Ray Dalio. Cela m’a permis de ne pas trop subir les secousses du marché.

En plus, j’ai eu des rentrées d’argent considérables pendant le creux, soit un remboursement d’impôts, un bonus et des remboursements pour un voyage annulé. J’ai injecté toutes ces sommes au bon moment et j’en ai clairement bénéficié par la suite.

Également, j’ai eu envie de faire des changements à mon portefeuille et à force d’entendre parler des FNB tout-en-un, j’ai décidé de changer la majorité de mon portefeuille pour XEQT. Par le fait même, j’ai profité d’un autre heureux hasard. J’ai vendu une quantité considérable de MNT (de l’or) pendant qu’il était à son sommet pendant l’été.

Au final, mon portefeuille aura augmenté de 20 544 $ en rendement seulement. J’ai encore un peu de mal à croire que cette somme s’est accumulée toute seule! C’est exactement la preuve de la puissance de faire travailler son argent, plutôt que de travailler pour de l’argent.

Dividendes

Bien que mon style d’investissement ne soit pas axé sur la production de dividendes, certains FNB que je détenais ou détiens toujours versent des dividendes. Ce n’est pas la mer à boire, mais j’ai reçu 1 200 $ en dividendes en 2020. En comparaison, j’avais reçu 1 056 $ en 2019. La différence est plutôt minime, considérant la différence de valeur de mes placements dans les douze derniers mois. Cela s’explique par les changements de FNB que j’ai fait au courant de l’année.

Une chose est certaine : on ne dit jamais non à de l’argent qui se dépose tout bonnement dans son compte. Par ailleurs, ces sommes ont tous été réinvestis.

Dépenses

Bien que tous les livres de finances personnelles du monde expliquent à quel point il est important de faire un suivi de ses dépenses, je n’ai commencé qu’en août dernier. Alors je n’ai pas l’information pour l’année complète, mais voici le détail d’août à décembre :

Cela donne une moyenne mensuelle de 2 138 $, ou une somme annualisée de 25 654 $.

Également, je tiens à faire le même exercice, mais sans comptabiliser les remboursements de mon prêt automobile. Comme ce prêt ne me suivra pas dans la retraite, je voulais avoir une idée de mon niveau de dépense actuel sans cette dépense encombrante (et non représentative).

  • Août : 1 090 $
  • Septembre : 1 761 $
  • Octobre : 1 042 $
  • Novembre : 1 599 $
  • Décembre : 1 396 $

C’est beaucoup mieux, n’est-ce pas? On parle alors d’une moyenne mensuelle de 1 377 $, ou d’une somme annualisée de 16 529 $.

Considérant que j’estimais 15 000 $ en dépenses de retraite annuelles (en dollars de 2020) et que mes dépenses actuelles ne sont pas encore optimisées (notamment via l’arbitrage géographique), je trouve que je ne suis pas si loin du compte. 🙂

Revenu

D’après mon dernier bordereau de paye, j’ai terminé l’année avec un revenu d’emploi (brut) de 78 050 $. En comparaison, j’avais terminé l’année avec 63 288 $ en 2019. On parle donc d’une augmentation de 24 %. Il faut dire que j’avais aussi 27 payes en 2020 au lieu de 26, et que j’ai obtenu une belle augmentation de salaire. Ça aide. 🙂

C’est rien de majeur, mais digne de mention : j’ai obtenu 340 $ en carte-cadeaux Amazon grâce à Swagbucks et 260 $ en faisant des « missions » grâce à Field Agent (surtout avant la pandémie et pendant l’été). D’ailleurs, merci à tous ceux s’étant inscrits à Swagbucks en utilisant mon lien de parrainage!

Épargne

Je suis plus que satisfaite de mon taux d’épargne en 2020 qui s’établit à 50 %!

Comme je l’expliquais ici, je préfère utiliser une formule très simple, soit :

(Somme épargnée / revenu net) * 100

En effet, j’ai épargné la coquette somme de 27 055 $ sur un revenu d’emploi net de 49 371 $, auquel j’additionne mon remboursement d’impôt de 5 000 $, pour un total de 54 371 $. Je tiens à préciser qu’il s’agit ici de mon épargne personnelle uniquement. Ça n’inclut pas les cotisations à mon régime de retraite, ou toute autre forme d’épargne forcée.

Je ne notais pas tout en détail à l’époque, mais j’estime mon taux d’épargne de 2019 à environ 27 % selon la même formule que mentionnée précédemment. À l’époque je ne visais pas encore l’indépendance financière. Je n’épargnais donc pas aussi agressivement que maintenant. C’était tout de même un bon taux d’épargne comparativement à la moyenne des gens. Avec 50 % en 2020, on commence à jaser. 😉

Calcul alternatif

Histoire de me prêter au jeu (et de comparer des pommes avec des pommes), j’ai considéré la formule de calcul employée par Retraite 101 (également reprise par FIREhabits). Vous retrouverez la formule en question dans l’article. Entre autres, celle-ci comptabilise les contributions au régime de retraite, en plus de celles de l’employeur. Nécessairement, ça gonfle le chiffre.

En employant cette formule, j’obtiens 62 %. J’étais bien surprise du résultat!

Toutefois, pour mes objectifs personnels, je préfère comptabiliser seulement mon épargne volontaire. C’est ce volet qui a du mérite, à mes yeux. 🙂

Travel Hacking

J’ai commencé à m’intéresser au Travel Hacking cette année, notamment après avoir lu Quit Like a Millionnaire qui en vantait les avantages pour diminuer leurs dépenses de voyage.

J’ai commencé simplement avec la Visa Infinite TD Aeroplan en mars (bonus de 30 000 points Aeroplan), puis la CIBC Visa Infinite Aeroplan en juillet (pour un bonus de 20 000 points Aeroplan).

Je me suis informée encore plus sur toute la mécanique de la chose (grâce à Milesopedia) et en novembre, j’ai fait d’autres demandes. J’ai pris la Platine AIR MILES American Express (pour un futur bonus de 3 000 milles Air Miles), la Prestige Aeroplan American Express (pour un futur bonus de 20 000 points Aeroplan + une passe-compagnon) et la Mastercard BMO AIR MILES (pour un futur bonus de 950 milles Air Miles).

