Mon plan de voyage à petit prix

Avez-vous autant des fourmis dans les jambes que moi?

Mon dernier voyage remonte à octobre 2019, le temps d’un bref séjour à Los Angeles. Je devais repartir en voyage en avril 2020, mais je vous laisse deviner le dénouement. Ça fait donc maintenant un an que je repousse ce voyage malgré moi.

J’ai eu le temps d’y penser, on va se le dire! Depuis, j’ai pu élaborer un plan pour voyager à petit prix. J’y parviendrai, notamment, grâce à l’utilisation de cartes de crédit précises, l’utilisation de points et de milles et un mode de vie en général assez frugal.

Je sais que je me répète, mais je ne peux passer sous silence l’excellente ressource en matière de travel hacking qu’est Milesopedia. Pour toute personne désirant voyager à petit prix et qui aimerait commencer à souscrire à des cartes de crédit pour cumuler des points, vous y trouverez réponse à vos questions. Il y a également un groupe Facebook pour poser des questions ou simplement échanger!

Toutefois, prenez garde. Il y a énormément d’informations. Sérieusement, ça en donne le tournis. Par contre, ça vaut la peine d’y passer un peu de temps. Personnellement, je suis plus que contente d’y avoir consacré quelques heures.

Également, prenez note que le présent article contient quelques liens affiliés. Si vous cliquez sur mes liens de références pour certaines cartes de crédit, j’obtiendrai quelques points supplémentaires. 🙂

Mes points et milles

Alors, je commencerai par vous donner le solde de mes points et milles de mes principaux programmes de loyauté. J’ai souscrit à ma première carte de crédit dans le but de cumuler des points en mars 2020. Ainsi, vous aurez une bonne idée de combien on peut cumuler de points et milles en seulement douze mois.

Vous comprendrez que ce n’est pas rien quand je détaillerai plus loin ce que je peux obtenir avec ces points. 🙂

J’aurais pu faire encore mieux, mais j’ai commencé lentement en souscrivant à une seule carte de crédit à la fois. J’apprivoisais la bête. Maintenant, je souscris à deux ou trois cartes tous les trois mois. Disons que ça cumule beaucoup plus rapidement!

Laissez-moi vous rassurer. Ça n’a pas été au détriment de ma cote de crédit. Elle se porte à merveille. 🙂

Mon prochain voyage

Alors, quel sera mon prochain voyage? Bien sûr, c’est celui que je comptais faire en avril 2020. En fait, je devais passer deux semaines à Hawaï avec ma sœur. Initialement, nous avions prévu passer une semaine sur Big Island (Île d’Hawaï), puis une semaine sur Maui.

Toutefois, j’ai de plus envie de voyager lentement, surtout une fois FIRE. J’ai donc envie de tenter l’expérience lors de mon prochain voyage. Ainsi, dans cette optique, mon prochain voyage se passera uniquement sur la même île, soit Big Island.

Il y aura bien un autre moment pour faire Maui, et ce, tout aussi lentement. 🙂

J’ai en fait déjà été à Hawaï avec deux amies. On avait justement fait Big Island, un coup de coeur, et Oahu. Tout avait été très précipité, et je m’étais dit que je voulais y retourner un jour pour en voir plus.

De mémoire, ce voyage avait coûté autour de 4 000 $. Je n’étais pas super frugale à l’époque et je n’avais aucun point ni mille pour faire baisser la facture. Voyons voir si je peux faire mieux cette fois. 🙂

Ainsi, je vais passer en revue les principales catégories de dépenses de voyage, et comment je pourrai réduire les coûts.

Vol

Pour des dates très hypothétiques (que je n’ose même pas dire, de peur de m’attirer de la malchance), un vol aller-retour entre Québec et Kailua-Kona frôle les 850 $ présentement, selon Google Flights. À la place, je pourrais profiter de mes points Aéroplan pour payer le vol. Pour le même vol, ça me coûterait 35 000 points Aéroplan. Il ne me resterait que les taxes à payer, soit environ 200 $.

J’ai fait le même exercice avec AIR MILES pour les mêmes dates hypothétiques. Le coût serait de soit 8 500 milles en basse saison, soit 11 000 milles en haute saison. Dans un cas comme dans l’autre, je n’ai pas le nombre de milles nécessaire. De toute façon, je doute que ce soit la meilleure valorisation des milles AIR MILES.

En réalité, j’utiliserai probablement enfin un crédit voyage que United m’avait octroyé suite à l’annulation du voyage prévu en avril 2020. Toutefois, vous comprenez le principe.

Hébergement

Personnellement, j’adore les locations sur Airbnb. Ça revient généralement moins cher qu’un hôtel, en plus d’offrir beaucoup plus de commodités.

Ce ne sont pas tous les programmes de points qui couvrent les réservations sur Airbnb. Parmi ceux qui le permettent, on retrouve les Points-Privilèges American Express. J’en cumule présentement grâce à mon utilisation de la carte Cobalt American Express.

Il faut savoir que les points se convertissent au taux de 10 $ par 1 000 points. J’ai présentement 27 164 points, et la promotion actuelle de la Cobalt permet d’aller chercher jusqu’à 45 000 points en bonus. On parle donc de 450 $ applicable sur une réservation Airbnb! C’est quand même pas rien.

Parmi les logements que j’ai ciblés sur Airbnb, la réservation moyenne pourrait coûter environ 2 000 $. Avec mes points actuels, je serais en mesure de réduire la facture de 270 $. Il resterait donc 1730 $ à payer, que je partagerais à parts égales avec ma sœur. Ça nous coûterait donc 865 $ chacune pour deux semaines d’hébergement.

Alternatives

Bien sûr, il n’y a pas juste Airbnb. Si je préférais les hôtels, sachez que les points-privilèges American Express sont transférables vers le programme de fidélité Marriott Bonvoy. Je pourrais ainsi réduire une facture d’hôtel (de la chaîne Marriott) avec ces points. Bien sûr, les programmes Aéroplan et AIR MILES permettent également l’utilisation des points et milles pour la réservation d’hôtel en tout genre.

Ça demeure une option trop peu frugale à mes yeux, mais ça permet de réduire la facture pour ceux qui préfèrent cette option!

Il y a également le house-sitting, que j’avais déjà mentionné dans un article précédent. C’est quelque chose que je pourrais considérer, mais je doute qu’il y ait beaucoup d’opportunités à Hawaï. De plus, s’il y en a, ça doit partir assez vite! Tout de même, je vais regarder les possibilités, avant de faire quelconque réservation. Je ne m’avouerai pas vaincue avant d’avoir fait mes recherches! Même si ce n’est que quelques jours de house-sitting, ça réduirait la facture. 🙂

Nourriture

Règle générale, je mange déjà très peu souvent dans les restaurants. En fait, je préfère savoir ce que je mange, en plus d’adorer cuisiner! Ainsi, manger un plat dans un restaurant que j’aurais pu me faire pour une fraction du coût, ça m’insulte plus qu’autre chose. 😉

Évidemment, je conçois qu’il s’agit d’un des petits plaisirs de voyager. Mais comme toute chose, c’est bon en modération. L’avantage d’avoir un logement entier, c’est d’avoir une cuisine fonctionnelle. On fait une petite épicerie et hop, on se prépare quelques repas à moindre coût. On peut quand même acheter local autant que possible dans des marchés fermiers et cuisiner soi-même ces produits!

Lors de mon premier voyage, on essayait de se limiter à un repas par jour au restaurant. Le reste des repas, on se les faisait au logement. En procédant ainsi, il y a moyen de sauver beaucoup sur le budget nourriture. On peut également réduire la facture de restaurant en mangeant sur l’heure du dîner, plutôt qu’au souper. La plupart du temps, les menus midis sont plus abordables.

Sinon, mon astuce ultime pour réduire les coûts alimentaires en vacances, ou en tout temps, c’est le jeûne intermittent. Je le pratique déjà au quotidien, et ce, depuis plusieurs années. En voyage, c’est carrément un superpouvoir.

En fait, je mange généralement entre un et deux repas par jour seulement, aucune collation. Si la moitié de ces repas, je les prépare dans mon logement, vous comprenez que ça revient plus économique que de manger trois repas par jour au restaurant, plus les collations.

Transport

Big Island, vous l’aurez deviné, c’est pas petit. C’est en fait impossible à explorer sans voiture. C’est également plutôt rural, donc le transport en commun, c’est pas l’idéal.

Selon Milesopedia, la location de voiture est en fait une des meilleures utilisations des milles AIR MILES.

Pour une raison inconnue, l’outil pour la location de voiture d’AIR MILES semble indisponible présentement. Toutefois, si je regarde sur Kayak, Expedia et Voyages Costco, une location de voiture pour 2 semaines sur Big Island tourne autour de 1 400 $.

Comme Milesopedia estime la valorisation d’un mille AIR MILES à environ 20.24 cents pour les locations de voiture, ça reviendrait à presque 7 000 milles. Il resterait alors seulement des taxes et frais à payer de nos poches. Clairement, il s’agit d’une meilleure utilisation de ces milles, en comparaison au vol mentionné précédemment.

Pour cette dépense, je ne pense pas utiliser la totalité de mes précieux milles. Je veux les prioriser pour un futur voyage à Disney (une autre excellente utilisation de ces milles). Mais encore une fois, vous comprenez le principe.

Le programme Aéroplan permet également l’utilisation de points pour payer une location de voiture. Pour la même durée, il m’en coûterait environ 50 000 points. Ça pourrait aussi être une alternative.

Bien sûr, si je voyageais à un endroit où le transport en commun était bien développé, je favoriserais cette option. 🙂

Activités

Je n’ai pas nécessairement de trucs et astuces en lien avec les points et milles pour ce volet. En fait, ça relève surtout d’une question de choix.

Sur l’Île, il y a beaucoup d’activités gratuites à faire, notamment la randonnée et la passer du temps sur la plage. Personnellement, mon planning préféré lors de mon premier voyage, c’était un bel équilibre entre les deux. Cette fois, j’aimerais bien ajouter à cela la location d’un vélo et explorer l’île différemment. 🙂

Il y a également différents musées et parcs nationaux qui ne coûtent pas très cher. Par exemple, l’entrée au Volcanoes National Park était, de mémoire, de 25 $ par voiture, et non par personne.

En fait, on tombe dans les plus grosses dépenses quand on décide de faire des activités vraiment touristiques. Toutefois, si je décide de faire des activités du genre, je planifierai à l’avance et je m’assurerai de chercher des coupons rabais, des aubaines sur Tuango ou autres promotions. Bref, j’éviterais autant que possible de payer le plein prix.

Assurances

Pour ce volet, j’ai la chance d’avoir une assurance collective assez complète qui inclut une assurance voyage. Pour tous ceux qui ont une assurance collective, commencez par regarder vos couvertures avant de vous assurer en double!

Par la suite, sachez que plusieurs cartes de crédit offrent des assurances voyage. Par exemple, ma Aéroplan American Express offre une assurance perte ou vol de bagages et une assurance accident de voyage offrant une protection pouvant atteindre 500 000 $.

De plus, ma carte Platine AIR MILES American Express offre une assurance vol et dommages pour voitures de location, accident de voyage de 100 000 $, une Garantie Protection-Achat, et plus encore.

Je n’énumérerai pas toutes les assurances de mes différentes cartes de crédit, mais vous comprenez le principe, encore une fois. Avec toutes ces assurances combinées, je n’en payerai certainement pas une autre supplémentaire de ma poche. Il suffit de faire le tour des couvertures et de voir si tout y est. C’est propre à chacun. J’en connais qui voyagent sans même s’assurer, alors toutes les tolérances au risque sont dans la nature.

Forfait mobile

Pour certains, ce n’est même pas un casse-tête. Ils utiliseront simplement le Wi-Fi quand il est disponible. Sinon, ils s’en passeront. De nos jours, des applications comme Messenger et Whatsapp nous permettent d’écrire des messages et d’appeler, pourvu qu’on soit connecté à un Wifi, sans frais additionnels.

Si vous tenez absolument à avoir des données en tout temps et à utiliser votre numéro de téléphone, alors il faut payer des surplus auprès de votre fournisseur mobile.

Lors de mon premier voyage, je me souviens que mon fournisseur de l’époque chargeait 7 $ par jour pour que je puisse utiliser mon forfait habituel à l’étranger. Pour les 15 jours, ça m’avait donc coûté 105 $.

Heureusement, je constate que mon fournisseur actuel, Fizz, offre des options beaucoup plus avantageuses. Ils permettent en fait de faire de simples ajouts au forfait mensuel (donc, valide tout le mois). Ainsi, on peut agencer comme on le veut des minutes d’appels, des textos et des données. Au plus cher, tous les ajouts reviennent à 38 $ pour le mois. Ceci comprend 2 go de données, 60 minutes d’appel et 200 textos. La différence de prix est assez flagrante!

Stationnement, bagages, etc.

Considérant que mon voyage durera deux semaines, il est bien possible que j’aie besoin d’enregistrer un bagage. Un bagage enregistré revient souvent à environ 30 $ par vol. Heureusement, ma carte Aéroplan American Express offre le premier bagage enregistré gratuit pour soi-même et jusqu’à 8 compagnons de voyage en volant avec Air Canada. Pratique, n’est-ce pas?

Sinon, considérant que j’ai plus de chance de voler avec United pour ce prochain voyage, et non Air Canada, je ne pourrai pas en profiter. Je pourrais alors préalablement souscrire à la World Elite Mastercard de la Banque Nationale et obtenir jusqu’à 250 $ de crédit voyage par année civile, applicable sur les frais de stationnement, de bagages et de sélection de sièges.

Disons que ça règle quelques problèmes. 🙂

Oh, que j’ai hâte!

Alors voilà, voici comment j’entrevois mon prochain voyage, qui, je le souhaite, arrivera plus tôt que tard. Avec ces astuces et le travel hacking, je devrais amplement réussir à dépenser moins de 4 000 $ cette fois-ci. 😉

Ne reste plus qu’à continuer à user de patience jusqu’à ce que ce soit sécuritaire de le faire. Eh oui, c’est plate de même.

J’ai survolé les catégories de dépenses principales en voyage, mais si vous avez des trucs que je n’ai pas abordés pour économiser, n’hésitez pas à le soulever dans les commentaires. Ainsi, nous pourrons tous en profiter! Je suis toujours heureuse de sauver de l’argent. 😉

Finalement, je serais curieuse de connaître vos projets de voyage! Mais surtout, j’aimerais savoir si vous avez quelques points voyages en banque à dépenser. Je vous le souhaite!

Bilan de mars 2021

Bonjour!

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai eu un mois assez occupé de mon côté.

Entre autres choses, le nouveau boulot me tient très occupée. Comparativement à mon ancien poste, c’est le jour et la nuit. Il faut bien justifier cette augmentation de salaire, n’est-ce pas? Disons qu’à chaque fin de la journée, j’ai le cerveau en bouilli, malgré qu’il me reste encore un million de choses à apprendre. Disons que l’expression fake it ’til you make it prend tout son sens. 😉

Également, j’ai participé au podcast 20 ans, pas l’temps?, comme les abonnés de ma page Facebook ont pu constater. J’ai en fait participé à trois différentes parties que j’ai détaillées ici. Bien que j’étais assez appréhensive, comme toute bonne introvertie, j’ai adoré l’expérience! 🙂

En plus de tout ça, le printemps est arrivé et avec lui, le soleil et la douceur! Je n’en suis pas fâchée. J’ai un peu l’impression de sortir d’hibernation.

Bref, ça a fait un peu moins de temps et d’énergie pour l’écriture, mais je ne vous oublie surtout pas. La fréquence de publication ralentira peut-être un peu avec l’arrivée du beau temps, mais n’ayez crainte. Ma motivation envers l’indépendance financière est toujours aussi présente! 🙂

Maintenant, voyons voir si les chiffres sont également motivants.

Valeur nette au 31 mars 2021

Actifs
Compte bancaire :
CELI Questrade :
CRI Questrade :
REER Questrade :
REER FTQ :
REER Fondaction :
Non-enregistré :
1 109 $
38 978 $
45 376 $
35 456 $
5 752 $
13 427 $
2 053 $
Total d’actifs :142 151 $
Passifs
Prêt automobile :
Marge de crédit :
Cartes de crédit :
6 577 $
0 $
56 $
Total de passifs :6 633 $
Valeur nette135 518 $
Variation+ 9 432 $

Ainsi, on remarque une belle progression ce mois-ci! Celle-ci est en fait marquée principalement par une épargne exceptionnelle qui sera détaillée plus bas. Également, le prêt automobile continue sa descente, ce qui continue d’augmenter ma valeur nette.