À tous ces bonus s’ajoute également l’accumulation normale de points en fonction des dépenses.

Ainsi, en 10 mois, j’ai réussi à cumuler les points suivants pour d’éventuels voyages :

  • Aeroplan : 72 212
  • Air Miles : 1 182

Ce que je peux acheter avec mes points

J’ai encore trop peu de milles Air Miles pour acheter quoique ce soit, puisque j’ai commencé récemment à en cumuler.

Par contre, je commence à cumuler un nombre intéressant de points Aeroplan. Vous pouvez jeter un œil sur cette page pour une idée du genre de vols que cela peut offrir. À titre d’exemple, je pourrais présentement payer cinq vols aller-retour courts en Amérique du Nord (ex. : Toronto, New York, Washington DC) ou trois vols aller-retour longs (ex. : le Mexique ou la Californie) avec mes points. Je n’aurais qu’à payer les taxes.

Plus concrètement, ma première destination voyage après cette pandémie sera Hawaï (que j’ai dû annuler en avril 2020). Présentement, un aller-retour (YQB-KOA) avec des dates prises au hasard me coûterait 34 100 points Aeroplan et 189,66 $ en taxe. Une fois que j’aurai obtenu ma passe-compagnon, je pourrai amener quelqu’un avec moi (ma soeur) pour le même nombre de points. Seulement les taxes seraient alors payables en double.

Si je fais le même exercice sur Google Flights pour les mêmes dates au hasard, je constate que les billets les moins chers sont à 635,00 $ par personne. On parle donc d’une économie de 445,34 $ par personne.

Bref, ne pas profiter du Travel Hacking, c’est laisser de l’argent sur la table. 🙂

Blogue

Finalement, je voulais mentionner très humblement qu’en seulement trois mois, j’ai rédigé (et traduit) 14 articles pour ce blogue. Je dois avoir quelque chose d’intéressant à raconter, car j’ai eu 3 741 visiteurs en 2020. Ma page Facebook est également rendue à plus de 600 likes en date du jour!Wow!

En toute honnêteté, je ne m’attendais pas à avoir de réel succès. Je voulais surtout avoir un endroit où mettre mes idées en place et m’aider à me structurer. À en croire les commentaires positifs que je reçois, je crois réussir à rejoindre des gens et j’en suis vraiment reconnaissante. C’est vraiment une belle expérience enrichissante de discuter avec vous tous.

J’adore également la complicité qui se crée naturellement entre blogueurs. Je fais donc une mention honorable à mes chers collègues blogueurs FIREhabits, L’investisseur caféiné, Gère ton bacon et Retraite 101.

Gérer ses finances personnelles comme une entreprise

Je suis peut-être un peu intense de faire un bilan détaillé comme ça, mais vous commencez à me connaître un peu. Que voulez-vous, j’aime les chiffres. C’est la faute de mon cerveau de Vulcain. D’ailleurs, je constate que vous aimez les chiffres aussi, à en croire la tendance du trafic sur mon blogue.

Également, le fait de mettre des chiffres concrets sur tous ces volets me permet de voir ma progression. Ça, c’est très encourageant.

Je ne peux m’empêcher de penser au livre La retraite à 40 ans de Jean-Sébastien Pilotte (Jeune Retraité). Plus précisément, ce passage du chapitre intitulé Devenir le PDG de sa vie :

La première étape vers l’indépendance financière est la plus déterminante pour le succès du projet. Il s’agit d’avoir la volonté de prendre ses finances en main. Il est temps de passer de concierge à PDG. Enlevez vos gants de caoutchouc bleus et mettez votre plus belle cravate. Vous êtes promu! Il faut dire que personne d’autre n’avait postulé l’emploi.

Pour entreprendre votre mandat, vous devrez comprendre et analyser votre situation financière actuelle. Où va votre argent? Quelles sont vos principales dépenses? Quel est votre avoir? Tant de questions essentielles à votre santé financière et, ultimement, à votre qualité de vie. Tel un PDG qui arrive en poste, il vous faudra éplucher l’oignon, couche par couche. Et surtout, sans pleurer! Vous aurez certainement à sortir de votre zone de confort et à faire certains constats désagréables, mais c’est le moment de crever l’abcès.

J’avais particulièrement aimé ce passage. Ça résonne vraiment avec ma vision des choses. Comment est-ce que qu’on peut espérer s’améliorer et avancer, si on n’a aucune idée d’où on se situe?

Gratitude et remerciements

Le moins qu’on puisse dire, c’est que 2020 a été une année vraiment particulière. Peu importe les aspects moins agréables de l’année, il y a toujours moyen de trouver du positif. Je crois que ce bilan en fait état.

Bilan financier mis à part, je suis également remplie de gratitude pour ce blogue et tout ce que ça m’apporte. En plus de me découvrir un certain talent pour l’écriture, mes articles me permettent de toucher des gens et d’échanger avec ceux-ci. J’en suis si reconnaissante de pouvoir discuter d’un sujet qui me passionne avec des personnes tout aussi passionnées.

Merci de me lire. Merci de commenter (c’est en quelque sorte ma paye!). J’aime savoir ce qui résonne chez vous dans mes écrits. J’adore quand vous me partagez vos propres calculs ou vos suggestions. Sincèrement, n’hésitez pas à me contacter. J’adore discuter finances personnelles et indépendance financière.

Je suis prête à affronter tout ce que 2021 me réserve. Comme vous le savez déjà, j’ai déjà établi des objectifs concrets pour la nouvelle année. J’ai donc du pain sur la planche!

C’est peut-être la difficulté qui en fait le prix.

– Odo (Star Trek Deep Space Nine)

On garde le cap. Le meilleur reste à venir.

Bilan de décembre 2020

Bonjour!

Enfin, une nouvelle année qui débute!

À tous mes lecteurs, je vous souhaite une belle et heureuse année, remplie de richesse et prospérité, évidemment, mais aussi de bonheur et surtout de santé. J’espère que nous aurons tout autant de plaisir ensemble à apprendre et s’encourager sur la route de l’indépendance financière.

Je nous souhaite également que cette vilaine pandémie s’efface peu à peu et que nous retrouvions un semblant de normalité dans nos vies respectives. Je ne sais pas pour vous, mais je ne dirais pas non à un voyage ou deux! 😉

Avant de complètement tourner la page, je me dois de faire mon habituel bilan mensuel pour décembre 2020. D’ailleurs, avec du recul, je remarque que ces bilans m’ont permis, dans les derniers mois, de vraiment suivre de près où va exactement mon argent et d’évaluer le réalisme de mes objectifs FIRE.

Je continuerai d’ailleurs cette bonne habitude dans la nouvelle année, comme je le mentionnais dans mon article sur mes objectifs 2021.

Alors sans plus tarder, allons-y avec les détails croustillants.

Valeur nette au 31 décembre 2020

Actifs
Compte bancaire :
CELI Questrade :
CRI Questrade :
REER Questrade :
REER FTQ :
REER Fondaction :
1 624 $
29 608 $
43 118 $
33 679 $
5 752 $
13 427 $
Total d’actifs :127 208 $
Passifs
Prêt automobile :
Marge de crédit :
VISA CIBC :
Mastercard Tangerine :
Amex Air Miles :
BMO Air Miles
Amex Aeroplan :
9 403 $
0 $
0 $
0 $
0 $
0 $
0 $
Total de passifs :9 403 $
Valeur nette117 805 $
Variation+ 7 692 $

En toute transparence, je vous avoue n’avoir jamais osé espérer finir l’année avec une valeur nette aussi élevée. Je suis si reconnaissante d’avoir réussi à épargner autant tout au long de l’année, dans les périodes creuses comme dans les hautes. En suivant mon plan d’épargne automatique et régulier (i. e. à chaque jour de paye aux deux semaines), j’ai pu profiter de la variation des prix des marchés tout au long de l’année. On parle ici de profiter du dollar-cost averaging.

Il faut dire que je faisais aussi un effort pour en investir un peu plus qu’à la normale quand les marchés étaient à la baisse, aussi. 🙂

Il n’y a pas si longtemps que j’espérais finir l’année avec 100 000 $ en valeur nette. Je ne m’attendais certainement pas à finir avec 117 805 $, soit 17,8 % de plus que j’espérais. Je suis extrêmement satisfaite de mes résultats après une telle année. Comme quoi il y a du positif à 2020. 🙂

C’est donc avec une valeur nette très motivante que j’entame un nouveau mois et une nouvelle année!

Remboursement de dette

Également, j’ai atteint un nouveau jalon au niveau de mon passif. Mon prêt automobile a descendu sous la barre des 10 000 $! Ce que j’ai hâte de le voir disparaître de mes bilans, lui.

D’ailleurs, certains se demandent peut-être pourquoi je ne rembourse pas le solde pour m’en débarrasser une bonne fois pour toutes. Après tout, j’ai l’argent nécessaire dans mon CELI.

Il s’agit réellement d’une question de coût d’opportunité. Si je sors presque 10 000 $ de mon CELI pour rembourser mon solde, je renonce au rendement que j’aurais pu aller chercher sur cette somme investie. Bien sûr, le rendement que je pourrais aller chercher est hypothétique et ne peut pas être prédit ni garanti. Cependant, je crois qu’il y a de bonnes chances que le rendement soit plus élevé que le taux d’intérêt sur mon prêt automobile.

Croyez-le ou non, le taux d’intérêt sur mon prêt est de 0,04 %.

Vous comprenez le dilemme? Alors bien que l’appel d’être libre de toute dette est fort, je ne peux renoncer au rendement de mes placements pour réduire à néant une dette qui ne me coûte presque rien en intérêt.

J’ai quand même fait un compromis entre l’émotion (être debt free) et le rationnel (favoriser un rendement dans mon CELI) en augmentant mes versements périodiques au maximum. J’ai ainsi réduit mon amortissement de plus de deux ans. L’échéance sera novembre 2021 au lieu de décembre 2023. 

Par contre, je n’écarte pas la possibilité d’injecter des sommes supplémentaires durant l’année. Par exemple, je m’attends à un remboursement d’impôts au printemps, ainsi qu’un possible bonus. Si j’utilise ces sommes pour rembourser mon prêt, alors je réduis encore plus l’amortissement. 

Toutefois, vendre des placements pour rembourser ma dette est la dernière chose que je veux faire.

Épargne

Voici le détail de mon épargne de décembre sur chacune de mes rentrées d’argent :

  • 3 décembre : 1 200 $ sur 2 148,84 $ net (56 % d’épargne)
  • 17 décembre : 1 000 $ sur 1 892,52 $ (53 % d’épargne)
  • 31 décembre :  1 000 $ sur 1 897,52 $ net (53 % d’épargne)
  • Total d’épargne :  3 200 $ pour le mois de décembre ou 54 % d’épargne

Sur les 3 200 $ épargnés, j’ai investi la totalité dans mon CELI. Il me restait ainsi 44 000 $ de cotisations CELI à la fin de l’année, auxquels s’ajoute maintenant le nouveau plafond de cotisation de 6 000 $ pour 2021.

J’ai encore réussi à épargner de grosses sommes à chaque paye, considérant (eh oui, encore) le confinement et les petites dépenses associées. Le fait que j’avais trois payes plutôt que deux en décembre aide également beaucoup, sans oublier les quelques heures supplémentaires sur la première. Par ailleurs, j’ai eu 27 payes en 2020, plutôt que 26. Cela arrive apparemment une fois tous les 11 ans!