Mon portefeuille de crypto augmente quand même rapidement, autant dû à la progression rapide de la valeur des différentes cryptos que je détiens, que les bonus de 30 $ que j’ai reçus grâce au référencement de Shakepay. Merci encore à tous ceux qui ont utilisé mon lien de référence.  🙂

Avec tout ça, j’ai dépassé le 1 % de valeur de mon portefeuille en crypto. J’ai 1 400 $ investis de ma poche, mais la valeur est déjà pas mal plus élevée. En fait, je vous avoue être grandement tentée d’augmenter ma « limite psychologique » de 1 %. Je dois seulement rester dans une proportion avec laquelle je suis confortable, dans le contexte ou je pourrais beaucoup perdre. La prochaine grosse correction risque de me convaincre d’en mettre plus. Stay tuned. 😉

Toutefois, au niveau des marchés boursiers, c’était plutôt en dent de scie. Je suis contente d’avoir pu injecter autant d’argent dans le marché ce mois-ci pendant que ça faisait plutôt du surplace. La prochaine hausse sera d’autant plus appréciée. 🙂

Épargne

Voici le détail de mon épargne de mars sur chacune de mes rentrées d’argent :

  • 11 mars : 975,00 $ sur 1 789,71 $ net
  • 25 mars : 4 103,45 $ sur 5 077,03 $ net
  • 26 mars : 331,83 $ sur 331,83 $
  • 29 mars : 964,72 $ sur 964,72 $
  • Total d’épargne : 6 375,00 $ sur 8 163,29 $ pour le mois de mars ou 78 % d’épargne

Sur les 6 375 $ épargnés, j’ai cotisé 5 700 $ à mon CELI et j’ai acheté pour 675 $ de cryptomonnaie en dehors d’un compte enregistré.

Comme je le mentionnais précédemment, il s’agit vraiment d’un mois exceptionnel au niveau de l’épargne. C’est essentiellement grâce aux nombreuses rentrées d’argent! En effet, à mes deux paies habituelles s’ajoutaient mon bonus annuel et mes remboursements d’impôt.

De plus, je suis heureuse de constater que je suis dans une bonne position pour atteindre mon objectif d’épargne de 25 000 $ en 2021. J’ai déjà épargné et investi 9 700 $ cette année, soit 39 % de mon objectif, en seulement 3 mois. Il me reste donc 15 300 $ à épargner pour atteindre mon objectif. Pour y parvenir, je devrai donc épargner en moyenne 765 $ par paie jusqu’à la fin de l’année. 

Considérant mon augmentation de salaire annuelle le mois prochain (3,5 %), la RRQ en moins à payer avant la fin de l’année et la fin de mon prêt automobile en novembre, je devrais y parvenir. 🙂

Relevé de dépenses

DateMontantDescription
2021-03-01497,50 $Loyer
2021-03-0226,43 $ImpôtExpert
2021-03-0411,60 $Pharmacie
2021-03-0548,04 $Assurance automobile
2021-03-073,40 $Starbucks
2021-03-073,76 $Amazon
2021-03-0929,50 $Hydro-Québec
2021-03-10112,42 $Épicerie
2021-03-1023,07 $Essence
2021-03-1018,53 $Mondou
2021-03-12403,85 $Prêt automobile
2021-03-133,40 $Starbucks
2021-03-1764,45 $Indiegogo
2021-03-213,40 $Starbucks
2021-03-256,89 $Pharmacie
2021-03-2523,22 $Essence
2021-03-26403,85 $Prêt automobile
2021-03-27102,47 $Épicerie
2021-03-2927,60 $Internet résidentiel
2021-03-2962,38 $Mondou
Total :1 877,18 $

Pour le mois de mars, j’ai 1 877,18 $ de dépenses total, ou 22 526,16 $ annualisés. Si on oublie les remboursements de mon prêt automobile, ça revient à 1 069,48 $ ou 12 833,76 $ annualisés. 

J’ai eu vraiment peu de dépenses ce mois-ci et j’en suis bien contente! Il s’agit en fait d’un de mes meilleurs mois depuis que je fais le suivi de mes dépenses! C’est en partie grâce aux dépenses que j’avais devancées en février dans le but de débloquer des bonus de points sur mes cartes de crédit.

De plus, j’ai remarqué un nouvel avantage à avoir peu de dépenses. C’est bien moins long pour moi de faire mes tableaux de bilan mensuel. 😉 

Outre le train-train quotidien, la seule dépense qui sort de l’ordinaire était sur Indiegogo. J’ai contribué au financement du futur documentaire de Star Trek Voyager, tout en obtenant un chandail de ma capitaine préférée. 😉

Le mois prochain, je prévois déjà une dépense hors du commun. J’ai eu la belle surprise par la poste d’un constat d’infraction. Vive les photo-radars.

Liste de lecture

Malgré un mois occupé, je continue de lire autant que possible! C’est vraiment important pour moi, autant d’un point de vue apprentissage que divertissement. 🙂

D’ailleurs, je tiens à remercier les abonnés de ma page Facebook qui partagent leur lecture avec moi chaque fin de semaine. Certains se reconnaîtront. Vous me donnez vraiment d’excellentes idées de lecture!

Ainsi, ma liste de lecture de mars ressemblait à ceci : 

Beat the Bank est vraiment un incontournable. Contrairement à mes attentes, il ne s’agissait pas seulement de théories et d’informations sur les pratiques douteuses des institutions financières. Il y a aussi plusieurs exemples concrets, comme des modèles de portefeuilles qu’on peut monter soi-même, etc. Bref, une excellente ressource canadienne!

J’ai aussi bien aimé 5 years to freedom. Bien qu’un peu typique comme livre FIRE, on aime que ce soit un livre canadien! De plus, contrairement à des livres comme Quit Like a Milionnaire et La retraite à 40 ans, ça démontre bien comment c’est possible d’atteindre l’indépendance financière de façon frugale, et ce, même avec des enfants. Sans hésitation, je l’ai ajouté à ma page de recommandation dans la section des livres canadiens.

Sinon, je fais une mention spéciale à The Autobiography of Kathryn Janeway. J’ai en fait profité de la période d’essai gratuite d’audiobooks.com pour écouter Kate Mulgrew, elle-même, en faire la lecture. Quel bonheur! 🖖

Conclusion

J’aime bien ce moment de réflexion que m’offrent ces bilans mensuels. C’est un bel exercice pour voir ma progression, voir où j’en suis par rapport à mes objectifs et prévoir le mois à venir.

D’ailleurs, j’ai pris mon rendez-vous le 30 avril pour ma correction de la vue. Un autre objectif 2021 que je veux accomplir! 🙂

La compagnie semble offrir du financement jusqu’à 24 mois à 0 % d’intérêt. Je vais possiblement opter pour ça, s’ils ne gonflent pas le prix pour compenser le 0 % d’intérêt, bien sûr. Comme ça, je n’amputerais pas mon cash flow dans l’immédiat.

J’aurai le chiffre exact la journée même, mais on m’a informé que ça devrait tourner entre 3 200 $ et 4 200 $. De ce montant, mon compte santé au travail pourra en couvrir 800 $.

Par conséquent, il est possible que le bilan mensuel d’avril soit un peu en retard, le temps que mes yeux se rétablissent. 😉

Finalement, je travaille déjà sur mon prochain article sur mon prochain voyage et comment le travel hacking me permettra de le faire à petit prix. Bien qu’il soit encore impossible de prévoir quand nous pourrons voyager à nouveau, ça ne coûte rien de rêver (et de planifier)!

À la prochaine fois et profitez bien du printemps qui commence!

Ma pire décision financière

Je ne crois pas surprendre personne en annonçant qu’acheter une voiture neuve a été ma pire bourde financière. Que dis-je? J’en ai même acheté deux! Eh oui, j’ai fait l’erreur deux fois plutôt qu’une! D’ailleurs, j’en ai parlé récemment lors de mon passage au podcast 20 ans, pas l’temps?. 😉

Peu de temps après mon deuxième achat, qui me semblait tout à fait raisonnable à ce moment-là, la lecture d’En as-tu vraiment besoin? de Pierre-Yves McSween eut l’effet d’une gifle au visage. Surtout que j’avais ma nouvelle voiture depuis à peine un mois seulement. Soudainement, l’achat me semblait beaucoup moins raisonnable. Malheureusement, le mal était fait et la voiture valait déjà moins que le solde du nouveau financement, seulement après avoir quitté la cour du concessionnaire.

J’étais tombé dans le piège du lifestyle inflation. Je gagnais un bon salaire pour mon âge et j’avais l’impression que « je méritais de me gâter ».  C’est sans oublier combien l’industrie de l’automobile fait des pieds et des mains pour s’assurer qu’on tombe dans le panneau. McSween n’a pas tort à cet égard dans son livre :

L’industrie de l’automobile se bat avec véhémence pour pousser le consommateur à quitter le monde de la rationalité. On utilise une fraction de la durée de vie utile de la voiture, mais on en assume le plus grand coût annuel. D’ailleurs, le prix d’une voiture est tellement élevé que, dans les publicités, on préfère oublier son prix réel. Ce qu’on vend, c’est un paiement mensuel, bimensuel, hebdomadaire, ou simplement un mode de vie.

Les nombreux autres livres de finances personnelles que j’ai lus par la suite avaient tous un discours assez similaire. Ça ne faisait que confirmer combien j’avais fait une erreur. En plus de ne pas être trop fière, je me sentais coincée avec mon achat, car m’en débarrasser impliquait déjà une perte significative, sans oublier que j’avais besoin d’une voiture.

À quiconque qui songe s’acheter une voiture neuve, laissez-moi vous détailler pourquoi il serait préférable d’acheter une (relativement) vieille bagnole.

Les satanés paiements

Voyons voir dans en détail ce que mes sept dernières années de paiements de voiture représentent réellement.

Tout d’abord, j’ai acheté ma première voiture neuve en mai 2014, soit un mois après avoir terminé l’université et avoir décroché un emploi payant. Classique, n’est-ce pas?

J’ai ensuite changé de voiture en décembre 2016, après une offre agressive du concessionnaire. Le nouveau prêt incluait une partie du solde de l’ancienne voiture, puisque bien sûr la valeur de la voiture précédente n’était pas suffisante pour rembourser la totalité de l’ancien prêt. Fou pareil, hein? Ils refilent ça sous le nez des consommateurs qui croient ça normal, puisque tout le monde le fait!

Afin d’avoir un tableau représentatif, j’ai revu mes relevés bancaires. J’ai calculé avoir dépensé environ 35 000 $ en paiement de voiture jusqu’à maintenant. Ajoutons à cela mon solde actuel d’environ 7 000 $ en date du jour. Ainsi, une fois le financement terminé en novembre, j’aurai payé un total de 42 000 $.

Maintenant, qu’est-ce que j’aurai sept ans et 42 000 $ plus tard? Une voiture de 5 ans valant moins de 10 000 $, qui continuera de perdre de la valeur et nécessitera de plus en plus d’entretien.

Décourageant n’est-ce pas?

Si vous aviez un doute qu’une voiture n’était pas un bon investissement, j’espère que ceci vous le confirme. En fait, ça prouve parfaitement comment une voiture rapporte un rendement négatif garanti. Ironiquement, c’est souvent les personnes qui achètent des voitures neuves à répétition qu’investir en bourse est trop risqué. 😉

Le coût de renonciation

Analysons maintenant le coût de renonciation, c’est-à-dire le rendement auquel j’ai renoncé en faisant mes paiements sur ces deux voitures, plutôt que d’investir les sommes. Pour ce faire, j’utiliserai ce calculateur d’intérêts composés.

On n’a pas fini d’être découragés. Je dirais même que c’est un exercice borderline masochiste.

Donc, si on reprend le 42 000 $ de paiement sur environ 7 ans, ça revient en moyenne à 460 $ par mois. Si j’avais investi ces montants au même rythme dans la bourse avec un rendement de 8 % (ce qui était réaliste de 2014 à maintenant), j’aurais obtenu :

Alors, au lieu d’une voiture d’une valeur de plus ou moins 10 000 $, je pourrais avoir 51 572 $ de plus en placement. On parle d’un écart de 41 572 $. Bien sûr, cet écart prend en considération que je n’aurais pas eu de voiture du tout. Si on ajoute à cela l’achat d’une voiture usagée et son entretien, l’écart se réduit. On comprend le principe. Ça ne m’aurait jamais coûté 42 000 $ sur sept ans pour une voiture usagée.

Continuons la torture

C’était un bon reality check, n’est-ce pas?

Pleurons encore plus. Ajoutons à ceci l’intérêt composé sur ce 51 572 $ jusqu’à mes 65 ans, soit 30 ans après la fin du financement de ma voiture, et ce, sans investir davantage :

Ouch. Ça commence à faire cher pour rouler en voiture qui « sent le neuf ».

Et finalement, si je continuais d’investir régulièrement 460 $ par mois jusqu’à 65 ans, sur le même principe que si je changeais continuellement de voiture neuve :

Ainsi, vous pouvez constater l’énorme coût de renonciation qui vient avec le cycle infernal des paiements de voiture sur plusieurs décennies. J’arrête la torture à 65 ans, mais on comprend le principe. Ça n’ira pas en s’améliorant en ajoutant des années de plus.

On connait tous quelqu’un qui change de voiture chaque 4-5 ans, une fois le financement échu ou une fois la location terminée. Eh bien, ces personnes auraient peut-être besoin de faire ce genre de calculs pour voir combien coûte réellement cette odeur de voiture neuve.

D’autant plus qu’en fin de compte, le résultat est toujours le même, peu importe quand on décide de briser le cycle. Il ne nous reste qu’une vulgaire voiture d’un certain âge, qui continuera de se déprécier.

Apprendre de ses erreurs

Si vous décidez de faire le même exercice que moi, peut-être trouverez-vous que c’est difficile de voir le côté positif là-dedans.

Personnellement, je suis juste contente d’avoir appris la leçon. C’est dommage que j’aie littéralement gaspillé autant d’argent, mais ce qui est fait est fait. C’est malheureusement irrécupérable, alors passons à autre chose. 🙂

Nous faisons des erreurs. C’est humain. Et j’aime à croire que ce mot explique bien des choses.

Capitaine James T. Kirk

Si je ne m’étais jamais intéressé aux finances personnelles, peut-être que j’aurais répété le cycle encore et encore. Alors, je suis contente de m’en tirer avec seulement sept ans de paiement de voiture, plutôt que des décennies. Je suis aussi heureuse de ne pas être tombée dans le piège des voitures de luxe. Tous les calculs précédents seraient bien pires si j’avais fait l’acquisition d’une voiture plus luxueuse.

De plus, heureusement, il ne me reste maintenant plus que 17 paiements bimensuels à faire! À la fin du financement, ma voiture, qui n’aura que cinq ans, devrait m’être fidèle encore plusieurs années. Je tâcherai de la faire entretenir religieusement pour qu’elle me dure aussi longtemps que possible. Par la suite, la prochaine voiture, si je sens toujours le besoin d’en avoir une, sera assurément usagée et certainement pas financée.

L’autre excellente nouvelle en lien avec la fin imminente du financement sur ma voiture, c’est que j’allouerai alors ces sommes directement à mon épargne. Mon taux d’épargne devrait alors augmenter… d’environ 20 %! Cela sera très avantageux dans l’atteinte de mon objectif d’indépendance financière.

Conclusions

Voilà. C’était ma pire erreur financière et tout ce que ça implique ou aurait pu impliquer comme coût de renonciation. Je prône la transparence autant que possible sur ce blogue, et cela implique de parler autant des bons coups que des mauvais. Je ne suis pas parfaite, loin de là, et peut-être que des exemples moins reluisants vous réconforteront à l’égard de vos propres faux pas.

Puis, c’est pas tout, je pourrais en nommer d’autres. Notamment, je n’ai pas (encore) abordé tout l’argent que j’ai dépensé dans les Comiccons ou les différentes conventions officielles de Star Trek aux États-Unis auxquels j’ai assisté. Il s’agit de merveilleux souvenirs, mais qui avaient certainement leurs prix. 😉

Et vous? Avez-vous une mauvaise dépense similaire? Avez-vous calculé le coût de renonciation, ou vous n’êtes pas aussi maso que moi? Surtout, êtes-vous en paix avec votre erreur?