Relevé de dépenses

DateMontantDescription
2020-12-01497,50 $Loyer
2020-12-0199,84 $Épicerie
2020-12-0119,72 $Essence
2020-12-0118,63 $SAQ
2020-12-027,15 $Spotify
2020-12-0210,00 $Don de charité
2020-12-04403,85 $Prêt automobile
2020-12-0427,36 $Laine
2020-12-056,79 $Starbucks
2020-12-0714,39 $Assurance habitation
2020-12-0748,04 $Assurance auto
2020-12-097,70 $Netflix
2020-12-0929,50 $Hydro-Québec
2020-12-124,37 $Dollarama
2020-12-14109,33 $Épicerie
2020-12-1413,90 $Essence
2020-12-18403,85 $Prêt automobile
2020-12-196,79 $Starbucks
2020-12-21230,43 $Immatriculation
2020-12-23206,55 $Airbnb
2020-12-236,93 $Épicerie
2020-12-253,40 $Starbucks
2020-12-2927,60 $Internet résidentiel
Total :2 203,62 $

Pour le mois de décembre, j’ai dépensé 2 203,62 $ au total, ou la somme annualisée de 26 443,38 $. Si on oublie les remboursements de mon prêt automobile, cela revient à 1 395,92 $ en dépenses totales, ou 16 750,98 $ annualisés. Ça me semble très raisonnable!

Il y a peu de différence avec les mois précédents encore une fois. Il n’y a pas eu beaucoup d’occasions pour faire des folies! J’ai passé les fêtes avec ma sœur à notre appartement, par souci des mesures sanitaires imposées. Pour Noël, on avait déjà convenu de ne pas se faire de cadeau. En fait, on considère toutes les deux ne manquer de rien et on ne voulait pas acheter un bidule inutile juste pour dire. On préfère de loin s’offrir des expériences (billets de spectacle, activités, voyage) et celles-ci sont plutôt limitées de nos jours. Ce fut définitivement le temps des Fêtes le moins coûteux que j’ai vécu! 🙂

Les dépenses un peu plus farfelues sont généralement en lien avec la préservation de ma santé mentale en période de confinement. Vous remarquerez donc quelques cafés Starbucks par-ci, par-là, encore une fois, ou une visite à la SAQ. J’ai également puisé dans mon compte voyage pour réserver un petit chalet avec ma sœur pour quelques nuits en janvier. Après les derniers mois, on a comme envie de voir autre chose que notre 4 et demi (et nos voisins bruyants).

Je n’ai toujours pas de frais reliés à mon forfait cellulaire ce mois-ci. D’ailleurs, un énorme merci aux deux personnes qui ont utilisé mon code Fizz (N5MMB)! C’est toujours agréable d’avoir 50 $ applicable sur sa facture de forfait mobile. Une belle façon de réduire nos dépenses respectives. 🙂

Quel mois, quelle année!

Voilà, c’était le bilan pour décembre. Un mois inhabituellement uneventful, mais tout de même profitable pour mes objectifs d’épargne. Ce ne sera que partie remise pour célébrer entre familles et amis, j’en suis certaine. 

Mon prochain billet sera officiellement la dernière page de 2020, car je ferai un bilan de l’année complète, à l’égard de différents aspects financiers. Vous le savez, j’aime les chiffres et statistiques et j’en aurai pleins à vous offrir.

À force de lire mes bilans mensuels, est-ce que certains d’entre vous ont commencé à suivre de près leurs dépenses comme je le fais? Avez-vous été surpris d’où va réellement votre argent? Avez-vous remarqué que le simple fait de noter chaque dépense vous amène à dépenser plus consciemment?

Pour ma part, la démarche est plus que bénéfique! J’espère qu’elle l’est également pour vous ou bien que vous tenterez l’exercice bientôt. 🙂

À la semaine prochaine!

Pourquoi je ne cotiserai plus à mon REER

Je fais partie des privilégiés qui bénéficient d’un régime de retraite offert par son employeur. De nos jours, c’est de plus en plus rare d’en bénéficier. Ce n’est donc pas rare de se faire dire par les autres à quel point on est chanceux d’en avoir un.

De plus, il y a différents types de régime de retraite. Parmi ceux-ci, il y a la Cadillac des régimes de retraite. Je parle bien du régime de retraite à prestations déterminées (RRPD). C’est en fait de celui-là que je bénéficie.

Pour plusieurs, c’est un excellent avantage. Pour ma part, ça me rapprochera de mon objectif beaucoup plus rapidement. En plus de mes cotisations, les cotisations faites par mon employeur me reviendront en partie à mon départ, via le transfert de mes droits au régime.

Pour d’autres, qui ne visent pas l’indépendance financière et qui n’épargnent presque rien, c’est plus une cage en or qu’autre chose. Du moins, c’est comme ça que je le voyais à l’époque ou je n’épargnais pas. Voilà une toute autre discussion!

Le lien avec le REER

Tout d’abord, la cotisation maximale à un REER est le plus petit entre 27 230 $ (plafond pour 2020) et 18 % du revenu gagné l’année précédente.

Cependant, une personne bénéficiant d’un RRPD ne pourra pas réellement cotiser jusqu’à 18 % de son salaire dans son REER. Ça ne serait pas juste pour ceux qui ne bénéficient pas d’un régime de retraite.

Alors, pour équilibrer le tout, l’employeur doit faire le calcul du facteur d’équivalence (FE). Ce facteur doit ensuite être déduit des cotisations REER.

Pour les curieux (ou les nerds comme moi), le calcul du FE pour un régime de retraite à prestations déterminées s’établit ainsi :

(9 x Prestation acquise) – 600 $

Le prestation acquise varie d’une régime de retraite à l’autre. Elle s’établit ainsi :

Formule de rente * Salaire de l’année courante

À titre d’exemple, j’ai pris les informations de mon relevé de participation au 31 décembre 2019. Pour votre information, le montant des gains admissibles (MGA) pour 2019 était de 57 400 $. Ma prestation acquise se calculait ainsi :

[(1,5 % jusqu’au MGA) + (2 %  excédant le MGA)] * 61 442 $ = 942 $

Mon facteur d’équivalence se calculait donc ainsi :

(9 x 942 $) – 600 = 7 877 $

Bien que mes cotisations REER pour 2020 auraient dû être de 11 382 $ (18 % de mon salaire de 2019), mon FE réduit mes cotisations à 3 505 $ (11 382 $ – 7 877 $). Ainsi, je pouvais seulement cotiser 3 505 $ à mon REER personnel en 2020.

Longue histoire courte, le FE réduit considérablement les droits de cotisation à un REER pour l’année suivante.

Pourquoi ne plus y cotiser?

On se souvient que j’atteindrai l’indépendance financière une fois avoir accumulé 25 fois mes dépenses annuelles. En fait, j’ai l’intention d’atteindre ce fameux chiffre quand j’aurai fait le transfert de mes droits de mon RRPD. Cette somme pourra être transférée dans un compte de retraite immobilisé (CRI), et ce, jusqu’au montant transférable maximum permis par la Loi de l’impôt sur le revenu.

Le montant transférable maximum se calcule ainsi :

Valeur de la rente à 65 ans * Facteur de valeur actualisée

Le facteur de valeur actualisé est établi en fonction de l’âge.

Si on reprend les chiffres de mon relevé de participation au 31 décembre 2019, je retrouve, notamment :

  • Rente annuelle à 65 ans : 1 370,00 $
  • Valeur de la rente différée : 14 100,00 $

En appliquant la formule précédemment mentionnée, j’obtiens un montant transférable maximum de 12 330 $ (1 370 $ * 9). Or, la valeur de la rente différée était de 14 100 $. Ainsi, si j’avais décidé de quitter mon emploi au 31 décembre 2019, il y aurait eu 12 330 $ maximum transférable dans un CRI et un excédent de 1 770 $ (14 100 $ – 12 330 $).

Qu’aurais-je alors pu faire avec cet excédent? Soit l’empocher et payer l’impôt en conséquence, soit le transférer dans un REER.

Cependant, le transfert de l’excédent dans le REER peut se faire uniquement en cas de cotisations inutilisées.

C’est là que le bât blesse

Dans le but d’atteindre l’indépendance financière, j’ai l’intention de transférer mes droits quand je donnerai ma démission, au plus tard, en 2026.

Étant la nerd que je suis, j’ai fait diverses projections afin d’estimer la valeur de mes droits ainsi que l’excédent en 2026. Selon de différents rendements hypothétiques et augmentations salariales d’ici là, j’estime que mon excédent pourrait jouer entre 26 000 $ et 44 000 $.

Alors, s’il ne me reste aucune cotisation inutilisée au moment de transférer les droits de mon PPRD, je devrai empocher la somme entière et payer de l’impôt en conséquence. Sans autre revenu, cette calculatrice d’impôt confirme que cela représenterait entre 4 500 $ et 10 600 $ en impôt.

Encore pire que ça! Si j’ai gagné, disons, 60 000 $ cette année-là avant de donner ma démission, l’excédent s’ajoutera à mon revenu d’emploi. Dans le pire des cas, j’aurais un revenu d’emploi de 104 000 $ sujet à imposition à la fin de l’année. On parle donc d’un taux marginal d’imposition plus élevé!

On veut éviter ça, n’est-ce pas?

Alors, contrairement à ce que j’ai dit dans un article précédent sur la maximisation des comptes enregistrés, je ne dois retarder mes cotisations à mon REER jusqu’à ce que je démissionne. Je dois me garder des cotisations inutilisées pour plus tard.

De plus, n’oublions pas que le FE diminue considérablement mes cotisations REER chaque année.

Considérant cela, et le fait que mon REER est maximisé pour 2020, j’estime cumuler à peine plus de 20 000 $ en cotisations d’ici 2026. Ainsi, je risque quand même de ne pas avoir assez de cotisations inutilisées en 2026 pour absorber l’excédent en totalité.

Pour remédier à ça, je pourrais rendre ma démission près de la fin de l’année, pour ainsi recevoir l’excédent au début de l’année fiscale suivante. Cette année-là, je n’aurai aucun revenu d’emploi. J’aurai également de nouvelles cotisations REER à ajouter à celles des années précédentes. Finalement, ce qui ne rentrerait pas dans le REER pourra me servir de revenu pour cette première année de retraite précoce. Je ferais probablement qu’un retrait partiel (donc moins de 4 %!) de mes placements pour combler la différence.

Avec un peu de chance, le montant sera tout de même moins que le montant personnel de base et ainsi, j’aurai 0 $ en impôt à payer. 🙂

Les alternatives

Alors si je ne peux pas toucher à mon REER d’ici 2026, je fais quoi?

Je profite du merveilleux CELI jusqu’à sa maximisation, évidemment. En date du jour, il me reste 45 000 $ environ de cotisations inutilisées. À cela, on peut prévoir une augmentation de cotisation d’environ 6 000 $ par année, si la tendance se maintient. Peut-être plus, si on est chanceux!

En épargnant en moyenne 25 000 $ par année, je devrais donc rattraper mes cotisations CELI au début 2023.

Une fois cela atteint, je devrai commencer à investir dans un compte non enregistré. Ce type de compte n’a pas de limite, contrairement aux comptes enregistrés. À partir de là, je cotiserais le 6 000 $ (ou plus) par année au CELI et tout le reste de mon épargne sera concentré dans le compte non enregistré.

Choisir la rente différée ou transférer ses droits?

Certains se demandent peut-être s’il ne serait pas plus avantageux de prendre la rente différée et de ne pas se casser la tête avec tous les calculs que je viens de vous détailler.

Ça dépend.

Si vous cotisez depuis longtemps à votre régime de retraite, alors la valeur de vos droits, ainsi que l’excédent, pourrait être vraiment considérable. Par exemple, si vous avez un excédent de 100 000 $ et aucune cotisation REER inutilisée, la facture d’impôt sera très salée!