N’hésitez pas à m’en faire part!

 

La pertinence du fonds d’urgence

Eh non, je n’ai pas de fonds d’urgence.

Ne me lancez pas de tomates, de grâce. Tous les gourous de la finance seraient outrés, je le sais bien.

En fait, j’ai curieusement cheminé à l’égard du fonds d’urgence. Comme toute bonne Québécoise moyenne, j’ai déjà vécu d’une paie à l’autre. À l’époque, je n’avais aucune marge de manœuvre entre mes revenus et mes dépenses et, bien sûr, aucun fonds d’urgence.

Puis, quand j’ai commencé à m’intéresser aux finances personnelles, je me suis inspirée des baby steps de Dave Ramsey, notamment. J’ai donc bâti un petit fonds d’urgence de 1 000 $, puis je me suis attaqué au remboursement de mon prêt étudiant. Une fois le prêt étudiant entièrement remboursé, j’ai bâti un fonds d’urgence digne de ce nom.

Puis, avec l’influence du mouvement FIRE, je me suis mise à réduire mes dépenses, augmenter mes revenus et investir massivement mon épargne. C’est alors que mon fonds d’urgence m’est apparu soudainement comme un poids mort. Après l’état de pandémie déclaré en mars 2020, les taux d’intérêt en chute libre n’aidaient certainement pas ce sentiment agaçant. Finalement, j’ai décidé d’investir entièrement la somme qui me servait de fonds d’urgence en avril 2020.

Depuis, je n’ai plus de fonds d’urgence. Et vous savez quoi? Je dors très bien la nuit malgré tout.

Qu’est-ce qu’un fonds d’urgence

Comme pour bien d’autres notions de finance personnelles, les opinions diffèrent à l’égard du fonds d’urgence, notamment sur sa taille. Toutefois, on parle assez souvent d’avoir l’équivalent de 3 à 6 mois de dépenses en argent facilement accessible. Bien sûr, plus le revenu est variable ou la situation d’emploi précaire, plus il faut prévoir dans son fonds d’urgence. Pour certains, il pourrait être plus judicieux d’avoir jusqu’à 12 mois de dépenses en argent, par exemple.

Le but est de pouvoir couvrir ses dépenses pendant un certain temps suite à un coup dur ou pour absorber une dépense importante et imprévue.

Pour ma part, je considère avoir un emploi très stable et un salaire prévisible et sécuritaire. Accumuler plus de 3 à 6 mois serait alors un peu excessif. Présentement, mes dépenses mensuelles tournent autour de 2 000 $, incluant mes paiements sur ma voiture. Ainsi, on pourrait s’attendre à ce que j’aie entre 6 000 $ et 12 000 $ en argent, facilement accessible. Par « facilement accessible », on parle généralement d’un simple compte d’épargne.

Qui devrait avoir un fonds d’urgence

Pensez-y. Qui a réellement besoin d’un fonds d’urgence? Qui serait à risque de faire faillite suite à un coup dur? Qui pourrait perdre sa maison après une perte d’emploi?

Bien sûr, il s’agit de ceux qui vivent d’une paie à l’autre. Pour ceux-ci, le moindre petit pépin vient dérailler leur cashflow et dans ce contexte, un fonds d’urgence est primordial pour absorber un choc. Ironiquement, puisque ces personnes vivent déjà d’une paie à l’autre, il est bien difficile d’en bâtir un.

Toutefois, pour une personne qui épargne déjà régulièrement une grosse portion de son revenu, un pépin ne viendra pas compromettre ses besoins essentiels.

Comme je le mentionnais plus haut, mes dépenses mensuelles sont d’environ 2 000 $. Or, j’ai un revenu mensuel net moyen de 3 500 $. Ainsi, j’ai déjà une bonne marge de manœuvre en cas de pépin.

Le coût de renonciation

Ce qui me déplait avec le fonds d’urgence, c’est le rendement auquel je renonce sur cette somme pendant qu’elle n’est pas investie. Après tout, j’aime que mon argent travaille pour moi.

On le sait tous, les taux d’intérêt des comptes d’épargne sont présentement à des niveaux dérisoires. À titre d’exemple, j’ai un incroyable taux d’intérêt de 0,10 % chez Tangerine.

Bien sûr, je suis consciente que certaines banques proposent des promotions (temporaires) de 1 ou 2 %. Toutefois, cela implique qu’il faut constamment bouger son argent d’une banque à l’autre une fois la promotion échue. Personnellement, je trouve que ça prend un peu trop de temps et d’énergie pour un maigre 1 ou 2 %.

En une seule année, mon hypothétique 6 000 $ à 12 000 $ de fonds d’urgence chez Tangerine ferait de 6 $ à 12 $ d’intérêt. En revanche, s’il était investi dans un FNB indiciel, il pourrait faire un rendement beaucoup plus intéressant. Même en visant un rendement plutôt conservateur de 6 %, on parle de 360 $ à 720 $, soit 60 fois plus que mon compte d’épargne chez Tangerine.

Ajoutons à cela l’intérêt composé d’une année à l’autre et le coût de renonciation ne fait qu’augmenter de façon exponentielle.

Je ne sais pas pour vous, mais la différence me fait mal au cœur.

L’inflation et la diminution du pouvoir d’achat

Le pire là-dedans, c’est quand on ajoute l’inflation à l’équation. Parce que pendant que mon hypothétique fonds d’urgence fait son maigre 0,10 % d’intérêt, l’inflation, elle, fait ses ravages à coup de 2 % par année, en moyenne. Probablement plus dans les années à venir.

Alors finalement, si je laisse mon fonds d’urgence moisir là trop longtemps, il ne fera que perdre du pouvoir d’achat, encore et encore.

Pour garder le même pouvoir d’achat et avoir un fonds d’urgence équivalent d’une année à l’autre, il faudrait en théorie que j’y ajoute des sommes chaque année. Chaque somme supplémentaire ajoutée chaque année sera à son tour sujet au coût de renonciation et victime d’inflation.

Vous l’aurez compris, l’inflation m’empêche plus de dormir la nuit que les fluctuations de la bourse. À mes yeux, de l’argent non investi, c’est garanti à 100 % de perdre de la valeur.

Pouvons-nous en dire autant de l’argent bien investi en bourse?

Les systèmes déjà en place

En 2018, je remettais déjà en question la pertinence de mon fonds d’urgence. En décembre, plus précisément, j’ai été brièvement en arrêt de travail après avoir été opérée pour une appendicite. Malgré un mois sans travailler, je n’ai jamais eu à piger dans mon fonds d’urgence. En effet, j’étais assez chanceuse pour bénéficier d’une assurance salaire courte durée chez mon employeur.

Toutefois, même sans avoir eu d’assurance salaire, mes dépenses étaient alors suffisamment basses et auraient été presque entièrement couvertes par l’assurance-emploi maladie.

Cela a donc entamé ma réflexion sur tous les systèmes déjà en place pour les urgences. Il faut penser à tous ces filets qu’on possède peut-être déjà. Vous l’aurez probablement deviné, mais il faut surtout penser aux assurances. Après tout, pourquoi souscrivons-nous à des assurances? Généralement, c’est pour pallier à des événements incertains et aléatoires. Autrement dit, des urgences.

On pourrait notamment penser aux systèmes suivants :

  • Les assurances privées :
    • Habitation;
    • Automobile;
    • Hypothécaire;
    • Maladie grave;
    • Animaux (eh oui!);
    • Voyage;
    • Etc.
  • L’assurance collective :
    • Invalidité de courte durée;
    • Invalidité de longue durée;
    • Maladie grave;
    • Médicaments;
    • Dentaire;
    • Etc.
  • Les programmes publics
    • L’assurance-emploi;
    • La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST);
    • La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ);
    • La rente d’invalidité de Retraite Québec;
    • La Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ)
    • Etc.

Il faut se le dire : au Québec et au Canada, on a déjà beaucoup de filets de sécurité de toutes sortes. Depuis mars 2020, nous avons même pu constater combien nos gouvernements pouvaient être généreux en temps de crise.

Ajoutons à cela nos propres assurances privées et collectives et on commence à avoir déjà beaucoup de backups contre les urgences.

Bien sûr, si vous n’avez aucune assurance privée ou collective, alors un fonds d’urgence pourrait réellement s’avérer pertinent. Cela vous permet, en quelque sorte, de vous autoassurer.

Qu’est-ce qu’une urgence

Pensez-y. Qu’est-ce qui pourrait dérailler dans votre vie au point d’avoir recours à votre fonds d’urgence?

Les urgences principales qui viennent à l’esprit sont, notamment :

  • Une perte d’emploi;
  • Une invalidité;
  • Un proche malade;
  • Un bris important sur votre résidence;
  • Un problème de voiture;
  • Des frais de vétérinaire;
  • Etc.

On parle réellement d’urgence, ici. Pas des dépenses pour Noël ou un rabais à ne pas manquer sur un voyage dans le sud.

Bref, imaginez quelle sorte d’urgence pourrait survenir dans votre vie. Parmi ces scénarios, lesquels seraient couverts en partie ou entièrement par une assurance que vous possédez déjà, directement ou indirectement?

Finalement, quelle sorte d’urgence auriez-vous réellement à couvrir exclusivement avec votre fonds d’urgence?

À défaut d’avoir un fonds d’urgence, seriez-vous en mesure d’encaisser ce coup dur avec une carte de crédit le temps du délai de grâce ou sur une marge de crédit, temporairement? Seriez-vous en mesure de vous rembourser assez rapidement avec votre cashflow excédentaire normalement dédié à l’épargne?

Bien sûr, ce genre de stratégie requiert une excellente gestion de votre crédit. Si vous reportez un solde de carte de crédit d’un mois à l’autre et êtes déjà étouffés par des frais d’intérêts astronomiques, cette stratégie n’est définitivement pas pour vous. En fait, commencez par aller vous informer sur les baby steps de Dave Ramsey.

Ultimement, si le pire qui peut arriver, c’est que vous deviez réduire votre épargne temporairement pour pallier à une urgence, vous n’êtes vraiment pas dans une si mauvaise situation que ça.

L’échappatoire en cas d’urgence

Finalement, la sous-consommation et la frugalité sont, à mes yeux, l’ultime faille à exploiter pour survivre à une urgence.

Plus tôt, je mentionnais mes dépenses mensuelles moyennes d’environ 2 000 $. C’est déjà plutôt frugal pour certains. Toutefois, si une réelle urgence survenait, je pourrais couper certaines dépenses non essentielles (SAQ, Netflix, Spotify, don de charité). Je pourrais aussi vendre mon auto et ainsi me débarrasser des nombreuses dépenses reliées à ma voiture (paiements, permis, plaques, essence, entretien). Si je ramenais ça au minimum, on parlerait d’environ 1 000 $ en dépenses mensuelles.

Or, dans le cas d’une perte d’emploi avec éligibilité à l’assurance-emploi, je pourrais toucher des prestations hebdomadaires de 595 $ imposable ou approximativement 450 $ net. Ce serait suffisant pour couvrir mes dépenses.

Et dans le cas d’une perte d’emploi sans éligibilité à l’assurance-emploi? Avec des dépenses aussi basses, même un emploi au salaire minimum serait suffisant pour subvenir à mes besoins.

Si on parle d’une dépense urgente sans perte d’emploi (visite chez le vétérinaire, bris d’un électroménager, etc.), alors la marge de manœuvre entre mes revenus et mes dépenses pourraient l’absorber.

Garder en tête qu’avoir un mode de vie frugal, même si ce n’est que temporaire, peut aider à rendre une situation difficile beaucoup plus tolérable.

Peur d’avoir peur

Je sais que certains anxieux ou pessimistes tendent à imaginer le pire.

Ainsi, ceux-ci me relanceront peut-être même avec d’autres scénarios catastrophes. Par exemple, que faire en cas de perte d’emploi, en plus d’une maladie grave sans aucune couverture d’assurance?

Tout d’abord, je ne souhaite pas ça à personne. De plus, quiconque confronté à ce genre de situation ne s’en sortira pas avec un vulgaire fonds d’urgence de 3 à 6 mois, malheureusement.

Toutefois, l’assurance-emploi offre tout de même 15 semaines en cas de maladie, puis Retraite Québec prévoit une rente d’invalidité dans le cas d’une maladie grave et permanente, et ce, à tout âge.

Après cela, il se peut que vous ayez besoin de piger dans vos placements. Mais au moins vous avez des placements, n’est-ce pas? C’est loin d’être le cas de tous.

Mais surtout, quelles sont réellement les chances que ce genre de situation arrive? Personne n’est à l’abri, j’en conviens. Toutefois, je ne vois pas l’intérêt de vivre dans la peur à imaginer ce genre de scénario.

Comme l’a dit Mr. Money Mustache lui-même, récemment à propos du conseil qu’il aurait aimé avoir plus jeune (traduction libre) :

Oui, j’y ai beaucoup pensé. J’ai une réponse et c’est juste, “Tu n’as pas à t’inquiéter.”

J’ai perdu un peu de sommeil et j’étais stressé, mais il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Même dans le pire des cas, j’ai quand même une meilleure santé financière que la moyenne des personnes salariées de nos jours. […] Je pense que la plupart des gens, surtout les analystes, se préoccupent trop de tout.

À chacun sa réflexion

J’ai longtemps pensé à tous les éléments précédemment mentionnés avant d’investir ce qui me servait de fonds d’urgence l’année dernière. En fait, avec la pandémie, je crois qu’on a tous eu à envisager des scénarios catastrophes. Personnellement, ça m’a permis de réaliser que même dans le pire des cas, je ne ressentais pas réellement le besoin d’avoir autant d’argent non investi.

Voilà donc pourquoi je n’ai plus de fonds d’urgence pour le moment. Ainsi, je peux concentrer 100 % de mon épargne dans les marchés boursiers et je n’ai aucune somme d’argent sujet à perdre du pouvoir d’achat dû à l’inflation.

Toutefois, je suis bel et bien consciente que cette stratégie ne s’applique pas à tous. Certains dorment mieux la nuit sachant qu’ils ont un coussin en cas de pépin. D’autres ont bien plus de variables que moi dans leur équation (enfants, parents malades, une maison ou des immeubles locatifs, etc.) pouvant susciter des urgences. Ceux-ci ont donc leur propre réflexion à faire sur le fonds d’urgence.

En fait, une fois que j’aurai atteint FIRE, je n’aurai probablement d’autre choix que de changer mon fusil d’épaule. Comme mes revenus dépendront majoritairement des humeurs des marchés boursiers, sans oublier la perte de mon assurance collective, je crois que je dormirai mieux avec une certaine somme d’argent de côté.

Ultimement, avoir un fonds d’urgence a un effet positif au niveau psychologique, beaucoup plus qu’au niveau performance. Les recherches d’Ed Rempel vont d’ailleurs en ce sens (traduction libre) :

L’étude a montré que le fait de garder de l’argent liquide ne vous protège pas. En fait, elle augmente souvent le risque de se retrouver à court d’argent.

On peut affirmer que la détention d’argent liquide a un effet positif sur le comportement des investisseurs. Avec un peu d’argent liquide, ils peuvent rester investis et éviter la « grosse erreur » de vendre leurs actions à perte. Dans la mesure où cela est vrai, le fait de détenir des liquidités peut avoir un effet bénéfique seulement sur le comportement des investisseurs.

Mais les liquidités ne vous protègent pas vraiment. Il est plus sûr de ne pas détenir de liquidités.

Considérant tous ces éléments, je suis consciente que je devrai réévaluer ma situation en temps et lieu.

Ceci étant dit, je serais curieuse d’entendre votre point de vue sur le sujet. Avez-vous un fonds d’urgence? De quelle taille? Avez-vous eu à piger dedans pour une urgence? De quel genre d’urgence s’agissait-il?

N’hésitez pas à m’en faire part! 🙂

Bilan de février 2021

Bonjour!

Je le savais que février allait passer à la vitesse de l’éclair. 🙂

Sans blague, entre mes derniers dossiers à finaliser sur mon ancien poste, mes débuts sur mon nouveau poste et la rédaction de mon article sur ma stratégie de décaissement, je n’ai pas vu le temps passer! C’est quand même une bonne chose pour quelqu’un qui n’aime pas trop l’hiver, en confinement en plus! Je suis d’ailleurs contente de constater qu’on gagne quelques minutes de clarté un peu plus chaque semaine. Ça, c’est très positif. 🙂

Je suis également contente de rapporter que ça se passe vraiment bien dans mon nouveau rôle. J’ai beaucoup de choses à apprendre, car je sors pas mal de mon champ d’expertise. Alors, les journées se terminent et j’ai le cerveau en compote, mais ça passe vite et j’ai confiance et maitriser le travail assez rapidement. 