Dans cet article, l’auteur explique sa stratégie. Dans son cas, la valeur de ses droits s’élevait à 290 143 $. Quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre que le montant transférable maximum dans un CRI n’était que de 134 028 $. On parle donc d’un excédent de 156 115 $. Cela veut dire que plus de la moitié de la valeur de ses droits était sujette à imposition, et ce, à un taux marginal d’imposition très élevé! Dans tous les cas, il y a peu de chance que les cotisations inutilisées d’un REER puissent absorber tout ça.

Une personne vivant au Québec aurait à payer 59 798 $ en impôt sur un tel montant. Ça réduit de beaucoup la valeur réelle de ses droits, n’est-ce pas? Au final, du 290 143 $, il lui en reviendra réellement 230 345 $. Ça peut faire une grosse différence sur un plan d’indépendance financière et de retraite précoce. Personnellement, je ne serais pas prête à sacrifier près de 60 000 $!

Vous comprenez qu’il est donc très judicieux de faire ses calculs avant de prendre une décision.

De plus, êtes-vous suffisamment d’un investisseur aguerri pour « battre » la rente différée prévue par le régime en investissant vous-même vos droits? Combien d’années vous reste-t-il avant de pouvoir retirer ladite rente différée?

Il s’agit donc de beaucoup de facteurs à considérer. Pour ma part, je préfère de loin procéder comme je l’ai détaillé, car c’est ce qui me permettra d’atteindre mon chiffre plus tôt. J’ai établi un plan pour optimiser le tout et ainsi m’assurer de payer le moins d’impôt possible. Mais pour quelqu’un d’autre, la réalité pourrait être complètement différente.

Mon expérience personnelle

Quand j’ai quitté mon ancien employeur en 2018, on me promettait une rente annuelle de 3 314 $ à mes 65 ans. Bref, pas la mer à boire. Il faut dire que je n’avais que quatre ans de cotisations.

L’autre option était de transférer mes droits acquis d’une valeur de 42 000 $, dont l’excédent s’élevait à 12 000 $. Heureusement, j’avais à l’époque suffisamment de cotisations inutilisées pour l’absorber en totalité. La décision a donc été facile. 🙂

Deux ans plus tard, je suis plus qu’heureuse d’avoir transféré mes droits dans un CRI et l’excédent dans mon REER. Ça a donné un énorme coup de pouce à mes placements personnels. Ça a maintenant encore plus de sens dans une perspective d’indépendance financière éventuelle.

J’ai d’ailleurs réussi à obtenir un excellent rendement sur ces sommes en les investissant moi-même. Grâce à  Passiv, je peux vous donner un aperçu de la performance de mon CRI depuis son ouverture.

Alors, la réponse plate à la question initiale est : ça dépend. À vous de faire vos calculs.

L’importance de planifier

Tout ça pour dire qu’il est primordial de planifier notre départ, surtout quand on bénéficie d’un PPRD. Ça peut être d’une grande aide pour vous permettre d’atteindre l’indépendance financière plus rapidement, mais il faut planifier et faire ses calculs pour s’assurer que ça balance.

Si je ne m’étais jamais attardé à faire mes calculs, j’aurais continué à maximiser mon REER chaque année, et ce, jusqu’à ma démission.  La conséquence aurait pu être d’avoir plus ou moins 10 000 $ en impôt à payer. Pire encore si je recevais l’excédent pendant la même année fiscale que ma démission. L’excédent s’additionnerait au revenu d’emploi déjà gagné. Mon taux marginal d’imposition augmenterait par le fait même et l’impôt à payer serait encore plus élevé!

Ça ferait moins d’argent dans mes poches, plus dans celles du fisc. En planifiant le tout à l’avance, je m’assure de maximiser l’argent qui me reviendra.

Il est toujours idéal d’aller chercher le plus près possible de 100 % de notre argent. En d’autres mots : payer le moins possible d’impôt. Ça s’applique tout autant à la règle du 4 %, qui prévoit d’avoir 25 fois ses dépenses annuelles en placement. Pour que ce soit réaliste, ce montant doit être net d’impôt. Si vous n’avez pas planifié (ou optimisé) cet aspect important et que vous vous faites gruger le tiers de votre argent par le fisc, il va vous manquer de l’argent. Deux options s’offrent donc à vous :

  • prévoir une plus grosse somme pour couvrir la portion d’impôt; ou
  • faire de l’optimisation fiscale.

Je sais laquelle je préfère. Comme le dit si bien Pierre-Yves McSween :

Autant on déteste l’impôt quand on construit son patrimoine, autant on peut bénéficier des règles fiscales une fois le patrimoine amassé.

Quand on sait comment ça marche, il y a moyen de tirer son épingle du jeu.

Pour les autres chanceux dans la salle

Ce billet s’adressait assurément à une audience un peu plus restreinte, soit les gens bénéficiant d’un RRPD. Même pour eux, ce n’était peut-être pas le billet le plus palpitant! Il y avait beaucoup de calculs, de formules et de la terminologie complexe. Sans compter que la terminologie change d’un régime de retraite à l’autre! J’espère avoir été cohérente, dans les circonstances.

Toutefois, ça m’a permis de mettre ensemble toute l’information que j’ai récoltée sur le sujet, en plus de me permettre de peaufiner ma stratégie. J’espère que mes réflexions sur le sujet en auront aidé quelques-uns parmi vous.

Avez-vous déjà bénéficié d’un RRPD? Avez-vous eu à choisir entre la rente différée et le transfert des droits? Qu’avez-vous choisi? Ou bien faites-vous présentement  partie des chanceux qui en bénéficient? Si oui, quel est votre plan de match lorsque vous quitterez la rat race?

N’hésitez pas à laisser un commentaire sur le sujet! Sérieusement, ça m’intéresse. Je suis nerd à ce point.

Objectifs 2021

Je ne sais pas pour vous, mais je carbure aux objectifs. Serait-ce dû à un conditionnement de la vie professionnelle? Peut-être bien. Même la fin de semaine, je dois me faire des to-do lists pour me déloader la tête et avoir la satisfaction de rayer des tâches.

Combien d’années de thérapie ça va prendre à la retraite pour me débarrasser de ça? Les paris sont ouverts. 😂

Mes to-do lists anodines mises à part, je trouve quand même important de se fixer des objectifs concrets dans la poursuite d’un but précis. Dans le cadre de l’atteinte de l’indépendance financière, chaque action compte. Histoire de bien cadrer mes efforts en 2021, je me suis établi des objectifs précis. Quel meilleur endroit que sur mon blogue pour les mettre par écrit?

J’aurai ainsi des comptes à rendre à quelqu’un d’autre que moi. Nous verrons ensemble si j’aurai atteint mes objectifs 2021. Extra-motivant! 😉

Comment définir de bons objectifs

Pour établir de bons objectifs clairs, vous avez peut-être déjà entendu parler du moyen mnémotechnique SMART, dont voici les indicateurs :

    • Un objectif Spécifique doit être simple à comprendre, clair, précis et compréhensible.
    • Un objectif Mesurable doit être quantifié et avoir un seuil afin de savoir quel est le niveau à atteindre.
    • Un objectif Atteignable doit être suffisamment grand, ambitieux pour qu’il représente un défi et qu’il soit motivant, tout en étant raisonnable.
    • Un objectif Réaliste doit avoir un niveau pour lequel le défi sera motivant et évitera l’abandon.
    • Un objectif Temporel doit être délimité dans le temps, incluant une date butoir.

J’ai donc entrepris d’élaborer mes objectifs pour la prochaine année selon ces indicateurs.

Mes objectifs pour 2021

Il me semble pertinent de diviser mes objectifs en deux catégories, soit des objectifs que je considère comme définitifs et d’autres que je considère comme hypothétiques. Les objectifs définitifs dépendent majoritairement de moi, ma discipline et ma volonté. Les objectifs hypothétiques, eux, dépendent notamment de facteurs externes.

Objectifs définitifs

Épargne

Pour l’année 2021, j’aurais envie de dire qu’il serait prudent de me fixer 20 000 $ comme objectif d’épargne. Il faut considérer que mes liquidités seront toujours amputées d’un bon montant déjà alloué à mon prêt automobile, et ce, jusqu’en novembre. Sur toute l’année, ce montant d’épargne reviendrait en moyenne à 769 $ par paye (aux deux semaines).

Par contre, je suis une overachiever, et j’ai envie de me donner 25 000 $ comme objectif. C’est ce que j’aurai environ réussi à épargner en 2020. Cela représenterait donc en moyenne 961 $ aux deux semaines. Bien que ça me paraît plutôt difficile, une fois que j’aurai recommencé à payer du RRQ en janvier, il y aura d’autres éventuelles rentrées d’argent qui pourraient compenser, comme un remboursement d’impôt ou un possible bonus en mars, par exemple.

Également, peut-être que ça me forcera à chercher activement des alternatives pour augmenter mes revenus. Faudrait bien que les bottines suivent les babines, n’est-ce pas?

Dettes

Cet objectif est on ne peut plus définitif! Présentement, avec mes versements au maximum permis par l’institution financière, l’échéance de mon prêt automobile est fixée en novembre 2021. Précisément, si je ne fais pas de paiement ponctuel pendant l’année, mon dernier paiement serait le 18 novembre 2021. Par la suite, je serai libre de toute dette! Woohoo!

Une fois la dette réduite à néant, je pourrai allouer ces sommes directement à mon épargne (et faciliter l’atteinte de l’objectif précédent). 🙂

House Sitting

Vous connaissez? Des gens de partout dans le monde se cherchent des house sitters pour prendre soin de leurs animaux et de leur demeure pendant leur absence. De nombreux sites facilitent la mise en contact entre ces personnes, tels que Trusted House Sitter, Nomador, House Sitters Canada, etc. Pour y avoir accès, il faut payer des frais annuels qui tournent entre 50 et 150 $ par année.

Dans une optique de voyager à peu de frais, j’ai envie d’en faire l’essai. Idéalement, je pourrais commencer par faire l’essai dans notre province. Une fois que la pandémie nous permettra de souffler un peu, je pourrais aller prendre soin d’animaux de quelqu’un qui demeure à Montréal, par exemple. Je pourrais ainsi voir comment je trouve l’expérience. De plus, les house sitters se font évaluer et reçoivent une cote sur le site. Ça me permettrait de commencer à faire mon nom, si on veut.

Par la suite, je pourrais utiliser cette méthode pour voyager le monde à presque zéro frais d’hébergement (outre les frais annuels du site) en échange de m’occuper d’animaux. Utile, avant comme pendant la retraite. 🙂

Correction de la vue

Voilà un objectif qui pourrait sembler hors sujet, mais qui me sera utile d’un point de vue financier à long terme.

Je porte des lunettes depuis l’âge de 14 ans et j’ai presque toujours eu besoin de changer de paires après deux ou trois ans. Plutôt que de prévoir cette dépense une fois à la retraite, je pourrais profiter de mes assurances actuelles pour régler ce problème une fois pour toutes!

En réalité, mes assurances ne prévoient aucun montant pour ce type d’intervention. Cependant, j’ai un compte-santé qui prévoit 500 $ par année. Je n’ai pas touché au montant de 2020, qui sera donc additionné à celui de 2021. J’aurai donc 1 000 $ que je pourrai utiliser pour rembourser une partie de l’intervention. 🙂

J’ai aussi posé la question à mon assureur sur la possibilité de toucher au 500 $ de 2022 et 2023, si je prends le financement sans intérêt sur 24 mois chez Lasik MD, par exemple. J’attends qu’on me revienne avec la réponse. Si c’est possible, alors ce sera 2 000 $ couvert par mon compte santé!

Par la suite, je n’aurais plus de dépense à prévoir pour des lunettes ou des verres de contact.

Par ailleurs, si vous avez des recommandations ou suggestions sur le sujet, n’hésitez pas à me les partager. Je suis encore seulement à l’étape de magasiner.