Passons maintenant aux choses sérieuses.

Valeur nette au 28 février 2021

Actifs
Compte bancaire :
CELI Questrade :
CRI Questrade :
REER Questrade :
REER FTQ :
REER Fondaction :
Non-enregistré :
1 228 $
34 983 $
44 969 $
35 135 $
5 752 $
13 427 $
976 $
Total d’actifs :136 470 $
Passifs
Prêt automobile :
Marge de crédit :
Mastercard Tangerine :
Amex Air Miles :
BMO Air Miles :
Amex Aeroplan :
7 384 $
3 000 $
0 $
0 $
0 $
0 $
Total de passifs :10 384 $
Valeur nette126 086 $
Variation+ 4 968 $

Drôle de mois sur les marchés boursiers! Sérieusement, on a eu combien de jours consécutifs dans le vert au début du mois? Il n’était pas rare de voir des articles click bait prédisant un krach imminent presque chaque jour. Atteindre des all time highs chaque jour, semaine (voire mois) avait de quoi en inquiéter plus d’un. Ce ne fut donc pas très surprenant de voir la deuxième moitié du mois rééquilibrer les choses.

Toutefois, je tiens à souligner que la baisse récente n’a pas complètement effacé la montée fulgurante qui la précédait. En effet, autant le S&P 500 que le S&P/TSX affiche une hausse entre le début et la fin du mois. 🙂

Personnellement, j’essaie d’enlever toute émotion de mes transactions. Mr Spock serait fier de moi. 🖖

Mon plan consiste à épargner autant que possible sur chaque paie que je reçois. J’investis le jeudi de cette semaine-là, que ce soit vert, que ce soit rouge, peu importe. J’investis. Advienne que pourra à court terme, puisque c’est le long terme qui importe.

Boni

Bonne nouvelle! Le boni annuel a été confirmé par mon employeur. Celui-ci sera versé le 25 mars. Sachant le montant d’avance (6 000 $ brut), j’ai décidé de sortir la somme approximative nette (3 000 $ sous toutes réserves) de ma marge de crédit et de l’investir tout de suite pendant que les marchés étaient à la baisse.

De toute façon, j’avais déjà l’intention d’épargner et investir la totalité de ce boni. J’ai donc simplement devancé les choses.

Une fois que j’aurai reçu mon boni le 25 mars, je rembourserai simplement ma marge de crédit. Pour les curieux, il s’agit d’une marge de crédit personnel de Tangerine sur laquelle j’ai un taux d’intérêt à 5,45 %.

Cryptomonnaie

Contrairement à mes investissements indiciels bien banals dans les marchés boursiers, je me permets de spéculer un peu plus au niveau de la cryptomonnaie. En fait, je n’y alloue qu’une petite portion (1 %) de mon portefeuille que j’ai l’intention de la détenir à long terme. Je m’intéresse à toute la mécanique de la cryptomonnaie et le blockchain, je m’instruis et je place au fur et à mesure mes pions. On peut dire que c’est assez rocambolesque comme marché. Cœurs fragiles, s’abstenir. 😉

J’ai aussi profité de trois bonus de 30 $ avec Shakepay. Merci aux lecteurs de ce blogue qui ont utilisé mon code de référence. 🙂

Également, grâce à la fonctionnalité de Shakepay qui permet d’accumuler des Satoshis (sous-unité du Bitcoin) tous les jours pour avoir secoué mon téléphone, j’ai maintenant cumulé 0,0004352 BTC pour une série de 47 jours consécutifs. Au prix du BTC tel qu’il est présentement, ça représente environ 26 $ seulement pour avoir secoué mon téléphone.

J’ai également déposé mon BTC dans BlockFI qui me permet de faire 6 % d’intérêt. Si vous utilisez mon lien affilié, nous recevrons tous deux 10 $ après votre premier dépôt de 100 $ ou plus de cryptomonnaie. 🙂

Épargne

Voici le détail de mon épargne de février sur chacune de mes rentrées d’argent :

  • 11 février : 700 $ sur 1 710,66 $ net (41 % d’épargne)
  • 25 février :  840 $ sur 2 017,17 $ net (42 % d’épargne)
  • Total d’épargne :  1 540 $ pour le mois de février ou 41 % d’épargne

Sur les 1 540 $ épargnés, j’ai cotisé 1 050 $ à mon CELI et j’ai acheté pour 490 $ de cryptomonnaie en dehors d’un compte enregistré.

Ça pourrait être mieux comme taux d’épargne en février, mais j’ai eu quelques dépenses à faire pour débloquer mes bonus de cartes de crédit. J’ai devancé certaines dépenses pour y parvenir, notamment en achetant des cartes cadeaux Spotify, Netflix et SAQ. J’ai également fait mon don annuel d’un coup, plutôt que de l’échelonner sur chaque mois. Comme ces dépenses sont déjà faites, je devrais être en mesure d’épargner un peu plus sur les prochaines paies.

D’ailleurs, ces dépenses m’ont permis de débloquer mes bonus de 3 950 Air Miles et 10 000 points Aeroplan (ainsi que la passe-compagnon). Reste plus qu’à pouvoir voyager maintenant. 😉

Avec ma promotion, mon bonus en mars et mon augmentation annuelle en avril (3,5 %), je m’attends à une légère augmentation de mon taux d’épargne moyen. Je serai sur la bonne voie pour atteindre mon objectif d’épargne.

Relevé de dépenses

DateMontantDescription
2021-02-01497,50 $Loyer
2021-02-0189,15 $Épicerie
2021-02-0125,00 $SAQ
2021-02-027,15 $Spotify
2021-02-0210,00 $Don de charité
2021-02-03160,00 $Passeport
2021-02-0462,38 $Mondou
2021-02-0429,50 $Hydro-Québec
2021-02-0413,33 $Pharmacie
2021-02-04100,00 $Don de charité
2021-02-0425,00 $Netflix
2021-02-0430,00 $Spotify
2021-02-0548,04 $Assurance auto
2021-02-063,40 $Starbucks
2021-02-11168,94 $Amazon
2021-02-12403,85 $Prêt automobile
2021-02-143,40 $Starbucks
2021-02-148,04 $Épicerie
2021-02-18102,93 $Épicerie
2021-02-2020,83 $Essence
2021-02-203,40 $Starbucks
2021-02-236,14 $Subway
2021-02-26403,85 $Prêt automobile
2021-02-273,86 $Starbucks
2021-02-2827,02 $Internet résidentiel
Total :2 315,94 $

Pour le mois de février, j’ai dépensé un total de 2 315,94 $, ou 27 791,22 $ annualisés. Si on oublie les remboursements de mon prêt automobile, ça revient à 1 508,24 $, ou 18 098,82 $ annualisés. 

Outre mes dépenses en lien avec le travail hacking, j’ai notamment eu à renouveler mon passeport et j’ai fait un cadeau de Saint-Valentin à ma mère et ma grand-mère (à défaut de pouvoir les voir en personne).

J’ai aussi fait une dépense sur Amazon pour un tapis roulant que je convoitais depuis un moment. Heureusement, mon employeur rembourse une somme intéressante pour les activités sportives. Ainsi, je n’ai eu qu’à payer 168 $ de ma poche. Considérant que le tapis roulant devrait m’être utile quelques années, ça revient beaucoup plus économique qu’un abonnement au gym. 😉

Finalement, je n’ai toujours pas de facture de cellulaire à payer. Merci à tous ceux ayant utilisé mon code promo Fizz (N5MMB)! Comme c’est là, je n’aurai pas à payer de facture avant juin. C’est très apprécié! 🙂

Liste de lecture

Février fut un autre beau mois de lecture. Je ne suis pas du tout une adepte des activités hivernales, alors vous me retrouverez beaucoup plus souvent dans une doudou avec un livre, plutôt qu’en train de jouer dans la neige. 

En même temps, bien que je sois beaucoup plus souvent à l’extérieur l’été, vous me retrouverez probablement quand même avec un livre dans les mains. Nerd un jour, nerd toujours. 

Vous comprenez qu’il ne me serait pas du tout rentable d’acheter chaque livre que je lis! Pas pour rien que j’affectionne autant la bibliothèque publique. 🙂

Ainsi, ma liste de lecture de février ressemblait à ceci : 

De cette liste, je vous recommande fortement le livre sur Elon Musk. Que vous l’aimiez ou pas, il est indéniablement un génie de l’innovation et l’être humain bénéficiera de sa vision à long terme.

J’ai également bien aimé Courage, vision, passion après avoir volé cette idée de lecture à L’investisseur caféiné. Je ne prévois pas nécessairement investir dans l’immobilier, mais c’était quand même une lecture super enrichissante. J’ai particulièrement aimé l’emphase mise sur le Millionnaire Mindset, l’importance de voir grand et le contrôle de la peur. Bref, une grosse partie du travail se passe entre les deux oreilles!

Ma saison préférée

Avec le mois de mars vient la saison des impôts. 😉

Sérieusement, j’ai hâte de m’y mettre. J’ai déjà mon T4 et Relevé 1 en main, mais j’aurai le formulaire pour le télétravail (méthode détaillée) seulement à la mi-mars. Je pourrai alors faire mon rapport, ainsi que  celui de ma sœur et mon frère. Je veux au moins envoyer celui de ma sœur le plus rapidement possible. Elle a fait la manœuvre pour optimiser son REER et elle aimerait éviter de payer des intérêts trop longtemps sur son emprunt. 🙂

Pour ma part, malgré que j’avais rempli le formulaire T1213 pour que mon employeur retienne moins d’impôt en 2020, j’estime quand même recevoir un remboursement d’impôt avoisinant 1 500 $. Devinez ce que j’en ferai?

Pour les prochains articles à venir sur ce blogue, je pense écrire un article sur ma pire erreur financière (je vous laisse deviner laquelle) et son coût de renonciation associé. Je mijote aussi un article sur le fond d’urgence. Si vous avez des sujets spécifiques à me suggérer pour un futur article, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

Au plaisir!

Comment je planifie le décaissement

Bonjour!

Dans les derniers mois, vous avez été plusieurs à avoir réclamé un article sur ma stratégie de décaissement. En fait, j’avais déjà survolé le sujet dans mon article intitulé Vivre de ses revenus passifs.

Toutefois, il y a si peu de ressources sur le décaissement dans le contexte d’une retraite (très) précoce que j’ai cru pertinent d’élaborer un peu plus sur le sujet. De plus, notre ami FIRE Habits a écrit le mois dernier sur sa propre stratégie de décaissement. En y ajoutant la mienne, vous pourrez ainsi voir deux stratégies différentes pour deux situations complètement différentes.

Comme il le dit si bien dans son article, « il y a autant de stratégies de décaissements que de fiscalistes ».

Bien sûr, cette stratégie pourra très bien être amenée à changer en cours de route. On ne sait jamais ce que la vie nous réserve, après tout. Ainsi, en me basant sur mes projections en date du jour, je vous présente les grandes lignes de ma stratégie de décaissement en tant que femme célibataire sans enfants.

Avertissement

Je ne suis pas conseillère financière, fiscaliste ou spécialiste en planification de la retraite.  Je ne suis pas non plus accréditée par la loi pour émettre des recommandations financières. Cet article ne fournira aucun conseil financier.

Je tenterai seulement de vous exposer comment j’entrevois ma stratégie de décaissement pour vivre de mes placements, et ce, au meilleur de mes connaissances. Le but est d’offrir un exemple de stratégie et d’amener peut-être certains d’entre vous à réfléchir à votre propre stratégie.

Les différentes sources de revenus

Tout d’abord, le plus embêtant dans le décaissement, c’est les nombreuses sources de revenus possibles à la retraite. Ces différentes sources de revenus varient autant sur le point de vue fiscal que sur le point de vue temporel.

Voici les sources de revenus auxquelles j’aurai accès à différents moments, ainsi que leurs particularités à considérer.

REER

On connait tous bien le REER et ses grandes lignes. C’est-à-dire que les retraits sont imposables au même taux d’imposition que du revenu. Le REER offre une certaine flexibilité en n’ayant aucun plafond de retrait maximum. Toutefois, une fois le retrait fait du REER, l’espace de cotisation n’est pas récupérable. Elle disparaît à jamais.

De plus, peu importe la somme retirée, votre institution financière doit faire une retenue d’impôt à la source. Si la retenue s’est avérée trop élevée, la somme pourra être récupérée lors du prochain remboursement d’impôt. On n’aime certainement pas faire de prêt à 0 % d’intérêt au gouvernement, mais ainsi va notre merveilleux système fiscal.

Un REER peut également être transféré dans un Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR).

FERR

Si ce n’est pas déjà fait, un REER doit être transféré dans un FERR à 71 ans et un retrait annuel minimum est alors établi en fonction de l’âge. À titre d’exemple, le taux de retrait minimum à 71 ans est de 5,28 % et augmente au fil des ans. Ce taux est donc supérieur à la règle du 4 %. Comparativement à un REER,  on ne peut pas ajouter de fonds à un FERR lorsque celui-ci est établi.

Mes recherches ne m’ont pas permis de déterminer un avantage à transférer le REER en FERR dans le contexte d’une retraite précoce. En effet, vous pouvez simplement retirer les sommes du REER, sans faire de transfert dans un FERR. N’hésitez pas à me corriger si je me trompe et qu’il y a bel et bien un avantage à faire le transfert!

CRI

Ceux qui me lisent depuis un certain temps le savent : je bénéficie d’un régime de retraite à prestations déterminées (RRPD) chez mon employeur actuel. De plus, je compte faire le transfert des droits de mon régime quand je rendrai ma démission. Le transfert se fera en grande partie dans un compte de retraite immobilisé (CRI). J’ai d’ailleurs déjà fait ce genre de transfert après avoir changé d’employeur en 2018. J’aurai ainsi une somme considérable dans mon CRI.

Quelles sont les particularités à retenir de ce compte enregistré? C’est en fait assez similaire au REER. Les sommes qui y ont été transférées n’ont jamais été imposées. Elles le seront donc au moment du retrait comme du revenu.

Toutefois, la seule façon d’en retirer un revenu, c’est de transférer les sommes premièrement dans un fonds de revenu viager (FRV).

FRV

Au Québec, nous sommes assez chanceux. En effet, il n’y a aucun âge minimum requis pour transférer son CRI dans un FRV. Je comprends toutefois que ce n’est pas aussi simple pour les autres provinces ou pour les régimes de retraite à compétence fédérale. Heureusement, ce n’est pas mon cas.

Ainsi, après le transfert, on peut retirer un des deux types de revenus possibles du FRV.

Revenu viager :

Ce qu’il faut essentiellement retenir du revenu viager, c’est qu’il est sujet à un maximum autorisé chaque année. Le maximum est calculé en fonction de l’âge, du solde du FRV et du taux de référence fixé chaque année pour les FRV (6% en 2021). L’idée derrière ça, c’est que le revenu viager doit durer jusqu’au décès.

Ainsi, ce type de revenu a beaucoup plus de limitations que le REER.

Revenu temporaire :

Le revenu temporaire, quant à lui, offre plus de flexibilité. En effet, il permet de faire des retraits jusqu’à 40 % de la valeur du MGA, soit 24 640 $ en 2021. Une demande spécifique doit être faite chaque année à son institution financière pour en bénéficier.

Pour s’y qualifier, Retraite Québec précise qu’il faut satisfaire aux deux conditions suivantes :

  • Posséder un seul FRV;
  • Le montant brut des autres revenus des 12 mois qui suivent la demande de revenu temporaire ne doit pas dépasser 40 % du MGA pour l’année de la demande.

Également, comme le REER, le CRI doit être transféré obligatoirement dans un FRV à 71 ans au plus tard et est sujet à un retrait annuel minimum établi en fonction de l’âge.

Dans ma situation, je devrais être éligible au revenu temporaire comme mes revenus bruts totaux ne devraient pas dépasser 40 % du MGA. J’aurai donc plus de flexibilité que si je n’avais accès qu’au revenu viager.

Retraite Québec offre d’ailleurs un calculateur qui donne une idée de quel revenu il est possible d’obtenir de son FRV.

CELI

On connait tous le CELI, ce véritable cadeau du gouvernement.

Après y avoir cotisé des sommes ayant déjà été imposées, les retraits et tous rendements de placements ne sont pas sujets à imposition.

Ainsi, il n’y a aucun inconvénient à laisser son CELI fructifier le plus longtemps possible. Le CELI offrira un revenu de retraite non imposable. Laissez-moi reformuler :

Plus on laisse le CELI croître, plus on aura de revenus non imposables.

De plus, contrairement au REER, tout retrait du CELI libère de l’espace de cotisation pour l’année suivante. Autrement dit, si vous retirez 10 000 $ de votre CELI une année, vous pourrez remettre ce 10 000 $ l’année suivante.

À cela s’ajoute également le nouveau plafond annuel. En 2021, cela représentait un nouveau 6 000 $ de cotisation supplémentaire au CELI. Bien sûr, ceci pourrait être amené à changer si le gouvernement fédéral réalise à quel point le CELI est une arme de destruction fiscale massive. 😉

Compte non enregistré

Les comptes non enregistrés n’ont pas de minimum ou de maximum de retrait. Ils permettent de toucher différents revenus de placements, qui sont sujets à différentes règles d’imposition. D’ailleurs, notre ami Felipe en fait la description parfaite dans ce vidéo (anglais). Essentiellement, voici ce qu’il faut retenir.

Dividendes

Les dividendes ont un traitement fiscal préférentiel grâce aux crédits d’impôt. Les dividendes d’actions canadiennes sont encore moins imposés. Les crédits d’impôt sont en fait si généreux, qu’en l’absence d’autre revenu, une personne seule peut recevoir jusqu’à près de 50 000 $ de dividendes sans payer un seul dollar d’impôt. Il faut se rappeler aussi que les dividendes sont sujets à imposition dès la distribution, même si on compte les réinvestir.

Certains FNB sont conçus pour ne verser aucun dividende. Ce genre de FNB simplifie donc cet aspect fiscal.

Gains en capital

Le gain en capital, ou profit réalisé lors de la vente d’un titre, est imposé de façon préférentielle. En effet, le taux d’inclusion au revenu est de 50 % seulement. Pour le moment, du moins. 

À titre d’exemple, un titre acheté à 100 $ puis vendu à 120 $ représente un gain réalisé de 20 $. Toutefois, seulement 50 % de ce gain, donc 10 $, sera sujet à imposition.

L’avantage majeur de ce type de revenu, c’est qu’il doit être déclaré uniquement quand le gain est réalisé, c’est-à-dire quand le titre a été vendu. Il y a donc moyen de différer ce gain en capital autant de temps qu’il sera nécessaire.

Intérêts

Le revenu d’intérêts est le type de revenu de placements le moins efficace d’un point de vue fiscal.  En effet, les revenus d’intérêts sont entièrement imposés au même taux d’imposition que du revenu.

Il faut se souvenir que seules les obligations produisent des revenus d’intérêts. Considérant l’imposition beaucoup moins avantageuse de ce type de revenu, mieux vaut garder ses obligations dans un compte enregistré.

Régimes de retraite publics

Maintenant, les différentes sources de revenus auquel j’aurai droit à l’âge traditionnel de la retraite ne doivent pas être négligées. Je parle bien sûr des régimes de retraite publics comme le Régime de rentes du Québec (RRQ) et la Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV).

RRQ

La rente du RRQ est établie en fonction des revenus de travail sur lesquels on a cotisé. Ainsi, il est difficile d’estimer à quoi ressemblera ces montants dans plusieurs années, voire décennies. Cependant, la RRQ donne accès à nos propres relevés de participation sur ce site. Dans la section 3, on y retrouve le « montant actuel mensuel ». Ce montant représente une estimation de la rente de retraite à l’âge indiqué, si aucun autre revenu de travail n’est ajouté d’ici là.

Ce dont il faut surtout se souvenir, c’est que le RRQ prévoit des sommes imposables qui peuvent être accessibles dès l’âge de 60 ans. De 60 à 70 ans, le montant de la rente varie énormément.

PSV et SRG

Contrairement au RRQ, le montant de la PSV est établi en fonction du nombre d’années où l’on a habité au Canada après l’âge de 18 ans.

En dollars de 2021, le montant mensuel maximum de PSV est de 615,37 $ (ou 7 384,44 $ par année). Ces sommes sont imposables. On peut commencer à la recevoir dès l’âge de 65 ans, mais elle peut être reportée jusqu’à 70 ans. Tout comme le RRQ, plus on reporte, plus le paiement de pension sera élevé.

Si le revenu net individuel excède 79 845 $ (incluant les prestations de la PSV), une partie de la PSV doit être remboursée. Aucune pension n’est versée lorsque le revenu net excède 129 075 $.

À cela peut s’ajouter le Supplément de revenu garanti (SRG). Contrairement à la PSV, le SRG est non imposable. En dollars de 2021, toute personne célibataire ayant moins de 18 648 $ en revenu annuel imposable peut aller chercher jusqu’à 919,12 $ de plus par mois, soit 11 029,44 $ par année. De plus, l’ARC précise qu’il n’y a aucun avantage à reporter la pension quand on est admissible au SRG.

La composition du portefeuille

J’en ai précédemment parlé dans mon article sur comment investir son épargne, toutefois le sujet est toujours aussi pertinent, sinon plus, lorsque vient le moment de décaisser.

En plus de choisir une répartition d’actifs avec laquelle on est confortable, il est important de mettre les bonnes choses aux bons endroits. Il y a deux simples et bonnes raisons : le rendement et l’optimisation fiscale.

Ainsi, voyons voir les différentes particularités des principales classes d’actifs, c’est-à-dire les actions et des obligations.

Les actions

Des actions, c’est pertinent partout. C’est les actions qui permettront d’aller chercher un bon rendement à long terme et ainsi assurer la pérennité de notre fond de liberté. Peu importe la répartition d’actif choisie, votre portefeuille a de grandes chances de contenir une part importante d’actions. Toutefois, le compte où prioriser les actions demeure le CELI. C’est où on veut un maximum de rendement.

Il y a historiquement une différence de rendement entre les actions internationales et les actions canadiennes. Ainsi, il serait pertinent de concentrer la portion plus performante (internationales) dans le CELI et la portion moins performante (canadiennes) dans le REER/CRI.

Les obligations

On se souvient que les obligations offrent plus de stabilité, mais ralentissent nécessairement le rendement. En plus de ça, elles produisent un revenu de placement plus lourdement imposé. Le choix logique revient donc à garder ses obligations dans le REER/CRI. À moins de détenir un FNB d’obligations sans distribution, il n’y aucun avantage à en garder dans un compte non enregistré.

Le CELI est le dernier endroit où détenir des obligations. On ne veut surtout pas ralentir le rendement du CELI et amputer notre futur revenu non imposable.

Mon futur portefeuille

Considérant tout ce qui précède, j’ai fait des projections pour avoir une idée de mon portefeuille au moment du décaissement. Comme je l’expliquais dans un article précédent, j’aurai gardé suffisamment d’espace REER pour absorber l’excédent de mon RRPD. Ainsi, une fois le transfert des droits fait, mon portefeuille devrait ressembler à ceci :

CompteMontantProportionFNBTraitement fiscal
REER/CRI260 000 $61 %XEQT et
ZAG
Imposable
CELI125 000 $30 %ZGQNon imposable
Non-enregistré40 000 $9 %HGRO50 % du gain en capital
Total425 000 $

Présentement, j’investis à 100 % en actions dans mes placements (ZGQ et XEQT). Je favorise d’aller chercher le plus de rendement possible en phase d’accumulation. Toutefois, quand j’approcherai le moment de décaisser, je pense faire la transition vers environ 90 % en actions et 10 % en obligations.

Ainsi, comme le REER et le CRI agissent de façon assez similaire, on parle donc d’un gros 61 % de mon portefeuille sujet à être imposé comme du revenu. J’y détiendrai mon 10 % en obligations (ZAG), vu le traitement fiscal peu avantageux du revenu sur les intérêts. Également, tant qu’à détenir des obligations et ralentir mon rendement, je préfère qu’ils ralentissent mes comptes les plus sujets à être imposés. J’y concentrerai également mon home country bias (XEQT).

Le CELI, représentera environ 30 % de mon portefeuille, et pourra offrir un revenu non imposable. Il sera investi à 100 % en actions internationales (ZGQ) afin de lui permettre de croître autant que possible. On se souvient qu’il n’y a aucun désavantage à avoir un gros CELI. 🙂

Le compte non enregistré, quant à lui, représentera un maigre 9 % de mon portefeuille. En détenant uniquement un FNB à 100 % d’actions sans distribution (HGRO), seul le gain en capital sera imposable. Le traitement fiscal sera donc bien plus avantageux que le REER/CRI.

Ma stratégie de décaissement

Gardons en tête que le système d’imposition canadien est un système progressif, ce qui signifie que les faibles revenus sont imposés à un taux moins élevé que les revenus élevés. Plus vous retirez de revenus imposables, plus vous payez d’impôt.

Il faut donc soigneusement s’assurer de ne pas recevoir trop de revenu imposable en même temps. Il faut garder en tête que le RRQ et la PSV seront imposables plus tard. En même temps, il faut considérer que le REER/CRI devra être obligatoirement transféré dans un FERR/FRV à 71 ans et sera sujet à un retrait minimum prédéfini (assurément plus élevé que 4 %).

Ainsi, je vois le décaissement en deux temps.

Avant 65 ans

Rappelons-nous que le REER/CRI est imposé le plus lourdement, que le non enregistré est imposé plus avantageusement et que le CELI n’est pas du tout imposé.

Considérant ceci, je prioriserais le décaissement de mes deux comptes les plus lourdement imposés, c’est-à-dire mon REER et mon CRI, et ce, dès le départ. Comme je vise une retraite frugale, mes retraits tourneraient autour du montant personnel de base. Le reste, si nécessaire, pourrait provenir du compte non enregistré. Ainsi, je payerais très peu d’impôt, même en faisant des retraits de mon compte le plus lourdement imposé.

Je pourrais également lentement transférer des sommes de mon compte non enregistré vers le CELI, si nous continuons à avoir de nouveaux espaces de cotisations chaque année.

De cette façon, je retarderais les retraits du CELI le plus tard possible. Entre temps, celui-ci continuerait de croître avec un FNB à haut rendement. Quand viendrait le temps de le décaisser, c’est-à-dire une fois que le REER/CRI serait entièrement épuisé, le CELI pourrait offrir un revenu à 100 % libre d’impôt. Ceci tomberait bien, car viendront inévitablement les revenus imposables des régimes publics.

Après 65 ans

Il est bien difficile d’estimer le montant du ma rente futur du RRQ, comme j’ai l’intention de cesser d’y contribuer longtemps avant d’y avoir droit. À l’éternelle question à savoir à quel âge je sortirai ma RRQ et ma PSV, je suis encore moins décidée. Pour la forme, disons 65 ans. Peu importe l’âge et la somme, ce sera tout de même une forme de revenu imposable.

Ainsi, si j’ai déjà complètement épuisé le REER/CRI et mon compte non enregistré, il ne me resterait qu’une seule autre source de revenus à ce moment-là. Le CELI serait alors une source de revenu entièrement non imposable.

Ainsi, dans l’absence d’autres revenus imposables, les sommes du RRQ et de la PSV seront plus favorablement imposées (ou pas du tout). De plus, j’aurai très possiblement accès au SRG. Ces revenus supplémentaires des régimes publics devraient alors me permettre de diminuer légèrement mes retraits de mon CELI à moins de 4 % par année. Ceci devrait assurer encore plus la pérennité de mes placements.

La stratégie inverse

Pour plusieurs, décaisser un REER à 35 ans, c’est un sacrilège. Pourtant, il s’agit vraiment de la façon la plus optimale de décaisser, maintenant que le CELI fait partie de la game.

Imaginez la stratégie inverse.

Tout d’abord, je commencerais par décaisser uniquement mon CELI. Ainsi, je profiterais d’un revenu non imposable pendant peut-être 10-15 ans à peine, avant que le compte soit entièrement épuisé.

Par la suite, il ne me resterait que des comptes sujets à imposition. De plus, pendant que je liquiderais mon CELI, le REER/CRI et le compte non enregistré continueraient de croître. À cela s’ajouterait l’accumulation d’un passif fiscal. Finalement, je commencerais à les décaisser seulement vers 45-50 ans.

À cela s’ajouteraient les revenus imposables des régimes publics vers 65 ans. À 71 ans, le REER/CRI devrait obligatoire être transféré en FERR/FRV et serait sujet à un retrait minimum de 5,28 % et plus par année. Si la somme de tous ces revenus imposables s’avérait assez élevée, je n’aurais pas droit au SRG et je serais plus lourdement imposée.

Ne vaudrait-il pas mieux d’étaler mes revenus imposables sur toute la durée de la retraite?

À cet égard, Pierre-Yves McSween parle de la stratégie d’amortissement ou l’art d’étaler ses retraits d’un REER pour réduire son impôt dans le chapitre 17 de Liberté 45 intitulé La liberté fiscale (ou presque). Je vous en recommande fortement la lecture.

Décaisser pendant une apocalypse

Bien sûr, il faut prévoir aussi quelques stratégies en cas de catastrophe. Que ce soit un pépin dans sa vie personnelle ou un effondrement des marchés boursiers, il faut savoir adapter sa stratégie de décaissement.

Personnellement, je ne crois pas au fait de garder l’équivalent de plusieurs années de dépenses en argent. Présentement, en phase d’accumulation, je n’ai pas même de fonds d’urgence. À cet égard, cet article me rejoint beaucoup.

Toutefois, une fois rendue au décaissement, je garderai possiblement 3-6 mois de dépenses en argent, tout au plus, mais certainement pas l’équivalent de plusieurs années. Ce petit fonds d’urgence pourra être utile en cas de correction pour éviter de vendre à perte dans l’immédiat.

En cas de bear market pendant le décaissement, je favoriserais plutôt la vente d’obligations, plutôt que de vendre des actions à perte. Considérant que je devrais avoir 10 % de mon portefeuille en obligations, ça représente environ 2 ans et demi de dépenses annuelles.

Je n’écarte également pas la possibilité de diminuer encore plus mes dépenses, ou simplement de travailler. Il n’y a aucune honte à ça. 😉

Les dividendes que je recevrai dans mon CELI et REER/CRI représenteraient également du revenu qui ne nécessiterait pas de vendre à perte. Ainsi, au lieu de les réinvestir pendant un marché baissier, je pourrais les utiliser pour couvrir mes dépenses.

Voici un bref survol, que j’avais même déjà abordé auparavant, mais qui pourrait nécessiter un article à lui seul éventuellement. 🙂

Conclusion

Voilà donc comment j’entrevois ma stratégie de décaissement avec les données que j’ai actuellement. Je suis bien consciente que 1 001 choses peuvent changer d’ici là. Toutefois, pour atteindre un objectif dans la vie, il faut planifier. Un objectif sans plan, c’est du rêve. On planifie avec les éléments connus, et on ajuste au fur et à mesure.

If you fail to plan, you are planning to fail.

– Benjamin Franklin

Je ne suis pas une professionnelle et il y a assurément des éléments que j’ai oublié ou négligé de prendre en considération. N’hésitez pas à me faire part de ce que j’aurais pu oublier. Toutefois, considérant le manque de ressources sur le sujet, il est pertinent de lancer la conversation et d’échanger.

Avez-vous pensé à votre propre stratégie de décaissement? 🙂

9 conseils pour une entrevue d’embauche réussie

Eh, oui, je l’avais mentionné dans mon dernier bilan mensuel :

J’ai récemment obtenu une promotion! 🙂

Comme vous le savez déjà, il est essentiel d’épargner et d’investir autant que possible pour atteindre l’indépendance financière. Bien sûr, pour augmenter sa capacité d’épargne, il y a deux variables importantes pouvant être manipulées. Je parle bien sûr des dépenses et des revenus.

Du côté des dépenses, elles sont déjà assez bien optimisées et peuvent être réduites jusqu’à un certain point. D’ailleurs, je mène déjà un style de vie plutôt frugal. Ainsi, j’ai décidé de suivre mes propres conseils et d’augmenter mes revenus. L’augmentation de salaire demeure une des avenues les plus efficaces. En effet, ça implique d’augmenter ses revenus, sans nécessairement travailler plus d’heures. Double win!

Dans mon rôle actuel, j’avais en fait demandé une augmentation de salaire l’an dernier. J’avais obtenu 12 %. Juste pour l’avoir demandé! Imaginez si je n’avais pas eu le courage de le faire?