Blogue

Bien sûr, continuer à écrire des articles pour ce blogue fait partie de ma liste d’objectif. Je ne veux pas m’engager sur la fréquence de mes articles, cependant. Présentement, je parviens à en publier un par semaine. Une fois que la pandémie sera une histoire du passée, peut-être que j’aurai envie d’écrire un peu moins souvent. 😉

Cependant, je m’engage à continuer mes bilans mensuels. Je trouve vraiment important dans mon cheminement de vous partager des informations concrètes comme mon rapport de dépenses.

Prendre toutes mes dépenses en note et les publier me force à réfléchir à la pertinence de chaque dépense. Avoir des comptes à rendre, ça motive à garder le cap!

Travel Hacking

Je compte continuer à souscrire à des cartes de crédit tous les 3 mois dans le but d’accumuler des points, surtout Air Miles et Aeroplan. Notamment, j’aimerais atteindre au moins 10 000 Air Miles à la fin 2021, pour un possible voyage à Disney World en 2022. Pour Aeroplan, je n’ai pas d’objectif fixe. J’en veux juste autant que possible dans l’optique de couvrir des vols. 🙂

Hypothétique

Immobilier

Vous avez sûrement remarqué dans mes rapports de dépenses que je suis présentement à loyer. J’ai également déjà mentionné que je compte tirer profit de l’arbitrage géographique à la retraite, soit habiter quelque part où le coût de la vie serait moins élevé.

En fait, le plus facile pour moi serait d’acheter la maison de ma mère. Elle ainsi que tout le reste de ma famille élargie habitent dans un tout petit village en région. Je trouve que ce serait l’idéal pour  garder un pied à terre au Québec.

À ne pas négliger : la maison est évaluée à 67 000 $. Imaginez! Une hypothèque pour une maison à ce prix me reviendrait quand même à la moitié de ce que je paye présentement pour me loger. C’est ça l’arbitrage géographique. Oui, ça s’applique même dans notre grande province. 🙂

Initialement, je considérais cette option pour la retraite. Cependant, je considère de plus en plus devancer l’achat. Les taux d’intérêt au plancher et le télétravail à temps plein (possiblement même post-pandémie) commencent vraiment à me faire pencher vers un achat en 2021.

Bien sûr, s’il s’agit d’un achat hypothétique, c’est parce que je dois en parler sérieusement avec ma mère en premier. On en a déjà parlé par le passé, mais c’est un peu tombé dans l’oubli. Je vais devoir remettre ça sur la table. 🙂

Voyage

Nul besoin de vous expliquer pourquoi cet objectif est hypothétique. Je ne peux donc pas réellement le quantifier. Dès qu’il sera possible de le faire, je veux voyager autant que possible!

Côté destination, je devais passer deux semaines à Hawaï en avril 2020 avant que la pandémie m’oblige à annuler mes plans. Alors, ce sera partie remise dès que possible! Autrement, je suis ouverte à toute opportunité. Après tout, faut bien que j’utilise mes nombreux points. 🙂

Milestone

Ici, peu importe mon taux d’épargne, si les rendements ne sont pas au rendez-vous, ça pourrait être inatteignable. Cependant, si les rendements sont là, mes projections me donnent espoir d’atteindre ce que certains appellent Half FI, soit 12,5 fois mes dépenses annuelles! 🙂

Mes dépenses annuelles visées pour la retraite en dollar de 2020 sont estimées à 15 000 $. J’ajuste à 2 % d’inflation pour 2021 et j’obtiens 15 300 $. Half FI serait donc :

15 300 * 12,5 = 191  250 $

Considérant mes placements actuels, la valeur de mon régime de retraite et l’épargne projetée, ça pourrait être réaliste. J’ai bien hâte de voir! 🙂

De petits objectifs pour atteindre de grands objectifs

La méthode SMART s’applique à tout type d’objectifs, les petits comme les grands. Je peux l’appliquer à mes objectifs individuels pour l’année 2021 et les années suivantes, comme à mon objectif ultime d’atteindre l’indépendance financière.

On se souvient qu’un objectif doit être spécifique, mesurable, atteignable, réaliste et temporellement défini. Voyons voir ce que ça donne :

Mon objectif est l’atteinte de l’indépendance financière et la retraite précoce, ou ne plus dépendre d’un salaire et faire ce que je veux, quand je veux. Pour ce faire, je devrai épargner plus de 50 % de mon revenu, dans le but d’accumuler 25 fois mes dépenses annuelles d’ici mes 35 ans, au plus tard, soit en 2026.

Je dois avouer que mes calculs commencent à me laisser croire que 2025 serait même possible. Bien sûr, cette hypothèse repose majoritairement sur les rendements que j’obtiendrai dans les cinq prochaines années. Je pourrais épargner 80 % de mon salaire, mais si on tombe dans un bear market pendant ces cinq années, ça pourrait changer la donne. Donc, 2026 est plus réaliste et conservateur.

2021 est à nos portes!

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai bien hâte qu’on tourne la page sur 2020. Je suis une optimiste et j’ai espoir que 2021 nous sourira! Prenons donc le taureau par les cornes et pensons à ce que nous voulons accomplir! Toutefois, je vous assure que vous n’avez pas besoin d’être aussi névrosée que moi dans l’élaboration de vos objectifs. 🙂

En repensant aux années passées et mes objectifs actuels, je constate que plus on se donne du temps pour faire quelque chose, plus on prend le temps. On a tous déjà vécu ce phénomène à l’école. Peu importe la date de remise d’un travail, on finissait toujours par le remettre à la dernière minute. Curieux comment un travail pour lequel on a trois mois à faire finit par prendre trois mois, peu importe son ampleur.

Abraham Lincoln expliquait bien le phénomène :

Donnez-moi six heures pour abattre un arbre et je passerai les quatre premières à affûter la hache.

Oui, il ne faut pas établir des objectifs trop difficiles pour ne pas se décourager, mais il ne faut pas qu’il soit trop facile non plus. Ça prend un peu de challenge pour que ce soit suffisamment motivant et pour donner envie de se dépasser!

Avez-vous établi des objectifs pour la prochaine année? N’hésitez pas à m’en faire part!