S’ouvrir aux opportunités

Cette année, j’avais peu d’espoir d’aller chercher une augmentation aussi substantielle à nouveau dans mon rôle actuel. Ainsi, j’ai commencé à regarder ailleurs au sein de la compagnie.

J’ai rapidement ciblé un poste qui représentait un niveau de plus, soit 7,5 % d’augmentation de salaire, et pour lequel je semblais répondre au profil recherché.

Bien sûr, c’était dans une équipe complètement différente. Je ne connaissais personne de cette équipe. Je ne rencontrais pas nécessairement tous les critères requis sur l’offre d’emploi. Mon CV était à refaire. Je devais faire une lettre de présentation. Passer une entrevue, c’est stressant.

Bref, j’aurais pu utiliser n’importe laquelle de ces excuses pour ne pas tenter ma chance. Je connais plein de personnes autour de moi qui aiment se trouver des excuses pour ne pas agir et rester dans le statu quo. J’ai décidé de foncer.

Personnellement, je préfère me dire que je n’ai rien à perdre, tout à gagner. J’ai donc posé ma candidature. Sinon, la réponse à la question qu’on ne pose pas est toujours non. 🙂

Bien se préparer

Peu importe combien j’ai confiance en moi, je demeure une introvertie pure et dure. Je suis bien à l’aise à l’écrit, mais les exposés oraux n’ont jamais été ma force. Vous pouvez vous imaginer comment une entrevue d’embauche peut me faire angoisser d’avance.

Je suis très consciente de mes faiblesses à cet égard. Je sais également que la meilleure arme contre ma nervosité, c’est de me préparer.

Voici donc le fruit de mes recherches, ma préparation et mon expérience. Voici comment j’ai obtenu ma promotion. Qui sait, peut-être cela vous sera utile!

1. Préparez-vous aux questions les plus fréquentes

Une simple recherche sur Google ou sur YouTube  vous permettra de trouver une foule de ressources sur les questions les plus fréquemment posées en entrevue et comment bien y répondre. On y retrouve des questions comme :

    • Parle-moi de toi;
    • Quelles sont tes forces;
    • Quelles sont tes faiblesses;
    • Ou tu te vois dans 5 ans;
    • Pourquoi avoir posé ta candidature sur le poste;
    • Pourquoi quitter ton emploi actuel;
    • Etc.

Il suffit de consulter quelques sites ou vidéos pour avoir une bonne idée. Il y a plein de personnes qui ont déjà été de l’autre côté de la table qui savent exactement les questions qui seront posés et comment bien y répondre.

Ainsi, vous pourrez penser d’avance à des éléments de réponses et être prêt à répondre à la majorité des questions qui vous seront posés.

2. Préparez des réponses passe-partout et histoires

En plus des questions typiques, il y a souvent des questions adaptables au poste en particulier. Il y a de forte qu’on vous demande de donner un exemple d’une situation X déjà vécu par le passé. Par exemple :

  • Un exemple de situation difficile au travail;
  • Un exemple de client difficile à gérer;
  • Un exemple d’un excellent service à la clientèle;
  • Un exemple de surcharge de travail et comment vous l’avez géré;
  • Etc.

Il est donc très pratique d’avoir quelques highlights de sa carrière en tête à raconter lorsqu’on se fait poser des questions de ce genre. Pensez à des situations difficiles ou stressantes, mais surtout à comment vous les avez surmontées. Pensez aussi à v vos bons coups que vous avez faits, des processus ou méthodes que vous avez améliorés, etc.

Ce genre de questions peuvent être vraiment agaçantes si on n’a pas quelques réponses toutes faites dans notre poche. Il faut être rapide à répondre. Bien sûr, vous pouvez prendre quelques secondes de réflexion, mais vous ne voulez surtout pas répondre que rien ne vous vient en tête.

3. Informez-vous sur le poste, l’équipe, l’entreprise

Vous ne voulez pas avoir l’air de quelqu’un qui a posé sa candidature, juste pour s’essayer ou pour l’augmentation de salaire. 😉

Vous devez démontrer que vous avez un minimum de connaissance sur le poste en question et qu’il vous intéresse vraiment. La base, c’est de lire l’offre d’emploi. Parfois, c’est bien abstrait et c’est difficile de savoir exactement ce que le poste implique, sans l’avoir fait, mais vous aurez quand même une petite idée en ayant bien lu l’offre d’emploi.

S’il s’agit d’un emploi chez un autre employeur, il est bon de connaître l’entreprise en question. Faites vos recherches et n’arrivez pas en entrevue sans avoir une idée d’où vous avez appliqué.

4. Souriez et ayez une attitude positive

Personne n’a envie d’engager quelqu’un de négatif.

Soyez enthousiaste, souriez, posez des questions, ayez l’air intéressez et remerciez la personne qui vous passe en entrevue. Démontrez-lui que vous êtes heureux d’être là, que ça vous fait plaisir de rencontrer cette personne et d’avoir la possibilité de discuter de votre avenir professionnel.

Le positif attire le positif, alors soyez positifs.

En plus du talent et des qualifications, les employeurs cherchent souvent un bon fit. Je vous garantis qu’une personne qui semble négative sera rarement un bon fit dans une équipe. Peu importe laquelle.

5. Gardez en tête qu’il ne s’agit pas d’un interrogatoire

C’est plate pour tout le monde, un interrogatoire.

Détendez-vous, souvenez-vous que la personne devant vous est un être humain également et qu’elle veut que le processus soit le plus agréable possible. Vous êtes peut-être la cinquième personne qu’elle passe en entrevue aujourd’hui. Rendez-lui la tâche un peu plus agréable.

Posez des questions en cours de route aussi, si vous en avez. Ça rend la conversation plus fluide et naturelle.

6. Gardez des questions pour la fin

Inévitablement, on vous demandera si vous avez des questions avant de finir. Il est primordial d’avoir des questions. Encore une fois, ça démontre de l’intérêt, de la curiosité… et ça pourrait réellement vous être utile. Vous avez sûrement des questions légitimes en tête, de toute façon. C’est gagnant-gagnant.

Encore une fois, Google regorge de suggestions de bonnes questions à poser, si vous manquez d’idée. En voici une que j’avais notée, que j’ai posée et dont je suis particulièrement fière :

« Après notre discussion, est-ce qu’il y a encore quelque chose qui vous fait hésiter à m’offrir le poste? »

L’avantage de cette question, c’est que ça permet d’avoir une idée de nos chances. Ça démontre également qu’on est capable de prendre les choses en main et de prendre la critique. Finalement, ça donne en quelque sorte une seconde chance pour clarifier ou élaborer sur un point qui n’était peut-être pas clair ou qui fait hésiter la personne.

Toutefois, si vous avez des questions sur les avantages sociaux et conditions de travail, ça peut attendre après avoir reçu une offre.

7. Envoyez un courriel de remerciement

Je sais, ça sonne têteux.

J’avais lu à plusieurs endroits qu’il ne fallait surtout pas négliger d’envoyer un courriel de remerciement dans les 24 heures de l’entrevue. Ça permet, encore une fois, de réitérer notre intérêt et ça démontre de la gratitude. Bref, un autre exemple d’avoir rien à perdre et tout à gagner.

J’avais quand même une réticence à le faire. Probablement à cause de mon introversion encore. J’ai donc demandé l’avis d’un ami qui passe des candidats en entrevue régulièrement. Sa réponse était catégorique : c’est vraiment bien vu. J’ai donc procédé avec un beau petit courriel :

« Je vous écris simplement pour vous remercier du temps que vous m’avez accordé hier lors de l’entrevue pour le poste de conseillère. Ce fut un réel plaisir de discuter avec vous deux et d’en apprendre autant sur le rôle, que sur votre équipe. Cela n’a qu’augmenté mon enthousiasme à l’idée de me joindre à vous et de mettre à profit mon expérience. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles bientôt. »

Je trouve toujours que ça fait téteux, mais une heure après, on me demandait des références. Il faut croire que ça n’a pas fait de tort. 🙂

8. Avisez les personnes qui seront vos références

Sérieusement.

Personne n’aime se faire appeler pour des références sans avoir été avisé au préalable. Un petit coup de fil ou un courriel pour aviser la personne est la moindre des choses. La personne aura le temps de penser à ce qu’elle dira. Vous voulez que cette personne vous vante, après tout. Ne la prenez pas de court.

C’est également avantageux de penser à ses références d’avance. Si on vous en demande, c’est louche si ça vous prend deux jours pour en trouver une. Êtes-vous recommandable, ou pas?

9. Patientez

Vous avez maintenant tout fait en votre pouvoir. Il ne reste qu’à attendre la bonne nouvelle. 🙂

Une opportunité d’apprentissage

Avant même d’avoir eu la bonne nouvelle, j’étais satisfaite. Je savais que je m’étais préparée adéquatement et que j’avais bien performé pendant l’entrevue. Peu importe le résultat, j’avais eu l’occasion de me faire connaître. Ça ne peut jamais être négatif.

Même si on ne retenait pas ma candidature, j’allais me retrousser les manches et continuer à chercher. Après tout, il faut savoir apprécier l’opportunité de se prouver, de pratiquer ses talents d’entrevue et de se faire connaître. Il faut aussi savoir prendre la critique humblement, puis travailler sur ses faiblesses.

Je ne me souviens pas de la phrase exacte, mais un cher ami m’a partagé une citation dernièrement. Celle-ci disait que d’être heureux peu importe le résultat était un superpouvoir. Je ne peux qu’être en accord. 🙂

Tout est bien qui finit bien

Heureusement, on m’a offert le poste! Je débuterai le 15 février dans mes nouvelles fonctions. On m’a dit que j’étais une « belle découverte » et qu’on avait hâte de travailler avec moi. Quoi demander de mieux?

Ah, oui, l’augmentation de salaire que j’épargnerai et investirai à 100 %. 🙂

J’ai également espoir de m’épanouir dans mon nouveau rôle. Bien que j’aie été engagé pour mon expertise en assurance de personne, il y a un volet épargne-retraite sur lequel je devrai être « formée ». Je crois bien être à la hauteur du défi. 😉

Une tendance se dessine. Je suis heureuse de constater que je ne suis pas la seule de la blogosphère à avoir obtenu une promotion récemment. En effet, le rédacteur d’ObjectifIF ainsi que l’Ingénieuse pourront également augmenter leur épargne grâce à une promotion. Je les félicite sincèrement et je leur souhaite le meilleur des succès!

Et vous? Avez-vous songé à comment vous pourriez augmenter vos revenus en 2021? 🙂

 

Bilan de janvier 2021

Bonjour!

Déjà un mois derrière nous! Malgré que ce soit une période plutôt ennuyante de l’année, même sans pandémie, on dirait que je ne vois pas le temps passer. Il faut dire que mon blogue et ma page Facebook me tiennent assez occupée, sans compter les heures supplémentaires que j’ai faites au travail et le temps que j’ai passé à me préparer pour une entrevue. 

Bref, le meilleur remède pour survivre à cette interminable pandémie, c’est de se garder occupée. 🙂

Alors nous voilà déjà rendus au 1er février. Voyons voir comment ma valeur nette a progressé dans le dernier mois.

Valeur nette au 31 janvier 2021

Actifs
Compte bancaire :
CELI Questrade :
CRI Questrade :
REER Questrade :
REER FTQ :
REER Fondaction :
Non-enregistré :
1 369 $
32 176 $
43 405 $
33 916 $
5 752 $
13 427 $
307 $
Total d’actifs :130 352 $
Passifs
Prêt automobile :
Marge de crédit :
Mastercard Tangerine :
Amex Air Miles :
BMO Air Miles :
Amex Aeroplan :
8 192 $
1 000 $
0 $
0 $
31 $
11 $
Total de passifs :9 234 $
Valeur nette121 118 $
Variation+ 3 313 $

Ma valeur nette est maintenant à 121 118 $! On parle d’une augmentation de 3 313 $ par rapport au 31 décembre 2020. Ce fut un bon mois pour les rendements en général… jusqu’à la toute dernière semaine. Peu importe, car je continue de suivre mon plan d’épargne et d’investissement et je continue de voir mes placements augmenter lentement, mais sûrement. 🙂

D’ailleurs, une lectrice m’écrivait dernièrement et se demandait si la valeur mensuelle des placements boursiers était la meilleure manière pour évaluer la valeur nette. Elle était d’avis que ça « fait fluctuer le bilan d’un mois à l’autre de manière excessive et c’est décourageant durant les périodes de baisse. »

Je dois lui accorder que de faire un suivi aussi rapproché de ma valeur nette implique beaucoup de fluctuations. Toutefois, je suis consciente que ça fait partie de la game et j’ai une excellente tolérance au risque. Comme je fais déjà le suivi de ma valeur nette de près dans mes fichiers personnels, j’ai décidé de l’inclure sur mon blogue sur une base mensuelle, en même temps que le suivi de mes dépenses. 🙂

Je réalise toutefois que sur la page dédiée à ma valeur nette, je devrai éventuellement compresser les données sur le graphique (faute d’espace), possiblement sur des intervalles de trois mois. Ça devrait arrondir un peu la courbe. 😉

Changement au portefeuille

J’ai emboîté 2021 avec quelques petits changements dans mon portefeuille. Comme je l’ai déjà mentionné avant, mes principaux placements sont chez Questrade, répartis dans un CRI, un REER et un CELI. Dans les trois comptes, j’y détenais que XEQT, un FNB tout-en-un d’iShares composé à 100 % en actions, dont environ 22 % sont des actions canadiennes.

Réduction du home country bias

Certaines lectures, notamment le blogue d’Ed Rempel, m’ont amené à réfléchir au home country bias, c’est-à-dire d’être trop largement exposé aux actions de son propre pays. En effet, le Canada représente environ 3 % de l’économie mondiale et repose essentiellement sur les ressources et le secteur financier. Sachant ceci, comment est-ce une bonne diversification de détenir 22 % de son portefeuille en actions canadiennes?

D’autant plus que j’ai (malheureusement) environ 15 % de mon portefeuille dans des fonds de travailleurs qui investissent uniquement dans des entreprises locales. Bref, mon home country bias est assez important. Ça revient en fait à environ 33 % de mon portefeuille total investis en actions canadiennes.

Après mûre réflexion, j’ai choisi ZGQ (gracieusement porté à mon attention par un lecteur de ce blogue, d’ailleurs) pour réduire mon home country bias un peu, en plus d’aller chercher un peu plus d’actions des pays émergents. Ce FNB cherche en fait à reproduire le rendement de l’indice MSCI All Country World High Quality.

J’ai toutefois fait le changement uniquement dans mon CELI, dans lequel je veux aller chercher le maximum de rendement. Je détiens toujours XEQT dans mon CRI et mon REER. Je réduirai ainsi graduellement l’exposition totale de mon portefeuille aux actions canadiennes au fur et à mesure que j’ajouterai des cotisations au CELI.

Un peu de FOMO (Fear of Missing Out)

Eh oui, je me suis laissée tenter par le Bitcoin après qu’il ait baissé de son all time high au début janvier. J’en ai donc profité pour m’informer un peu plus sur le Bitcoin avant d’investir une certaine somme. Initialement, j’ai décidé de le faire par l’achat de quelques unités du nouveau FNB QBTC. De cette façon, je peux profiter des gains potentiels du Bitcoin dans mon CELI, ce qui ne peut pas être fait par la méthode traditionnelle.

Par la suite, j’ai continué de m’informer et j’ai appris l’existence de l’application montréalaise Shakepay. J’ai décidé de réellement acheter du Bitcoin de cette façon. En fait, en utilisant un lien de parrainage, j’obtenais 30 $ en achetant pour 100 $ de cryptomonnaie. Pourquoi pas? Un rendement instantané de 30 %. 😉

Pour plus de détail sur l’utilisation de Shakepay ou sur le Bitcoin en général, L’investisseur caféiné a récemment publié un article sur le sujet.

Concrètement, je préfère me fixer une limite à 1 % de mon portefeuille à l’égard de la cryptomonnaie. Je me dis qu’avec une limite, ça empêche de faire des folies. De plus, c’est une somme que je suis prête à perdre. Et si jamais je fais un bon coup, tant mieux! Je n’ai pas l’intention de faire de spéculation avec, mais bien de buy and hold comme mes autres placements.

Épargne

Voici le détail de mon épargne de janvier sur chacune de mes rentrées d’argent :

  • 14 janvier : 750 $ sur 1 710,67 $ net (44 % d’épargne)
  • 28 janvier :  1 035 $ sur 2 005,17 $ net (52 % d’épargne)
  • Total d’épargne :  1 785 $ pour le mois de janvier ou 48 % d’épargne

Sur les 1 785 $ épargnés, j’ai cotisé 1 550 $ à mon CELI et j’ai acheté pour 235 $ de cryptomonnaie en dehors d’un compte enregistré.

La paie plus élevée se justifie par quelques heures supplémentaires en janvier. Sinon, je trouve que ça paraît que j’ai recommencé à payer du RRQ.

De plus, à partir de la fin février, j’aurai de plus grosses paies en général, car j’ai obtenu une promotion! Avant les fêtes, j’avais appliqué sur un poste d’un niveau supérieur, dans une autre équipe. Je n’avais pas nécessairement beaucoup d’espoir d’avoir des nouvelles, comme je ne connaissais personne de cette équipe. On le sait : mieux vaut connaître quelqu’un que quelque chose. Finalement, j’ai eu l’appel! Quelques jours après l’entrevue, on m’offrait le poste. 🙂

Ainsi, je passerai d’un salaire annuel de base de 71 180 $ à 76 600 $, ce qui représente donc une augmentation de 7,6 %. Il y aura également l’augmentation annuelle en avril qui devrait être autour de 3 %, ce qui porterait alors mon salaire à 78 898 $.

Je ne fais pas juste parler d’augmenter ses revenus. Il faut bien que les bottines suivent les babines! Et je préfère le faire en augmentant mon salaire horaire qu’en faisant plus d’heures. 🙂

Finalement, mon objectif d’épargne de 25 000 $ en 2021 sera un peu plus facile à atteindre que je pensais. Vous me connaissez assez pour vous douter que je prévois épargner 100 % de mon augmentation. 🙂

Relevé de dépenses

DateMontantDescription
2021-01-01120,00 $Frais annuels American Express
2021-01-016,79 $Starbucks
2021-01-027,15 $Spotify
2021-01-0210,00 $Don de charité
2021-01-0218,39 $Mondou
2021-01-0213,41 $Essence
2021-01-0396,42 $Épicerie
2021-01-04497,50 $Loyer
2021-01-04403,85 $Prêt automobile
2021-01-0514,39 $Assurance habitation
2021-01-0548,04 $Assurance auto
2021-01-0714,23 $Subway
2021-01-0712,50 $SAQ
2021-01-097,70 $Netflix
2021-01-093,40 $Starbucks
2021-01-1329,50 $Hydro-Québec
2021-01-1371,95 $Assurance habitation
2021-01-15403,85 $Prêt automobile
2021-01-173,40 $Starbucks
2021-01-17101,00 $Épicerie
2021-01-2125,21 $Pharmacie
2021-01-233,40 $Starbucks
2021-01-2511,09 $Pharmacie
2021-01-2820,82 $Essence
2021-01-2815,29 $Épicerie
2021-01-282,70 $Starbucks
2021-01-29403,85 $Prêt automobile
2021-01-3027,60 $Internet résidentiel
2021-01-313,40 $Starbucks
Total :2 396,83 $

Pour le mois de janvier, j’ai 2 396,83 $ de dépenses total, ou 28 761,96 $ annualisés. Si on oublie les remboursements de mon prêt automobile, ça revient à 1 185,28 $ ou 14 223,36 $. Gros écart entre les deux, car j’avais trois paiements sur ma voiture ce mois-ci.

Sinon, les mois se suivent et se ressemblent! Je devrais avoir honte : 23,09 $ en café Starbucks. Pensez-y! Ça fait 277,08 $ par année! Ça nécessiterait 6 927 $ en placements pour financer cette mauvaise habitude avec des revenus passifs! Vivement qu’on puisse faire autre chose que des rides de char. 😉

Également, on retrouve quelques transactions en lien avec du Travel Hacking, comme les frais annuels sur ma American Express Aeroplan (lien affilié) de 120 $. J’ai également payé le solde de ma police d’assurance habitation pour m’aider à atteindre les dépenses requises sur ma Mastercard BMO AIR MILES pour débloquer le bonus de 850 miles. Encore une fois, je n’ai pas dépensé plus pour faire des points, je n’ai que devancé une dépense. 🙂

Pas drôle, pareil. Le plus gros challenge pour moi avec le Travel Hacking présentement, c’est de trouver une façon d’atteindre les seuils de dépenses nécessaire pour débloquer mes bonus. Heureusement, Milesopedia donne de bonnes astuces pour y parvenir. 

Liste de lecture

Ceux abonnés à ma page Facebook l’auront remarqué : je suis une fervente lectrice. Je lis souvent plusieurs livres en parallèle, en plus des audiobooks occasionnels. Qui sait, peut-être atteindrai-je un jour le niveau de Warren Buffett (traduction libre) :

Lisez 500 pages de ce type chaque jour. C’est ainsi que fonctionne l’apprentissage. Ça s’accumule, comme les intérêts composés. Vous pouvez tous le faire, mais je vous garantis que vous ne serez pas nombreux à le faire.

En plus de lire, j’aime aussi échanger sur mes différentes lectures et savoir ce que les autres lisent. Dans cet ordre d’idée, j’ai pensé que d’ajouter ce segment à mes bilans mensuels pourrait vous intéresser. 🙂

Ainsi, ma liste de lecture de janvier ressemblait à ceci : 

Je dois l’avouer : je suis une junkie de croissance personnelle. J’essaie quand même d’équilibrer un peu entre la fiction et non fiction. D’ailleurs, vous ne serez sûrement pas surpris d’y voir un roman de Star Trek à l’occasion.

De cette liste, celui que je vous recommande le plus est définitivement The Psychology of Money. Pour moi, c’était un parfait mélange de deux sujets qui me passionnent.  Également, quiconque a de la difficulté à faire des changements durables dans sa vie bénéficierait de lire The Power of Discipline.

Ça va aller vite!

J’ai bien l’impression que février, avec ses 28 jours, passera comme un coup de vent.

Mon article de lundi prochain portera sur le processus d’entrevue et comment bien s’y préparer, surtout quand on est une introvertie (comme moi). La semaine suivante, je me permettrai une petite pause. Je commencerai alors mes nouvelles fonctions et je veux pouvoir me concentrer là-dessus. 🙂

Ainsi, j’aurai deux semaines pour vous concocter un article sur ma stratégie de décaissement. Vous êtes plusieurs à me le demander, alors je veux être à la hauteur! FIRE Habits a toutefois mis la barre haute avec son propre article sur le sujet. Raison de plus pour me donner deux semaines pour le rédiger.

J’aurai également accès à mes T4 et Relevé 1 le 16 février. Nerd comme je suis, je risque de commencer à faire des déclarations de revenus peu de temps après. En plus de la mienne, je fais toujours celles de ma sœur et de mon frère. 🙂

J’ai particulièrement hâte de faire la déclaration de revenus de ma sœur pour appliquer le plus parfaitement possible la méthode pour optimiser ses cotisations REER, et ce, avant le 1er mars. 

D’ailleurs, avez-vous des suggestions pour un bon logiciel qui permet de faire multiples déclarations de revenus? J’ai toujours acheté Impôt Expert depuis 2014, sans trop regarder ce que les autres options offraient. Je suis ouverte aux suggestions!

À la prochaine!

Mes futurs dépenses de retraite

À force de me lire chaque semaine, peut-être avez-vous sursauté à quelques reprises quand je mentionnais viser 15 300 $ (en dollars de 2021) en dépenses annuelles à la retraite. Un fidèle lecteur m’a même déjà dit avoir peur que je manque d’argent avant la fin de l’année.

En plus, vous avez accès à mes bilans mensuels et vous avez sûrement constaté que je suis loin du compte pour l’instant.

J’ai donc pensé qu’il serait pertinent de rédiger un article sur mes dépenses actuelles et comment je compte optimiser le tout pour que 15 300 $ soit réaliste, une fois à la retraite.

Mes dépenses actuelles

Comme déjà détaillée dans mon article sur la réduction des dépenses, voici une estimation de mes dépenses actuelles.

Poste de dépensesMontantAnnualisé
Habitation
- Loyer
- Hydro-Québec
- Assurance habitation
497,50 $/mois
29,50 $/mois
14,48 $/mois
5 970,00 $
354,00 $
173,76 $
Voiture
- Paiement
- Assurance auto
- Essence
- Immatriculation
- Changement d'huile
- Permis
403,85 $/2 semaines
48,12 $/mois
10,00 $/semaine
230,43 $/année
100,00 $/6 mois
86,34 $/année
10 500,10 $
577,44 $
520,00 $
230,43 $
200,00 $
86,34 $
Nourriture
- Épicerie50,00 $/semaine2 600,00 $
Abonnements
- Cellulaire
- Internet résidentiel
- Spotify
- Netflix
31,57 $/mois
28,75 $/mois
7,15 $/mois
7,00 $/mois
378,84 $
345,00 $
85,80 $
84,00 $
Dons
- CanaDon10,00 $/mois120,00 $
Chats
- Nourriture
- Litière
30,00 $/mois
10,00 $/mois
360,00 $
120,00 $
Total :22 705,71 $

Vous remarquerez que certaines dépenses ne sont pas ce qu’on pourrait réellement considérer comme fixe. Toutefois, comme je fais le suivi de mes dépenses chaque mois, je suis en mesure d’établir une moyenne plutôt représentative.

Optimisation par poste de dépenses

Vous aurez compris que je suis présentement presque 7 500 $ over. J’en suis bien consciente. Voyons voir comment je pourrais optimiser mes dépenses pour que mon objectif de 15 300 $ par année soit réaliste. 🙂

Habitation

Pour ce poste de dépenses, j’ai déjà un peu annoncé mes couleurs dans un article précédent.

Présentement, je suis à loyer, plus précisément en colocation avec ma sœur. J’habite à une dizaine de kilomètres de mon lieu de travail. Une fois retraitée, je n’aurai plus besoin d’habiter près d’un travail. Bien que mes plans de retraite impliquent pas mal de temps passé à voyager, j’aimerais quand même avoir un pied à terre au Québec. Je ne désire donc pas être entièrement nomade.

Ainsi, le choix le plus logique à mes yeux serait d’acheter la maison de ma mère, dans mon petit village natal. Comme elle habite en région, la maison est clairement une aubaine. Avec les taux d’intérêt comme ils le sont présentement, une hypothèque sur la maison me reviendrait à environ… 250 $ par mois.

J’estime très librement les assurances, taxes municipales & scolaires et l’électricité à environ 1 000 $ chaque par année.

Le scénario idéal et probable sera que ma mère continue d’y habiter. Comme ça il y aurait toujours quelqu’un dans la maison, même quand je serai partie explorer le monde. Ma soeur vise FIRE également et pourrait opter pour ce même pied à terre. Je pourrais alors m’occuper de payer l’hypothèque seulement, pendant que ma mère et ma soeur s’occupent de payer les autres frais reliés à la maison. Ça pourrait aussi être toute autre forme d’arrangement qui impliquerait un partage des dépenses.

Voiture

Vous le savez déjà, mais ce poste de dépenses sera automatiquement optimisé au plus tard en novembre 2021, quand mon prêt automobile sera complètement remboursé. On parle alors de 10 500 $ de dépenses en moins par année. 🙂

Pendant la durée du prêt, la banque exige une assurance complète. Une fois le prêt remboursé, je considère ainsi changer mes assurances peu de temps après pour être assurée juste « d’un bord ». J’ai appelé mon assureur pour savoir à combien reviendrait ma prime et celle-ci passerait de 577 $ à 336 $ par année.

Pour ce qui est du permis et de l’immatriculation, ça ne changera pas. Évidemment, ça risque plus d’augmenter, lentement mais sûrement.

L’essence pourrait très bien augmenter par moment (autant le prix que ma consommation), comme il pourrait demeurer très stable à d’autres instants. Sous toutes réserves, je vais estimer le double de ce que je paye actuellement.

Finalement, pour tout ce qui est entretien, incluant les changements d’huile et réparations, je vais devoir prévoir un plus gros montant. Ma voiture commence à prendre de l’âge et quand viendra le temps de démissionner, elle risque de commencer à avoir besoin d’amour! Je crois qu’il serait raisonnable de prévoir environ 750 $ par année.

Nourriture

De ce côté, outre l’augmentation du coût de la nourriture, il ne devrait pas y avoir une grosse différence. La fluctuation qui pourrait y avoir, c’est plus en fonction d’où je me serai dans le monde. La nourriture coûte ridiculement peu cher en Asie du Sud-Est, par exemple. Cependant, me nourrir en Europe pourrait être une autre histoire. Le temps que je suis au Québec, ce sera sensiblement le même prix que je paye présentement, plus l’inflation.

Je fais déjà attention d’acheter mon épicerie selon les spéciaux, en grosse quantité (économie d’échelle), j’évite les restaurants, je fais du meal prep et je m’assure de ne rien gaspiller. Ce sont toutes de bonnes habitudes que je compte conserver. De plus, je mange cétogène et je pratique le jeûne intermittent depuis trois ans et je ne compte pas faire de changement de ce côté.

Sous toutes réserves, je vais garder le même montant que je paye présentement.

Abonnements

Je vois peu de changements de ce côté.

Pour mon abonnement cellulaire, je n’envisage pas de changement majeur. J’ai un forfait à 27 $ avec Fizz (mon code de référence : N5MMB) présentement qui me convient parfaitement. À l’étranger, il y a toujours l’application WhatsApp qui me permettra de téléphoner ou d’envoyer des messages texte sans frais, à condition d’avoir accès à un Wifi.

Côté internet résidentiel, il y a peu de changement à prévoir également. Je trouve que je paye déjà un prix raisonnable. À la limite, ça pourrait même diminuer si je partage la facture avec ma mère en plus.

Pour Spotify et Netflix, je ne pense pas me désabonner, car j’utilise amplement ces services et ils me seront utiles, peu importe où je serai dans le monde. 🙂

Dons

De ce côté, je donne quand même peu. Je ne pense certainement pas diminuer. Présentement, je donne aussi via des déductions à la source au travail, à la hauteur de 10 $ par deux semaines. Il y a donc plus de chance que j’augmente mes dons pour garder un total de dons équivalent.

Chats

Pour votre gouverne, mes deux chats sont immortels. Ainsi, ce poste de dépenses ne changera pas.

Aperçu des dépenses de retraite

Ainsi, après toutes ces modifications, voici un budget hypothétique de retraite.

Poste de dépensesMontantAnnualisé
Habitation
- Hypothèque
- Assurance habitation
- Taxes
- Hydro-Québec
250,00 $/mois
1 000,00 $/année
1 000,00 $/année
1 000,00 $/année
3 000,00 $
1 000,00 $
1 000,00 $
1 000,00 $
Voiture
- Essence
- Entretien
- Assurance auto
- Immatriculation
- Permis
20,00 $/semaine
750,00 $/année
28,00 $/mois
230,43 $/année
86,34 $/année
1 040,00 $
750,00 $
336,00 $
230,43 $
86,34 $
Nourriture
- Épicerie50,00 $/semaine2 600,00 $
Abonnements
- Cellulaire
- Internet résidentiel
- Spotify
- Netflix
31,57 $/mois
28,75 $/mois
7,15 $/mois
7,00 $/mois
378,84 $
345,00 $
85,80 $
84,00 $
Dons
- CanaDon30,00 $/mois360,00 $
Chats
- Nourriture
- Litière
30,00 $/mois
10,00 $/mois
360,00 $
120,00 $
Total :12 776,41 $

Il s’agit en fait d’une hypothèse très conservatrice, car j’y inclus tous les frais associés à la maison, comme si je n’allais pas les partager avec personne (ce que je doute fortement). En toute honnêteté, si j’étais pour tout assumer seule, j’opterais probablement pour un loyer à la place, dans le même petit village.

Ainsi, si j’optais pour un loyer ou si, comme je le mentionnais plus haut, ma mère et ma soeur s’occupaient de payer les frais associés à la maison, ça voudrait dire environ 3 000 $ en moins par année.

Voici donc le scénario plus optimiste (voire réaliste) :

Poste de dépensesMontantAnnualisé
Habitation
- Hypothèque ou loyer250,00 $/mois3 000,00 $
Voiture
- Essence
- Entretien
- Assurance auto
- Immatriculation
- Permis
20,00 $/semaine
750,00 $/année
28,00 $/mois
230,43 $/année
86,34 $/année
1 040,00 $
750,00 $
336,00 $
230,43 $
86,34 $
Nourriture
- Épicerie50,00 $/semaine2 600,00 $
Abonnements
- Cellulaire
- Internet résidentiel
- Spotify
- Netflix
31,57 $/mois
28,75 $/mois
7,15 $/mois
7,00 $/mois
378,84 $
345,00 $
85,80 $
84,00 $
Dons
- CanaDon30,00 $/mois360,00 $
Chats
- Nourriture
- Litière
30,00 $/mois
10,00 $/mois
360,00 $
120,00 $
Total :9 276,41 $

Vous comprenez maintenant pourquoi je crois qu’il est réaliste que je puisse couvrir mes dépenses annuelles avec 15 300 $? 😉

Mes dépenses actuelles sont quand même déjà plutôt basses. En faisant cet exercice, je remarque à quel point tout se joue maintenant au niveau des dépenses d’habitation et de transport. Une fois ces deux postes de dépenses optimisés, je réussirai à atteindre un niveau de dépenses réaliste pour atteindre mon objectif. 🙂

Lean FIRE

Également, je voulais porter votre attention sur le montant total de mon budget hypothétique de retraite. Que l’on prenne l’hypothèse conservatrice (12 776 $) ou l’hypothèse plus optimiste (9 276 $), ça demeure assez bare bone comme budget pour bien des gens.

Cela me fait penser un peu à Lean FIRE. Financial 180 explique d’ailleurs le concept ainsi (traduction libre) :

Lean FI est ce que ma femme et moi appelons le point où vous pouvez passivement couvrir toutes vos dépenses essentielles, perpétuellement. Pensez à la nourriture, au logement et aux factures. Cela laisse de côté les dépenses discrétionnaires telles que les voyages, les repas au restaurant, Netflix, etc. Ce ne serait pas un mode de vie très amusant, mais vous pourriez techniquement quitter votre travail dès maintenant et survivre pour toujours. J’aime considérer le Lean FI comme un fonds d’urgence qui peut couvrir un nombre infini de mois de dépenses essentielles.

Pour ceux que ça intrigue, il y a un Subreddit entier sur Lean FIRE.

Dans mon cas, Lean Fire serait même possiblement atteint aux alentours de 200 000 $ (ou 8 000 $ en dépenses annuelles), si on laisse de côté Netflix, Spotify, cellulaire, etc. Ça pourrait même être moins, si on considère la voiture et ses frais associés comme n’étant pas essentiel.  Vous voyez le genre.

Pas très glamour, mais avec un revenu d’appoint, ça commence à financer une certaine liberté!

Coussin

Bien sûr, j’aimerais bien faire quelque chose de ma retraite. Lean FIRE n’est pas mon objectif, mais bien FIRE. Ainsi, je crois qu’un coussin est nécessaire. En prévoyant des retraits de 15 300 $ par année, je me permets donc un coussin entre 2 500 $ (selon l’hypothèse conservatrice) et 6 000 $ (selon l’hypothèse optimiste). Disons donc une moyenne de 4 000 $ comme coussin.

À mon avis, ça me permettrait de faire suffisamment d’activités pour m’occuper, en plus de mes passe-temps préférés qui sont déjà peu coûteux. Ce montant équivaut à 333 $ par mois ou 76 $ par semaine pour des activités, restaurants, ou autres. Considérant mon train de vie actuel, ça me conviendrait.

Ce montant pourrait également absorber d’autres besoins, comme des vêtements par exemple. Considérant que j’achète déjà la majorité de mes vêtements usagés, je ne prévois pas de grosses dépenses à ce niveau. Le coussin pourrait donc l’absorber.

Pour ce qui est de dépenses importantes que je veux faire à la retraite, comme voyager, le Travel Hacking sera mon ami. Mes points et miles me permettront de faire des réservations à peu de frais. 🙂

L’arbitrage géographique sera également un puissant allier. La beauté de la retraite précoce, c’est que j’aurai la liberté d’aller où je veux, quand je veux. Ça s’en vient un peu trop cher en France? Parfait, allons voir l’Europe de l’Est. Je commence à défoncer mon budget au Japon? Prochaine destination : Thaïlande! C’est une question d’équilibre. 😉

Ne jamais oublier l’inflation

Bien sûr, ce 15 300 $ est en dollars de 2021. Je l’ai déjà mentionné dans d’autres articles, mais il ne faut surtout pas négliger l’inflation dans les projections. Ainsi, en appliquant un 2 % d’ici à 2026, soit l’année où je prévois atteindre FIRE, on obtient :

  • 2021 : 15 300 $
  • 2022 : 15 606 $
  • 2023 : 15 918 $
  • 2024 : 16 236 $
  • 2025 : 16 561 $
  • 2026 : 16 892 $

J’ai bien hâte de voir si mes projections seront exactes. De nombreux blogueurs ont en fait constaté que leurs dépenses avaient bien peu changé d’une année à l’autre, avant ou après FIRE. Alors, je suis peut-être même trop prudente dans mes projections! J’ai bien hâte de le découvrir. 😉

Faire d’une pierre deux coups

L’avantage principal de viser un niveau de dépenses annuelles aussi peu élevé, c’est que je n’aurai pas besoin de millions de dollars pour les couvrir. Avec la règle du 4 %, ça veut dire que je n’aurais besoin que de 382 500 $ en placements en dollars de 2021.

Alors que si je me mettais à dépenser plus et que j’estimais mes dépenses à 40 000 $ par année, à titre d’exemple, alors il me faudrait littéralement plus d’un million de dollars en placements. En effet, pour couvrir 40 000 $ de dépenses annuelles, il faut en fait 50 000 $ de revenu brut. Et toujours selon la règle du 4 %, à 50 000 $ de retrait par année, il faut…  1 250 000 $.

Disons que ça changerait la date de mon départ de plusieurs années. Personnellement, je préfère réduire mes dépenses.

Bien sûr, ça, c’est le worst-case scenario avec des retraits provenant uniquement d’un REER, et donc, l’imposition en conséquence. Il y aurait moyen d’alléger la facture fiscale en faisant des retraits du CELI (que je déconseille au début) ou d’un compte non enregistré. Tout de même, il ne faut pas négliger de prendre en considération l’impôt à payer.

Ce qui m’amène au deuxième avantage d’avoir des dépenses annuelles peu élevées. En visant des retraits de 15 300 $ pour couvrir mes dépenses annuelles, je m’assure de payer le moins possible d’impôt. Ce montant est en fait assez près des montants personnels de base (soit 13 808 $ au fédéral et 15 728 $ au Québec en 2021). L’impôt à payer serait donc réellement minime. En fait, ce serait un gros 187 $ selon ce calculateur.

Et ça, c’est uniquement si 100 % du retrait provient du REER. Un heureux mélange de retrait du REER et d’un compte non enregistré et voilà, zéro dollar d’impôts à payer. 🙂

Vive la frugalité!

Alors voilà comment je compte vivre avec environ 15 300 $ une fois à la retraite. Personnellement, je trouve que c’est réaliste selon mes besoins personnels. Je dépense très peu de nature et je ne crois pas que ça changera une fois à la retraite. Le peu de placements nécessaires pour couvrir cette somme et les avantages fiscaux me motivent d’autant plus à entretenir ma nature frugale.

Également, si jamais je manque d’argent en octobre, comme le doute mon fidèle lecteur, j’improviserai. Je me considère suffisamment débrouillarde et créative pour trouver une solution!

Je suis bien curieuse de combien vous estimez dépenser une fois à la retraite. 🙂

Comment optimiser ses cotisations REER

Ceux ayant lu mon article intitulé Pourquoi je ne cotiserai plus à mon REER sourcilleront peut-être à la lecture du titre de cet article. 😉

Sachez que mon plan de match à l’égard de mon REER ne s’applique certainement pas à tous. Pour la majorité des gens, cotiser à son REER est une excellente idée.

Je tenais donc à partager cette façon d’optimiser les cotisations REER pour ceux qui ont encore des cotisations inutilisées.

Bien que je ne prône pas le fait de s’endetter, cette méthode pourrait nécessiter l’utilisation d’un prêt REER, d’un prêt personnel, d’une marge de crédit ou toute autre forme d’emprunt. Si bien exécutée, il est possible de payer peu ou pas d’intérêt, tout en augmentant considérablement ses cotisations REER pour une même année.

Alors, si vous avez cotisé à votre REER cette année sans avoir atteint le maximum de vos cotisations, cet article vous sera probablement utile. 🙂

La saison des REER

Voilà le nom que plusieurs institutions financières aiment donner aux 60 premiers jours de l’année. En effet, il s’agit du dernier sprint pour cotiser à son REER pour réduire les impôts de l’année précédente.

Généralement, les sous-épargnants négligent leur REER toute l’année. Une fois que la saison des REER frappe à leur porte, ces personnes se dépêchent de mettre de l’argent dans le REER (souvent même via l’emprunt), pour s’assurer d’avoir un remboursement d’impôts (dans le but de payer le prochain voyage dans le sud).

Ça vous rappelle quelqu’un de votre entourage? 😉

Une façon beaucoup plus saine d’épargner, c’est de le faire automatiquement et régulièrement tout au long de l’année. Voilà une excellente habitude financière à prendre pour s’assurer une belle retraite (précoce ou non).

En plus, une fois qu’on a épargné tout au long de l’année, on se retrouve dans une excellente position pour optimiser ses cotisations grâce au prêt REER (entre autres), que votre institution financière vous a peut-être même déjà proposé.

La méthode classique

J’aime vous présenter des exemples avec mes chiffres. Toutefois, en date du jour, mon REER est déjà pleinement maximisé. Je vais donc prendre l’exemple de ma sœur pour vous démontrer en premier temps la méthode classique de cotisations au REER.

Ma sœur a cotisé 11 780 $ à son REER en 2020. Bravo! Je me demande de qui elle tient. 🙂 Pour la bonne compréhension de cet article, je vais toutefois arrondir à 10 000 $.

Il lui reste d’ailleurs environ 12 000 $ en cotisations inutilisées. Elle pourrait donc continuer à cotiser sans problème. Elle a toutefois décidé de se concentrer son épargne dans son CELI.

À l’aide du calculateur de Wealthsimple, je peux obtenir les détails sur son taux d’imposition moyen et marginal ainsi que l’estimation de son remboursement d’impôt.

Elle peut donc s’attendre à un remboursement d’impôt approximatif de 3 270 $. Magnifique!

C’est ici que les bons épargnants prévoient déjà réinjecter ce remboursement directement dans leur REER pour réduire leurs impôts en 2021. C’est exactement ce que ma sœur prévoyait faire.

C’est ici que je suis intervenue. Car en utilisant le prêt REER, ou de toute autre forme d’emprunt, il y a moyen d’optimiser ses cotisations REER pour l’année 2020 sans débourser plus de sa poche.

La méthode optimisée

Si ma sœur obtenait un emprunt au même montant que le remboursement d’impôt anticipé, soit 3 270 $, et qu’elle cotisait cette somme pendant les 60 premiers jours de 2021, elle pourrait augmenter ses cotisations totales à 13 270 $ pour réduire ses impôts de 2020.

Conséquemment, son remboursement d’impôt ne serait plus de 3 270 $, mais bien de 4 171 $.

Avec une telle somme, elle en aurait amplement pour rembourser rapidement l’emprunt au complet et s’éviter ainsi de payer des intérêts. Il en resterait même pour cotiser au REER à nouveau dans le but de réduire ses impôts de 2021.

Par contre, si vous avez compris le principe, vous me voyez peut-être venir.

Si ma sœur peut s’attendre maintenant à recevoir 4 171 $, alors pourquoi ne pas emprunter ce montant à la place et l’injecter dans le REER, et ce, pendant les 60 premiers jours de 2021?

Ses cotisations totales pour 2020 s’élèveraient alors à 14 171 $, qui généreraient ensuite un remboursement d’impôt de 4 419 $.

On peut y aller, ainsi de suite, jusqu’à atteindre le point d’intersection.

Idéalement, on ne veut pas emprunter plus que le remboursement d’impôt futur, car celui-ci servira à rembourser l’emprunt. De cette façon, on évite de payer des intérêts. Bien sûr, certains prêts REER, par exemple, ont des taux d’intérêt si avantageux qu’il pourrait être tout de même intéressant d’emprunter un peu plus et d’assumer l’intérêt minime à payer.

Ultimement, la décision vous appartient à quel point vous êtes à l’aise avec l’emprunt pour investir.

Le point d’intersection

Dans l’exemple de ma sœur, le sweet spot se chiffre à 4 512 $.

Elle pourrait donc emprunter cette somme pour augmenter ses cotisations totales à 14 512 $ pour 2020 et obtiendrait 4 512 $ en remboursement d’impôt. Ce remboursement serait ainsi égal à la somme empruntée.

Il pourrait être plus simple pour vous d’utiliser ce calculateur pour connaître la cotisation totale que vous devriez faire. Vous n’avez qu’à entrer le montant de cotisation que vous avez déjà fait à ce jour et votre taux d’imposition.

Sur réception du remboursement d’impôt, ma sœur pourra rembourser l’emprunt en entier. Elle pourra alors repartir à zéro avec des cotisations REER normales (régulières et automatisées) pour 2021.

Finalement, au lieu de s’être contentée d’un remboursement d’impôt non optimisé de 3 700 $ pour réduire ses impôts de 2021, elle aura ajouté 4 512 $ à ses cotisations pour réduire ses impôts de 2020.

En procédant ainsi, elle aura devancé des cotisations futures. Et ça, ça full un REER sur un moyen temps, en plus de lui faire profiter des intérêts composés un peu plus tôt. 😉

Une dette qui vaut la peine

Bien sûr, l’idée est de devancer ses cotisations futures. Ça n’a pas besoin de passer nécessairement pas un prêt REER. L’argent peut provenir d’une marge de crédit ou d’un emprunt à un ami, par exemple.

Personnellement, quand j’avais encore des cotisations inutilisées, je m’empruntais l’argent à moi-même, en puisant dans mon fond d’urgence. J’avais donc un fond d’urgence à zéro pendant quelque temps, mais j’étais prête à assumer le risque. Ça me permettait également de ne pas payer d’intérêts sur un emprunt, outre le coût de renonciation sur l’intérêt qu’aurait généré la somme dans un banal compte d’épargne.

Si vous parvenez à vous avancer des sommes sans intérêts, il peut être avantageux d’emprunter plus que le montant éventuel de remboursement d’impôt. À vous de gérer votre stratégie. 🙂

De plus, pour ceux qui cotisent aux fonds de travailleurs tels que FTQ ou Fondaction, les crédits d’impôt de 30 % ou 35 % augmentent les remboursements d’impôt de manière considérable et rendent la manœuvre encore plus efficace!

C’est ce que j’ai fait  en 2018 et 2019, alors que je n’avais pas encore atteint le maximum de mon REER. Ça a vraiment augmenté mes cotisations et ça m’a permis de maximiser mon REER plus rapidement!

Il faut juste avoir la discipline nécessaire pour utiliser le remboursement d’impôt pour payer l’emprunt autant que possible en totalité, plutôt que de se payer un voyage dans le sud. 😉

Bonus

Bien sûr, toute personne optimisant ses cotisations REER verra son revenu imposable diminuer. Cela pourrait avoir pour effet de donner accès ou d’augmenter les remboursements de TPS et de crédit de solidarité.

Il s’agit également d’un aspect non négligeable pour les familles. En diminuant encore plus son revenu imposable, tout parent qui effectue cette manœuvre pourra bonifier ses allocations pour enfants.

Si ces sommes sont par la suite ajoutées au REER au fur et à mesure pendant l’année, ça préparera le terrain pour refaire la manœuvre à la prochaine saison des impôts. Du moins, jusqu’à ce que le REER soit maximisé (ce qui ne saurait tarder). 🙂

Eh oui, encore de l’optimisation fiscale

Que voulez-vous, j’suis plate de même. Par contre, quiconque est en mesure d’effectuer la manœuvre décrite dans cet article en tirera profit. 🙂

Je suis curieuse de savoir si vous avez des méthodes comme ça pour optimiser l’utilisation de vos comptes enregistrés ou vos impôts en général. Avez-vous des trucs pour tirer votre épingle du jeu lors de la saison des REER? N’hésitez pas à laisser un commentaire!

Entre temps, j’attends impatiemment ma saison préférée. Je parle bien… de la saison des impôts. 😉